Chapitre 24 retour a la case départ

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Je voulais vous dire un gros désole pour le retard
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Les minutes passent, les heures passent, les jours passent et Ana est toujours avec moi. Elle m'aide.
Les vacances sont finies. J'avoue que la rentrée a été assez difficile. D'un coté à cause du réveil matinal, et de l'autre à cause d'Alpha. Je ne veux plus avoir à faire à lui. Ana m'a dit que ce n'était pas une bonne personne pour moi. Et, j'écoute toujours Ana.

En ce lundi matin, je suis en retard. J'ai décidé d'arrêter de prendre le bus et d'aller au lycée à pied. Ça ne fait pas de mal un peu d'exercice. Je toque à la porte de la salle où a lieu ma première heure de cours, puis l'ouvre. La prof me regarde, lève les yeux au ciel, soupire, puis me fait signe avec le menton d'aller m'asseoir. Je m'exécute.
J'ai comme l'impression que les élèves de ma classe me dévisagent. Ils me regardent de la tête aux pieds. Certains froncent les sourcils, d'autres ont l'air surpris, voir même choqués. Je m'assois, puis commence à suivre le cours.
Après la sonnerie annonçant la fin de ce dernier, je sors de la salle. En continuant de marcher vers la salle de mon prochain cours, j'ouvre mon sac et sors une de mes nombreuse boites de vitamines. J'avale un comprimé, puis range la boite. Je prends des vitamines toute la journée, étant donné que je ne mange plus tellement ... Il faut que je tienne le coup.
Je sens une main se poser sur mon épaule. Je me retourne et vois Alpha.

Alpha : - Ça va ?
Moi : (retirant sa main de mon épaule) - Oui pourquoi ? Qu'est ce que tu veux ?
Alpha : - Tu as l'air ... fatiguée.
Moi : - Je n'ai jamais été aussi bien.

A ce moment là, Panda arrive et me regarde également de haut en bas.

Panda : - Rose ... Qu'est ce qu'il y a ?
Moi : - Quoi ? Mais rien du tout !

Soudain, j'aperçois Ana au fond du couloir, à coté des autres élèves. Elle me fait un non de la tête. Panda essaye de regarder dans la direction où je regarde, mais ne comprend pas.

Panda : - Mais tu regardes qui comme ça ?
Moi : (froidement) Personne.
Alpha : - Explique nous Rose. Pourquoi tu es comme ça ?
Moi : - Laissez moi ! Qu'est ce que ça peut vous foutre sérieux !
Panda : - Calme toi ...
Alpha : - Rose ... Tu as vu comment tu es là ?
Panda : - On dirait un zombie.

Je secoue la tête et ne réponds pas.
Plus tard, je mets mon sac dans le casier que je partage avec Panda, Zoé et Maddie, puis vais à la bibliothèque entre midi et deux. J'aime bien cette endroit, c'est calme, personne pour m'embêter. Lorsque que ça sonne, je redescends pour récupérer mon sac. Sauf que je me rends vite compte que je n'ai pas les clés. A ce moment je vais vite chercher une des filles pour m'ouvrir le casier. Je trouve Zoé.

Moi : - T'as les clés du casier ?
Zoé : - Euh ... Ouais, pourquoi ?
Moi : - Je ne sais pas où j'ai mis les miennes, tu peux me les prêter s'il te plait ? Il faut que je récupère mon sac.
Zoé : - Mais on a conférence là. T'as oublié ? On a pas besoin de nos sac.
Moi : - Mais ...
Zoé : (me coupant) – Allez, bouge on va arriver les dernières !

Elle m'attrape par le bras et nous nous dirigeons vers la salle de conférence. J'ai un problème. Le problème c'est que j'ai besoin de mes vitamines. J'ai pas mangé ce midi et d'habitude c'est le moment où j'en prends le plus. Je ne sais pas comment je vais faire.
La conférence dure deux heures, c'est sur les études supérieures, mais rien de très intéressant. Lorsque cette dernière se finit, nous sortons de la salle, puis nous avons cinq minutes pour retourner en cours. Zoé me passe les clés du casier. Je me dépêche d'aller à la salle des casiers. J'entends des pas derrière moi, mais je ne me retourne pas.

