Chapitre 48

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[ Never Can Say Goodbye ]


Impossible de fermer l'œil. Michael m'avait punie, et j'étais tellement triste et contrariée que j'en avais mal au ventre. Je ne l'avais jamais vu autant en colère après moi. Je sais, c'était entièrement de ma faute. Mais allait-il me pardonner mon erreur ? Est-ce qu'il aurait toujours confiance en moi ?

J'essuyai une petite larme qui roula sur ma joue. Puis je me redressai sur le lit, afin de voir l'heure. Deux heures du matin. Je finis par me lever, marchant sur la pointe des pieds, et ouvrit la porte pour entrer dans le salon.

Il était là, endormie sur le côté, dos à moi. Je sentais mes larmes monter à nouveau et mes lèvres trembler. J'avais tellement besoin de sentir sa présence à mes côtés, de l'avoir contre moi.

Toujours silencieusement, je vins m'assoir au sol et posai ma tête sur le bord du canapé pour l'observer dormir. Toutes mes pensées tourbillonnaient dans ma tête. Et mes larmes coulaient sur mes joues. Je tentais de rester silencieuse, frottant mes yeux. Je me sentais tellement idiote et stupide de le mettre en colère. Je me mettais en péril toute seule. Je ne méritais vraiment pas cet homme.

Puis, petit à petit, le sommeil me gagna, alors même que mes larmes coulaient encore.

*

Je fus réveillée par des caresses dans mes cheveux, mais j'avais du mal à ouvrir les paupières. Il me fallut les frotter pour pouvoir enfin voir ce qu'il se trouvait autour de moi. J'avais un affreux mal de dos, probablement parce que je m'étais endormie au sol dans une position assise très peu confortable.

Et mon regard croisa deux yeux magnifiquement sombres, puis un léger sourire. Michael était en train de me caresser les cheveux, mais il finit par s'arrêter en glissant sa main sur ma joue.

- Tu as dormis toute la nuit ici ? demanda-t-il d'une voix douce.

Je ne répondis pas et baissai juste les yeux, sentant mes yeux s'humidifier à nouveau. Son pouce caressa ma pommette, et il releva ensuite mon visage pour que je le regarde.

- Tu as pleuré ? questionna-t-il à nouveau, l'air un peu inquiet.

- Je... bégayai-je en clignant plusieurs fois des yeux, voulant empêcher mes larmes de revenir. Je suis... Désolé Michael... Je suis trop conne, trop bête. J'ai même pas réfléchis et je t'ai suivis alors que je sais que ça peut être dangereux... Je ne fais que t'inquiéter, tout le temps, et toi tu... Tu me dis que tu m'aimes, que je te rends heureux, mais j'ai l'impression de faire tout le contraire...

Il fronça un peu plus les sourcils d'inquiétude et se décala sur le canapé, collant son dos au dossier de celui-ci.

- Viens par là, Anna... murmura-t-il en tendant un bras.

Pas besoin de me le répéter deux fois, je me redressai pour grimper sur le canapé et m'allonger à côté de lui. Automatiquement, je me blottissais contre son torse et il encercla mes épaules de son bras, posant sa joue contre mes cheveux.

- Excuse-moi de m'être énervé hier soir. Mais tu as raison, je me suis inquiété. Je sais que tu m'as suivi parce que tu es curieuse. Après tout, je ne te raconte rien sur mon travail...

Il s'arrêta un instant, puis prit une profonde inspiration avant de reprendre.

- Mais encore une fois, arrête de douter de mon amour pour toi. C'est pas parce que tu as fais une bêtise que je vais me mettre à te détester jusqu'à la fin de mes jours.

- Je t'aime tellement Michael, sanglotai-je contre son torse. Pardonne-moi, je ne recommencerai plus... !

- Tu me le promets ?

- Promis...

- Alors tu es toute pardonnée, finit-il par dire de sa voix douce.

Je fus rassurée. Mais encore une fois, je me disais qu'il était trop bien pour moi. Enfin, après tout, on s'était pardonné beaucoup de chose l'un l'autre.

Puis il prit mon visage en coupe et se mit à déposer plusieurs baisers chastes sur mes lèvres, avant de placer quelques mèches de cheveux bouclés derrière mes oreilles.

- Je ne fais que te voir pleurer en ce moment. Depuis la dispute de tes parents. Tu n'es pas contente d'avoir emménagé ici ? demanda-t-il en tentant de ne pas paraitre triste.

- Si, si ! Je suis vraiment contente ! Mais... Je ne sais pas... Au fond de moi j'ai... J'ai l'impression d'être déprimé.

- Hm, je vois...

Il déposa un autre baiser sur mon front, puis se remit à me fixer.

- Va falloir te changer les idées alors. On va sortir aujourd'hui. Aller, debout, et habilles-toi !

J'hochai rapidement la tête, un peu surprise par ce changement soudain et finit par me lever pour aller chercher quelques affaires. Je me préparai en vitesse, tout comme Michael. God, même avec des habits simples il était beau comme un Dieu. Et moi, j'étais bénie.

Il attrapa ma main en me souriant avec une grande douceur, sortant de notre bâtiment. C'était une simple promenade à pied dans la rue, pour finir dans le parc du coin où nous prenions une pause. Il s'assit alors sur un banc, m'entrainant avec lui sur ses genoux. Et je ne pus m'empêcher de ricaner à ce geste, glissant ensuite mes bras autour de sa nuque.

- Je préfère te voir comme ça. Avec ton sourire, dit-il en frottant son nez au miens.

Puis son regard devint plus sérieux, et il glissa sa main sur ma joue pour la caresser de son pouce. Et moi, je me mis à rougir bêtement pour ce simple geste. Mais c'était Michael après tout. Il me mettait dans tous mes états.

- Il faut que tu cesses de douter. Vraiment, je désespère à te le dire, mais je ne peux pas vivre sans toi Anna. Arrête de me dire que tu es idiote, et que tu ne me mérites pas. J'ai l'impression que tu vas me quitter du jour au lendemain et que je ne te reverrai plus jamais, expliqua-t-il d'une voix tremblante. Tu ne peux pas savoir à quel point ça m'angoisse... Je n'en dors pas la nuit.

Mon cœur ce serra à la simple pensée de faire souffrir Michael. C'était ça qu'il ressentait ? Pourtant, je n'avais aucunement l'intention de le quitter. J'avais plutôt peur du contraire.

- Michael... Pardonne-moi de te faire ressentir ça, mais jamais, Ô grand jamais je ne te quitterai !

- Alors arrête de me dire ce genre de chose. Tu n'es pas nulle, ni idiote. Je t'aime, c'est la seule chose que je veux entendre provenir de ta bouche. Et ne me mens pas ! Si tu ne m'aimes plus, dis le moi rapidement...

Je lui fis les gros yeux. Ne plus l'aimer ? Moi ? Scénario impossible, désolé.

- Ça ne se produira jamais parce que je suis folle de toi Michael. Et Dieu sait à quel point ! répondis-je en levant les yeux au ciel.

- Toute ces conversations deviennent répétitives, déclara-t-il en ricanant. Il faut absolument qu'on arrête ça. Il faut qu'on puisse vivre comme un couple... Normal...

- Difficile, répliquai-je.

- Je sais ! Mais ne sois pas défaitiste. On y arrivera.

Temps qu'on s'aimait, j'étais sûr qu'on ne pouvait pas nous séparer. Temps que nous faisions attention surtout. Je lui faisais confiance. Il fallait juste que j'ai foi en ses paroles.



*

Hola mes people ! 💕
J'espère que vous allez bien ? Désolé du retard, en espérant que ça vous ai plu quand même. 😭❤️

Allez aussi lire ma nouvelle fiction ( ENCORE ? ) In The Closet ! Toujours sur MJ bien sûr hihi. 😌💕

L.O.V.E.

Smooth Criminal [ Michael Jackson ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant