Chapitre 27: moment entre amis et découverte

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J'ai passé ma semaine de bac blanc. Bon en maths je sais que je n'aurai pas une bonne note car le sujet était vraiment dur, mais bon, je me mets à bosser pour le vrai bac, parce qu'il faut que je l'ai ce bac !
Avec Alpha, tout va bien. Je suis bien, nous sommes bien. Je pense que je l'aime. Et je trouve plutôt ça cool d'avoir une petite relation comme ça au lycée, même si on sait que l'année prochaine on ne sera surement plus ensemble. Mais bon, pour l'instant c'est cool, donc on ne se pose pas trop de questions, et on fonce.
Aujourd'hui, c'est Samedi. Alpha a décidé d'inviter notre bande d'amis à midi pour qu'on fasse le premier barbecue de l'année. Bon, il ne fait pas encore bien chaud, mais il y a quelques rayons de soleil qui nous pousse à sortir. Les garçons s'occupent de faire cuire les saucisses et les filles et moi même nous préparons les cocktails.
On se met sur la table du jardin pour manger. Nous discutons, rions, chantons, c'est vraiment sympa. Tout le monde a l'air d'être content d'être là. Panda, Maddie, Zoé, Pierre, Lucas, Florian, il y a même Lina. Alpha commence à me charrier et je finis par lui envoyer un verre d'eau à la figure pour rigoler. Et là, la bataille d'eau est déclarée ! Nous courrons de partout dans le jardin avec nos bouteilles en plastique pour mouiller les autres. On rit tellement, c'est vraiment une bonne après-midi.
Je me cache derrière un buisson et attends qu'Alpha passe pour lui sauter dessus et lui renverser la bouteille sur la tête. Mon plan n'a pas réellement marcher comme prévu. Il attrape mon bras tenant la bouteille d'eau, me fait tomber par terre, s'assoie à califourchon sur mon ventre et me verser le contenu de la bouteille dans la figure.

Alpha : (riant) - Bah alors Rose ? Tu veux prendre une douche ?
Moi : (me débattant) – Arrête !

Alpha est mort de rire, et quand à moi, je suis trempée.
Le soleil part peu à peu, et dehors il commence à faire froid. Nous rentrons donc nous sécher et boire une boisson chaude.

Alpha : - Vous pouvez rester dormir à la maison si vous voulez !
Tout le monde : - Ouais cool ! C'est sympa !

Plus tard, je suis dans la salle de bain, en train de me sécher les cheveux lorsqu'Alpha me rejoint. Il m'enlace par derrière et m'embrasse le cou.

Alpha : - Ça va toi ?
Moi : (souriant) – Toujours.
Alpha : - Rose ...
Moi : - Mais oui ça va !
Alpha : - Viens, on a fait un feu de camp dehors.
Moi : - J'arrive.

Alpha redescend. Je reste un petit moment seul devant le miroir. Je ne sais pas. Je ne sais pas du tout en fait. Je ne sais pas si je suis bien ou si je suis mal ... Mais je souris. Et je me dit que je suis bien en ce moment, et je compte bien faire en sorte que ça dure le plus longtemps possible, même si je sais bien que la vie va tout faire pour y mettre un terme.
Je finis par rejoindre les autres. Il sont tous autour du feu avec des couvertures. Je m'assois à coté d'Alpha. Florian s'amuse à raconter des blagues, puis, peu à peu, tout le monde va se coucher. Je reste face à la chaleur que dégage le feu, dans les bras d'Alpha. Je me blottis contre lui. Je sais qu'il peut me protéger, je sais que je lui fais confiance. Même si c'est un peu dur d'avouer qu'il me protège, car selon moi je peux me débrouiller toute seule, ce qui est faux, je l'ai d'ailleurs montrer plusieurs fois.

Alpha : - T'as pas froid ?
Moi : - Non, je suis bien.
Alpha : - Et ... Tu ...
Moi : - Quoi ?
Alpha : - Non ... Rien.
Moi : - Tu veux savoir si je ne suis pas en train de faire une autre connerie c'est ça ?
Alpha : - Mais non ... Pas du tout ...
Moi : - C'est vrai qu'entre l'alcool, la drogue, les dealeurs, les crises de panique,la fugue, l'hôpital psy, l'anorexie, j'ai été servi, mais ne t'inquiète pas, ça va maintenant.
Alpha : - Tu dis toujours ça.
Moi : - Non, cette fois c'est la vérité.
Alpha : - Ça se trouve, demain je vais te retrouver morte dans un caniveau ou pendue ou ...
Moi : - Ferme la.
Alpha : - Mais Rose, comprends moi ! J'ai peur pour toi !
Moi : - C'est bon, je ne suis pas en sucre. Je ne suis pas débile. Donc ça va !
Alpha : - Je ne voulais pas t'énerver.

Je ne réponds pas et pose ma tête contre son épaule.

Je suis réveillée par une odeur de viennoiserie. J'ouvre les yeux et vois que je suis dans le lit d'Alpha. Je me lève puis descends les escaliers pour arriver dans la cuisine. Tout le monde est debout et s'active pour préparer le petit déjeuner. Tout le monde est là, oui, sauf Alpha.

Moi : - Bonjour tout le monde !
Pierre : - Bien dormi ?
Moi : - Ça va. Vous savez où est Alpha ?
Panda : - Je l'ai entendu partir tôt ce matin, je pense qu'il ne va pas tarder.

A ce moment, la porte d'entrée s'ouvre.

Moi : - Quand on parle du loup ...
Alpha : (entrant dans la cuisine) – Salut ! (voyant le petit déj) Wah ! Trop cool !
Moi : - T'étais où ?
Alpha : - J'avais un truc à faire. (changeant de conversation) Bon allez, tous à table !

Le petit-déjeuner est très réussi, il y a des fruits, des gâteaux, ça m'a l'air très bon.

Lina : - Tu veux un croissant Rose ?
Moi : - S'il te plait merci !

Tout le monde parle avec tout le monde, il y a encore une très bonne ambiance.

Pierre : - Rose tu prends un bout de gâteau ?
Moi : - Je vais me servir merci.

J'ai l'impression que tout le monde m'observe en train de manger.

Alpha : - Tu n'hésites pas à te resservir hein !
Maddie : - Tiens un pain au chocolat.

Soudain, je me lève en envoyant balader la viennoiserie que me tendait Maddie.

Moi : - Arrêtez putain ! Je ne suis plus malade !

Tout le monde me regarde, choqué.
Alpha se lève et me prend par l'épaule pour que je me rassois. Mais je fais un pas en arrière pour l'éviter.

Moi : - Je ferai mieux de partit tout de suite.

Je quitte la pièce, puis claque la porte de la maison derrière moi. Les larmes commencent à couler sur mes joues. Alpha me rejoint en courant.

Alpha : - Arrête Rose ! (prenant mon visage entre ses mains) Arrête de pleurer.

Il me prend dans ses bras.

Moi : - Je passe pour une faible c'est ça ? Celle qui a toujours des emmerdes et qui ne s'en sort jamais toute seule.
Alpha : - Mais non mon cœur. Tu es très forte. Crois moi.

Plus tard dans la journée, je vais m'asseoir dans un parc. Lorsque soudain, j'aperçois un homme en cagoule déposer un petit sachet près d'une poubelle. Je connais cette technique. Dans le sac il y a de la drogue. Je ne sais pas vraiment ce qu'il me prend, mais je me lève pour aller le récupérer. J'attrape le sachet, regarde ce qu'il contient, et effectivement, je ne m'étais pas trompée. Mais tout à coup, une personne me l'arrache des mains. J'ai juste le temps de me retourner pour m'apercevoir que je connais cette personne.
Cette personne, c'est Marine, ma cousine.

Je la reconnais à peine. Elle a les cheveux sales, le visage pale, les yeux entourés de cernes. Elle fait presque peur.

Moi : - Qu'est ce que ...

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'elle part en courant. Je décide de la courser.

chronique de roseOù les histoires vivent. Découvrez maintenant