Selam Aleykum.
83.
Amsterdam
Hôtel
Je suis sortis de la salle de bain, vêtu d'une serviette autour de la taille en me dirigeant dans la chambre de l'hôtel, afin de m'installer sur le canapé et en prenant mon téléphone entre mes mains, je savais que j'avais plusieurs appels manqués.
En allumant mon téléphone j'ai pu voir 15 heures sur l'écran, je suis rentrée dans les appels puis j'avais reçu environ 300 messages et 540 appels manqués de la part de Hayat, Zakarya, Sena et les autres , chose qui ne m'a pas étonné.
J'ai retiré la carte SIM en la brisant afin de prendre mon autre carte et enregistrer le numéro de Yahya en lui envoyant un message. J'attendais juste un message pour me confirmer le lieu et sa présence.
Depuis mon arrivé ici, j'ai du prendre au moins 5 douches pour m'occuper j'avais l'impression que toutes les heures, minutes et secondes qui passaient m'étais interdit tant que ce fils de pute était vivant.
N'empêche je m'étais canaliser avec la mort de Selim.. je ne m'étais pas précipité, mais la il est allé beaucoup trop loin. Il a oser la toucher, il a oser nous enlever pour nous mettre dans un entrepôt de mes couilles pour m'enculer moi et elle.
Chose qui ne passera jamais avec moi, il ne peut pas rester en vie alors qu'il lui a pété un bras. Jusqu'à aujourd'hui et même après je n'ai jamais oser la toucher par peur de lui faire du mal et de la casser, et lui s'est permis de lui casser un os.
Juste le fait de voir les choses de cette manière me mettait hors de moi.. j'allais l'attraper et lui faire cracher toutes les choses qu'il nous a fait subir.
Quitte à mettre ma vie en jeu.
Point de vue de Adem.
Des meufs à côté, des mecs de partout. Au fond de la boîte de nuit, la musique résonnait dans mes oreilles, assez fort pour couvrir les conversations et les cris. Les lumières défilaient au-dessus de la foule, illuminant les visages des personnes présentes ici.
J'aimais ce genre d'endroit.
Le bruit, les lumières, les gens qui dansaient sans se soucier de ce qui les entourait. Personne n'y prêtais attention à ce qu'il se passait en dehors de cette boîte.
Assis au fond, légèrement à l'écart de la foule, je laissais mon regard parcourir la salle. Je connaissais ce genre de personnes. Ceux qui souriaient trop, ceux qui faisaient semblant d'être heureux, ceux qui pensaient pouvoir entrer ici sans être remarqués.
Une fille passa près de moi sans même tourner la tête. Quelques secondes plus tard, elle se retourna pourtant, comme si elle venait de sentir mon regard posé sur elle.
Je ne détournai pas les yeux. Elle finit par disparaître dans la foule.
Un léger sourire étira mes lèvres. Pas un sourire chaleureux. Plutôt celui de quelqu'un qui savait déjà comment les choses allaient se terminer.
Autour de moi, la musique continuait de faire trembler les murs. Les gens dansaient, riaient, levaient leurs verres et profitaient de leur soirée.
Au même moment mon téléphone sonna dans ma poche. Je l'ai pris dans mes mains en voyant le numéro du vieux s'afficher. J'ai décroché en ayant un grand sourire aux lèvres.
Moi- Bah alors le vieux ? Je suis très content sache le pour la première fois tu m'appelles sans que je puisse te le demander.
Le vieux- Ferme la !! Ferme la !!
