Chapitre 44

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[ You Are Not Alone ]


J'attrapai mon portable pour faire stopper cette sonnerie incessante. S'en suivit un grondement sourd venant de ma gauche, et je traduis cela comme étant un Michael pas très content. Aussi mécontent que moi.

C'était la rentrée, finis les journées à rester collé l'un à l'autre. Je n'avais jamais autant détesté la rentrée de toute ma vie. Je voulais passer tous les jours avec lui, pas loin de lui, ne sachant pas où il était ni où il allait. Je finis enfin par me redresser lentement et me frottai les yeux pour éclaircir ma vue embrouillée, alors que je sentis deux bras encercler ma taille.

- Noooooon, il est trop tôôôt ! marmonna Michael en s'accrochant à moi.

- Pourtant c'est l'heure mon chou. Pas le choix... répondis-je d'une voix ensommeillée.

- Hmmm oui, je suis ton chou, répéta-t-il.

Je me mis à rire et me penchait pour lui embrasser la joue et finis par sauter du lit. J'allais directement dans la cuisine pour me faire un petit déjeuner, et il me rejoint quelques minutes après. Il avait l'air perdu, les cheveux en pétard et les yeux plissés. Mais qu'est-ce qu'il était craquant.

- Je veux pas travailler, me dit-il en boudant et posant sa tête dans le creux de mon cou.

- Un peu de courage Micky, on a pas le choix !

- Gneuh gneuh gneuh...

Il finit par soupirer et se redresser pour enfin se décider à se bouger les fesses. Je le trouvais mignon dans absolument tout ce qu'il faisait, vraiment. Il me faisait penser à un enfant adorable.

Après avoir finie de manger, je décidai de m'habiller et de préparer mes affaires.

- Bon, comme convenu, je sors la première !

- Attends ! Pas si vite jeune demoiselle, s'exclama-t-il en s'avançant vers moi d'une allure amusante.

Il m'attrapa par la taille avec un sourire et déposa ses lèvres sur les miennes, tout sourire. Mais oui, comment pouvais-je être bête au point d'en oublier le bisou du matin ! Je ne pus m'empêcher de ricaner contre ses lèvres alors qu'il me serrait contre lui. Il attendit un moment avant de me lâcher, attaquant sans cesse mes lèvres de chastes baisers.

- A ce soir, finit-il par dire avec un doux sourire.

J'avais un peu de peine, parce que j'avais quand même passé une semaine sans me séparer de lui. Je ne savais pas trop, j'avais juste peur. Je n'étais jamais bien en sachant qu'il partait travailler, en connaissant le travail qu'il faisait.

Je sortis finalement de l'immeuble en première et partis prendre mon bus, direction la fac où je retrouvais ma chère Vicky.

- Alors, comment va ta mère ? lui demandai-je tout en marchant dans les couloirs à ses côtés.

- Boh, ça va. Ce n'était pas si dramatique que je le pensais. Tu sais, elle a tendance à aggraver les choses !

- Ah, ouais, je comprends tout à fait. Tant mieux pour elle alors !

- Et toi alors, ça allait avec Michael ? Pas de problème en vue ? demanda-t-elle en haussant un sourcil.

- Pas pour le moment, mais on vient seulement de rentrer !

Pourtant, quelque chose me disait que ce n'était pas ça qui allait empêcher les embrouilles de s'immiscer dans nos vies. Dans ma vie. La malchance ne faisait que sonner à ma porte depuis quelques temps. Mais maintenant que je savais ce que Michael ressentait pour moi, je m'étais enfin décidée à ne plus me laisser faire. Si l'avenir ne voulait pas de Michael dans ma vie, alors j'irais contre lui. Je lui déclarerais la guerre. D'ailleurs, Tyler faisait partit de la même « entreprise » que Michael, non ? Alors pourquoi il ne leur arrivait rien à eux ?

- Dis moi Vicky, tu sais qu'elle importance à Michael dans son trafique, là ?

- Oh, Tyler m'en parle un peu. Mais ouais, il a une place importante en fait, enfin je crois.

- Tu crois que ça expliquerait toutes les merdes qui nous arrivent ? demandai-je pensivement.

- Hm hm, c'est fort probable.

Je lâchais un petit soupire, proche du désespoir. Il me fallait affronter tellement de choses en si peu de temps. Mais je ne devais pas me laisser abattre. Michael était trop important pour moi. Et surtout, il était pour moi.

Les cours étaient passés d'une façon tellement lente que je m'étais littéralement endormie sur ma table. Heureusement que Vicky était là pour me réveiller. C'était la journée la plus chiante du monde. Et je n'avais qu'une hâte : rentrer et m'écrouler dans les bras de mon amoureux.

Je pris le bus avec ma musique dans les oreilles, et, alors que je marchais dans la rue, un énorme sourire se dessina sur mon visage quand j'aperçu Michael en train de garer sa moto. Il descendit tout en retirant son casque, et il se tourna vers moi pour m'offrir un grand sourire. C'était tout simplement un Dieu. Un Dieu, je vous dis. Une divinité qui m'était offerte. Mais cette perfection ne m'était pas totalement donnée, il fallait que me batte corps et âme pour lui prouver que j'étais digne de lui.

Il se dirigea vers la porte, la tenant pour moi afin que j'entre et il grimpa les escaliers en me tenant la main.

- C'était la journée la plus chiaaaaante du monde ! m'exclamai-je en levant les yeux au ciel.

- J'te l'fais pas dire. J'ai carrément fais la sieste pendant ma pause.

- T'as des pauses ? Faudra que tu m'expliques ton travail un jour, comment ça marche !

- Un jour, répondit-il en me tirant contre lui avec un sourire malicieux.

Nous étions arrivés en haut des escaliers, et il déposa un doux baiser sur mes lèvres, me faisant littéralement fondre. J'avais attendu ça toute la journée. Je n'étais pas encore sevrée de notre semaine de camping, il me faudrait pas mal de temps avant que je ne sois plus autant en manque de son corps. J'entendais des pas dans les escaliers, mais je m'en fichais pas mal de me montrer dans les bras de Michael devant les gens qui habitaient dans l'immeuble.

Enfin, le truc, c'est que ce n'était pas vraiment des gens qui habitaient ici...

- Anna ?!

Je rompis le baiser en vitesse en reconnaissant cette voix assez familière. Mes parents.


*

C'est qui qui a pas posté de chapitre depuis deux jours ? C'EST BIBI.
En fait, je devais corriger mes chapitres et... Et... Grosse flemme. 😭💔

L.O.V.E

Smooth Criminal [ Michael Jackson ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant