LIAM : Non.
ZAYN : Liam...
LIAM : Non !
ZAYN : Aller ! On dirait moi, là ! Arrête de faire le gamin, s'il te plaît !
LIAM : Je ne veux pas, je ne veux pas !
ZAYN : Pourquoi ?! Aller, détache ta ceinture et sors de la voiture, s'il te plaît !
LIAM : Non ! Je ne veux pas ! Si je rentre dans la maison, ça voudra dire que j'accepte le fait que notre voyage de noce soit terminé ! Mais ce n'est pas le cas ! Je veux y retourner, Zayn, emmènes-moi là-bas !
Je dois faire pitié comme gars mais je m'en fiche, c'était trop bien durant ces deux dernières semaines. Un vrai rêve.
ZAYN : Liam Malik, tu vas me faire le plaisir de sortir de cette voiture, d'aller prendre une douche et te préparer à sortir immédiatement après ! Aller, hop !
Je souffle bruyamment et sort, enfin, de cette voiture. Peut-être parce qu'il m'a appelé par mon nouveau nom de famille. J'entre directement dans la maison en traînant des pieds, laissant à Zayn le soin de fermer ma portière. Je monte directement à l'étage, suivi de près par Zayn. Il m'ordonne d'aller directement dans la salle de bain et m'informe qu'il s'occupe de choisir nos habits avant de m'y rejoindre.
Une fois prêts, légèrement fatigués à cause du voyage, Zayn me pousse jusqu'à la voiture. A l'intérieur, je m'attache alors que Zayn me fixe.
LIAM : Quoi ?
Il ne me répond pas mais il se penche pour ouvrir la boîte à gant et en sortir un bandeau. Il va pour me le mettre et, même si je me débats, il réussit.
ZAYN : Je ne veux pas que tu vois où nous allons. C'est une surprise.
Je grogne mais, au fond de moi, je suis tout excité par cette situation. J'ai hâte de savoir où il m'emmène. On vient à peine de rentrer de notre voyage de noce et de commencer notre nouvelle vie en tant que mari et époux et il me comble encore et toujours de bonheur par ce genre de surprise. Même si je ne sais pas encore ce qu'il me réserve, je sais que je peux lui faire confiance. Je suis sûr que ça va me plaire.
Je ne saurais dire combien de temps nous avons roulé mais la voiture finit par s'arrêter, j'entends Zayn se détacher. J'attends son accord pour enlever le bandeau.
ZAYN : On est arrivé mais, avant d'enlever le bandeau, j'aimerais que tu me promettes quelque chose...
Il attrape ma main et le tremblement des siennes me confirme que sa voix était tout aussi tremblante. Quelque chose le tracasse, le stresse. Qu'a-t-il fait encore ?
LIAM : Je t'écoute !
ZAYN : Promets-moi de ne pas me crier dessus, de ne pas pleurer et de ne pas partir !
LIAM : Mon dieu, qu'est-ce que tu as fait, Zayn ?!
ZAYN : Un pas en avant...
Ses mains quittent la mienne et mes yeux retrouvent la luminosité de l'extérieur. Je bats des paupières avant de me concentrer sur l'environnement qui nous entoure. Nous sommes sur un petit parking, un bâtiment se trouve à ma droite mais je ne saurais dire à quoi il sert. Zayn descend de la voiture alors j'en fais autant. Sa main retrouve la mienne une fois la voiture verrouillée.
ZAYN : Je t'aime.
L'air grave sur son visage ne me rassure en aucun cas.
LIAM : Moi aussi...
Il m'emmène ensuite vers le bâtiment qui nous fait maintenant face. Je ressens la peur de Zayn, je me demande ce qu'il a encore fait comme connerie. D'un côté, je pense qu'il n'a pas forcément fait de connerie, il est juste parfois trop timide pour assumer complètement ses actes. « Un pas en avant », qu'est-ce qu'il a voulu dire par-là ?
Zayn m'ouvre la porte en me lançant le regard qu'il utilise pour que je lui pardonne, d'habitude. Ça ne sent pas bon tout ça. Une femme au sourire éclatant nous accueille. Elle nous salue poliment mais ce qui me chiffonne est qu'elle semble bien connaître Zayn. Pas le temps de m'en inquiéter que, pendant que Zayn et la femme se parlent, mon regard se pose sur des affiches, des flyers, des photos, sur lesquels se trouvent des bébés et des enfants, tout au plus, âgés d'une dizaine d'années. Et, là, le déclic se fait en moi. Je pense avoir compris.
Mon mari me tire dans un couloir, suivant la femme. Des rires d'enfants parviennent à mes oreilles, nous passons devant une grande vitre à travers laquelle on peut voir plusieurs bambins jouer ensemble, surveillés par deux adultes. On ne s'arrête pas pour autant de marcher vers le bout du couloir. Cette fois, la grande vitre se trouve de l'autre côté du couloir. Des bébés. La femme ouvre une porte et nous fait signe d'entrer. Nous nous retrouvons face à quatre bébés. Je les regarde un par un alors que la main de Zayn me broie la mienne. Je tourne la tête vers lui, je sens simplement la femme passer à côté de moi tandis que je me perds dans le regard apeuré de mon homme.
LA FEMME : Et voilà, je vous confie votre petite Taylor Malik, félicitations, messieurs !
QUOI ?!
C'est Zayn qui positionne mes bras de manière à ce que la femme puisse me donner le bébé, une petite fille visiblement. Je ne sais même pas si elle a un mois, elle est si petite. Ses yeux s'ouvrent et se ferment. Ses petits bras s'agitent lentement comme si elle cherchait quelque chose à attraper. Elle finit par attraper le doigt de Zayn qui avait posé délicatement sa main sur elle.
ZAYN : Je t'aime, mon cœur...
Il n'en faut pas plus pour que mes larmes ne se mettent à couler.
LIAM : Tu es un grand malade, Malik !
ZAYN : Je sais...
LIAM : Bordel, je ne pouvais pas espérer mieux comme surprise !
ZAYN : C'est vrai ? Tu n'es pas en colère ?
LIAM : Zayn... C'est la meilleure chose que tu n'aies jamais faite dans ta vie !
Il sourit, les yeux pétillants, et m'embrasse avec tout l'amour qu'il puisse me procurer à travers ce baiser, notre fille dans mes bras entre nos torses.
ZAYN, chuchotant : Ça te dit de rentrer à la maison avec notre fille ? Histoire de vraiment commencer notre nouvelle vie...
LIAM : J'en serais ravi !
ZAYN : Tant mieux parce que les garçons et nos familles ont acheté et installé tout ce qu'il faut pour accueillir cette petite puce chez nous alors je n'ai pas envie que tous leurs efforts n'aient servis à rien !
Je ricane avant de l'embrasser à nouveau puis, après avoir remercié et salué la femme, nous sortons du bâtiment, plus heureux que jamais, ramenant notre fille à la maison. J'aime cette nouvelle vie, j'aime ma nouvelle famille. La famille Malik.
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Différents. (Larry)
Fanfiction« - Gemma, s'il te plaît, arrête avec ces questions... - Je veux juste t'aider, p'tit frère ! Ça y est, elle reprend sa tête de petite fille triste. Elle est irrésistible comme ça et elle le sait, elle en joue. Je lui ouvre mes bras, elle s'assoit...
