La brune attendait sagement son groupe d'amis pour se rendre en cours de Défense contre les Forces du Mal. Mais quelle ne fut sa déception en entrant dans la salle de classe : toutes les tables et chaises avaient été repoussées sur les côtés, ne laissant qu'un énorme vide au centre, annonçant un atelier pratique.
— Rentrez ! Allez, du nerf ! lança le professeur Maugrey, boitant avec sa canne jusqu'au milieu de la pièce. On reprend la pratique de l'Imperium. L'exercice est le même : à vous de résister.
Il appela un camarade de Poufsouffle de Betty. Ce dernier s'avança craintivement, tenant fermement sa baguette de la main gauche.
— Vu que tu tiens tant à garder ta baguette en main... Imperium !
Betty ne vit aucune résistance de la part de son camarade, et comprit rapidement l'ordre donné : utiliser sa baguette comme mouchoir en la fourrant dans sa narine droite.
— Dégoûtant..., murmura Hannah à Susan et Betty, qui se trouvaient à ses côtés.
Discrètement, Betty rangea sa baguette dans sa cape, ne voulant surtout pas se retrouver dans la même situation. Elle devait résister aujourd'hui. Comment avait-elle fait la dernière fois déjà ?
Plusieurs élèves passèrent à leur tour, jusqu'à ce que l'œil mouvant du professeur se pose sur Betty, qui essayait de se faire la plus petite possible, comme la majorité de ses camarades encore épargnés.
— En piste, Cooper.
La brune s'avança devant tout le groupe, jetant des regards nerveux vers ses amis.
— C'est ici que tu dois regarder, Cooper, dit Maugrey en levant sa baguette sans attendre. Imperium !
Betty se retrouva coupée du monde, plongée dans cet espace si serein et vide de tracas. Un cocon apaisant, loin de tout. La voix lointaine de Maugrey s'insinua doucement dans ce vide :
— Avoue à toute la classe que tu es la sœur jumelle de Théodore Nott.
Non. Non, non, non, non ! C'était la panique à l'intérieur de Betty. Elle ne voulait surtout pas que cela s'ébruite. Pourquoi voulait-il qu'elle dise ça ?!
Betty sentit sa bouche s'ouvrir pour prendre l'inspiration nécessaire. Mais avant qu'une syllabe ne puisse s'échapper, elle mordit sa lèvre inférieure avec force pour s'en empêcher.
— Cooper... parle. MAINTENANT !
— NON ! hurla-t-elle.
Son corps s'écroula au sol, tandis qu'elle reprenait son souffle, haletante, comme si elle sortait d'une longue apnée. Peu à peu, elle reprit ses esprits, constatant qu'elle était toujours dans la salle, le professeur devant elle, ses camarades massés à sa droite, tous choqués.
Elle avait réussi... Elle l'avait fait.
— Ils vont vraiment avoir du mal avec toi, marmonna Maugrey. Prenez-en de la graine ! Cooper a compris, elle.
La brune retourna sans attendre vers ses amis, la mine soucieuse, vidée de toute son énergie. À la fin du cours, Betty fut saisie par le bras par son frère, qui s'excusa brièvement auprès de ses amis avant de l'emmener à l'écart.
Il n'avait pas l'air en colère, mais soucieux. Lorsqu'ils furent seuls dans une salle vide, Theodore ferma la porte derrière eux et jeta un sortilège d'insonorisation.
— Tu dors bien en ce moment ? demanda-t-il en s'approchant. Depuis l'annonce de ce bal idiot, tes cernes ne font que s'agrandir.
Betty soupira avant de s'asseoir sur une des chaises.
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Betty Cooper T.1
Fiksyen PeminatBetty Cooper pensait vivre un été ordinaire. Mais l'été 1991 allait tout changer. Une lettre inattendue. Un monde qu'elle ne soupçonnait pas. Et soudain, une nouvelle école, des amitiés puissantes, des épreuves... et la fin de l'enfance. Ce n'était...
