Coming out à ma famille

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Tout avec Alyson est resté stable. C'était parfait comme ça. J'étais heureuse dans tout ça. Il restait que quelque chose d'autre me tracassais.

Mes parents et mes sœurs n'étaient pas encore au courent que j'étais lesbienne.

Avant, je me disais que ce n'était pas si important et que ça ne pressait pas qu'ils apprennent ceci. Mais un soir où je "feelais" pas très bien, je me suis imaginer comment je pourrais faire mon coming out à ma famille. Je me voyais annoncer cette nouvelle autour d'un souper familiale. Je n'avais pas le courage. J'avais peur de leurs réactions. Surtout celle de mon père qui est toujours en train de dénigrer les homosexuels.

C'est ma nature. Je devais le faire.

J'ai donc pris mon iPod et je me suis mise à écrire des idées pour leur écrire une lettre que j'allais leur laisser sur le coin de la table le lendemain matin. Ils la liront au moment qu'ils vont se lever quand je vais être déjà à l'école.

Une fois satisfaite de mon texte, je choisis un stylo mauve pour retranscrire les mots que j'ai choisis sur une feuille lignée.

" Je vous écrit cette lettre ce soir parce que je ne suis pas capable de dormir. Je suis tanné de me cacher, de vous mentir. Je n'ai malheureusement pas eu le courage de vous l'avouez en vrai. C'est pour ça que j'ai choisis de vous écrire. Je ne sais pas si vous vous en doutiez mais voilà :

Je suis lesbienne/gouine/homosexuel.

Peu importe comment vous avez envie de m'appeler, je le suis. Je tiens à vous dire que c'est loin d'être un choix. Parce que je vous garantie que j'aurais voulu passer à côté de ses journées de questionnements, ses nuits de souffrance. Ça fait longtemps que je me doute. Depuis que j'ai 9 ans environ. Les filles de mon groupe son déjà au courent depuis presque 1 an.

Une Camille très stresser qui fait confiance à votre ouverture d'esprits."

J'ai écrit ce texte en pleurant tellement de larmes. C'était la première fois de ma vie que je m'ouvrais tant à eux. J'avais un énorme stress. Mais je me sentais plus prête que jamais. C'était le bon moment je le sentais.

Donc le lendemain matin avant de quitter la maison, j'ai déposé comme prévu la lettre sur le coin de la table. J'attendais impatiemment que l'autobus arrive. J'avais peur qu'ils se soient lever et qu'ils sorte et dehors pour me demander ce que c'était que cet ânerie.

Le matin même, j'en ai parler à Alyson. Elle était surprise que j'aille eu ce besoin soudain, mais elle m'encourageant et me dit q'elle me trouvait très courageuse.

Ça été la journée la plus longue de ma vie. Durant mes cours, je n'écoutais pas vraiment. J'avais le cours qui me serrait à chaque que je me remémorait ce que j'avais fait le matin.

Quand l'autobus est venu me déposé le soir devant ma maison, j'ai vu par la grande fenêtre du salon que mes parents et une de mes sœurs m'y attentaient. Mon coeur s'est mît à battre très fort. Quand j'ai eu assez de courage pour tourner la poignée de la porte, j'ai aperçu ma mère dans les escaliers de l'entrée qui m'attendait avec un semi-sourire. Qu'est-ce que c'était ? À peine j'avais fait quelques pas dans la maison qu'elle est venue me faire un gros câlin. Automatiquement, je me suis mise à pleurer. Pleurer tout ce stresse que j'avais accumuler. Pleurer le soulagement de sa réaction même si elle n'avait pas parler encore. Pleurer la joie que j'éprouvait. Quand on s'est décoller la première chose qu'elle m'a dit c'est :

"Pourquoi tu ne nous en a pas parler avant? Tu n'avais pas à garder tout ça en dedans..."

Elle avait les larmes aux yeux elle aussi. Elle n'aimais pas savoir que j'ai peut-être souffert en me questionnant et que ce n'est pas facile comme réflexion. Elle a continuer en disant :

"Tu as été voir un intervenant à l'école pour en parler? Tu veux aller voir un psychologue? "

Tout se que j'ai réussi à répondre c'est:

"Je crois que c'est quelque chose qui se réfléchie seul...."

Elle m'a aussi dit que j'avais un grand courage de dire ça si jeune.

Mon père et ma soeur se sont avancer et on a fait un gros câlin familiale tout le monde en larme.

Un peu plus tard dans la soirée, c'est mon père qui est venu me parler dans ma chambre. J'avoue que j'ai vraiment eu peur de sa réaction. Voici ce qu'il m'a dit:

"Tu sais Corinne avec ce que tu nous à annoncer aujourd'hui, j'ai été chamboulé, mais je t'aime quand même et je t'accepte."

Wow je ne pouvais pas rêver à une plus belle réaction. J'en pleure encore.

Quand je suis aller voir sur mon IPod, j'avais un message sur Facebook de mon autre soeur qui était retourner à l'école qui disait :

"Hey ma petite soeur, je trouve dommage de pas pouvoir te le dire en personne, mais je t'aime l'important pour moi, c'est que tu aime une personne qui te mérite, qui te rend heureuse et avec qui tu tepanouies. Que ce soit un gars, une fille, une transexuelle ou transgenre, je m'en fous. Tu pourras te marier ou pas, avoir des enfants ou pas tu vivras ça comme tu veux. Tant que tu es heureuse 😊 Je t'aime "

Le 30 novembre 2015, je pu dire au revoir officiellement au placard.

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C'était la réaction de ma merveilleuse famille. Je sais que ce n'est pas le cas pour tout le monde, mais c'est aussi pour vous montrer que oui une famille très religieuse comme la mienne peut passer au travers d'un coming out.

Si vous avec envie de partager vos expérience lâchez vous !

C'est quoi votre film préféré ?

Full love 💋

Pensés d'une lesbienneOù les histoires vivent. Découvrez maintenant