Alpha : - Rose ! Attends !

Je ne réponds pas et accélère.

Alpha : Hey !

Je marche de plus en plus vite. Mais soudain, je me sens mal. Je m'arrête et m'appuie sur le mur longeant le couloir. Alpha me rejoint et m'attrape le bras.

Alpha : - Ça va ?

J'ai l'impression d'être dans une bulle. Je vois flou, je n'entends plus rien, pourtant je vois les lèvres d'Alpha bouger. Mes jambes commencent à vaciller. Je finis par m'effondrer dans les bras d'Alpha.

Lorsque j'ouvre les yeux, je suis dans une chambre blanche, ou grisâtre. Je me sens vidée, épuisée. Je regarde autour de moi puis m'aperçois que je suis en fait dans une chambre d'hôpital. Je me relève doucement et pose mes pieds nus par terre. Je me dirige vers la porte et pose la main sur la poignée. Mais soudain, je me retrouve face à face avec un homme portant une blouse, un médecin je présume.

Le médecin : - Ah ! Mademoiselle Durret ! Je vois que vous êtes réveillée.
Moi : (avec un grand sourire) - Oui, ça va mieux. Je peux récupérer mes affaires et rentrer chez moi !
Le médecin : - Ça ne va pas être possible pour l'instant ...
Moi : - Mais pourquoi ?
Le médecin : - Je suppose que tu as déjà entendu parler de l'anorexie n'est ce pas ?

Je ne réponds pas et regarde par terre. Je sers les dents.

Le médecin : - Tu vas être transférer.
Moi : - Où ça ?
Le médecin : - Au centre d'aide de Messimy.

Des que j'entends ce nom, mon souffle est comme coupé. Je déglutis et recule doucement de l'homme.

Moi : - Non ... Non ...
Le médecin : - Tu avais déjà fait un séjour là-bas ... Tu te souviens n'est ce pas ? Cette fois ce ne sera pas pour les mêmes raisons et ça se passera bien mieux tu verras.
Moi : - Mais, je ne veux pas y aller ... Je ...
Le médecin : - Ta mère a déjà rempli les papiers. Tu pars en début de soirée.

Après que le docteur soit parti, je reste assise sur le lit.

Moi : - Je ne veux pas y aller, je ne veux pas y aller, je ne veux pas y aller ...

Ana est a coté de moi, elle me tient la main.

Ana : - Tu es forte. Tellement forte. Ils n'arriveront pas à te changer. Crois en toi, crois en moi et nous serons inséparables.

A ce moment là, quelqu'un toque à la porte, puis entre. C'est Alpha.

Alpha : - Je ...
Moi : - Tu sais où il m'emmène hein ?
Alpha : - Je suis désolé. J'ai paniqué quand tu as fait ce malaise, on a tout d'abord appelé l'infirmière, puis les pompiers. Tu as atterri ici et ...
Moi : - Je connais la suite.

Des infirmiers entrent dans la chambre et me font signe de les suivre. Je me lève, puis avant de quitter la pièce, je lance un dernier regard à Alpha.

Moi : - Viens pas me chercher cette fois. Je préfère rester là-bas que d'être avec toi.

Une fois arrivée au centre, je retrouve ma chambre. La même que j'avais déjà occupé auparavant.

Moi : - Génial, à ce que je vois, vous n'avez pas changer les couleurs.

L'infirmier ne répond pas, puis referme la porte derrière lui. Je m'approche de la fenêtre.

Moi : - Il n'y a que ça qui a changé. Ces barreaux n'étaient pas là avant.

J'enfile la blouse verte (qui m'avait tant manqué) et aperçois cette fois non deux pastilles, mais une seule. Une orange. Je me souviens de sa signification « Anorexique, boulimique ».
J'ai rendez-vous avec la directrice. Je monte donc dans son bureau. Elle non plus n'a pas changé, toujours avec ses petites lunettes et son air stricte.
Je m'assois en face d'elle. Elle me regarde avec un petit sourire en coin.

La directrice : - Bien, mademoiselle Durret, cette fois, vous ne nous échapperez pas.

chronique de roseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant