2020 - Juillet

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Vendredi 3 juillet

2h03

Les grillons étaient encore debout à bloquer le silence apaisant de cette nuit. Assise sur cette chaise en plastique abîmée depuis le réveillon, le visage devant l'étendu de champs entourant la maison.

Déjà quatre jours que notre quatuor, s'était animé autour d'activités. Je louchai sur la nappe de pique nique qu'Ethan avait promis de rentrer et qui nous narguait posé négligemment sur la table. Un sourire se fendit sur mon visage au le bout de mon nez pelé des coups de soleil prit après mettre perdu une heure à vélo. Mathias m'avait emporté dans une étreinte lorsque j'avais retrouvé suffisamment de connexion pour trouver l'adresse de la maison. Ethan avait ri et Lise l'avait gentiment tapé sur le bras coupant les innocentes moqueries.

La lune éclaira sur le fil à linge nos maillots de bains, sûrement sec depuis. La rivière dé-servant un fleuve plus loin avait été notre repaire de l'après-midi. Mathias avait été attentionné envers Lise lorsqu'elle s'était coupée avec une petite écorce d'arbre. Le basketteur s'était assuré qu'elle n'était pas suffisamment blesser pour lui confier les clés pour rentrer.

« Tout va bien Lise, tu vas pouvoir marcher ? »

« Ethan, j'ai juste une écorchure au genoux. »

« Ouais à en juger la panique de Mathias on dirait qu'on doit t'couper la jambe. »

Mathias s'était retourné, le visage fermé mais où de l'amusement s'était devinait dans son regard lors-qu'Ethan était tombé dans l'eau après que son meilleur ami l'ai accidentellement poussé.

En remontant sur la terre, il m'avait surprit rire de lui et s'en me prévenir avait encerclé ma taille pour nous faire tout les deux tomber à la renverse.

« Bah, alors Rose, on sait pas t'nir sur ses jambes. »

Une bataille d'éclaboussure avait débuté entre nous.

Ces quelques jours m'avait permis d'oublier cette conversation avec Sophie et l'académie. Ces conditions qui m'avaient plongé dans un torrent d'interrogation. Avant même de me faire opérer, je devais déjà être remise. Pour redanser.

— Salut la lune, tu penses que je pourrai enfin réussir à réaliser mon rêve ?

Je la regardai s'illuminer. De son étincellement beauté, elle connaissait tous mes secrets. De mes premières larmes remplaçaient par la lame. À ma demande de devenir un ange à réapprendre la danse. À ma première séance psy à de nouveau aimer la vie. Elle ne m'avait jamais abandonné, chaque soir elle avait été au rendez-vous. Visible ou brusquement caché par les nuages du passé.

Elle m'avait écouté comme on peut aurait pu le supporter. Sans jamais me juger, juste me montrer que même dans l'obscurité où peut réussir à briller.

— Tu parles à la lune maintenant ?

Je me retournai pas, le laissant m'accompagner, prenant place à sa chaise attitrée.

— Oh, mais j'le connais ce sweat.

Je baissai les yeux.

— Oui, il m'accompagne de temps en temps.

— Il s'en est passé du temps depuis cette pluie, il eu rire emplie de nostalgie. On en a fait du chemin, affirma-t-il se laissant bercer par les souvenirs.

— Je me souviens que je n'avais pas quitté ton sweat, lui confiai-je sans me rendre compte.

Le pouvoir de la lune.

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