Chapitre 23
****Idy*****
Ma mère menace de se tuer si je ne fais pas ce qu'elle veut. Le stress commençait à monter jusqu'à ce que je me rappelle que c'est de ma mère qu'il s'agit et qu'elle tient à la vie bien plus que moi. Par contre ce n'est pas une première. Le chantage c'est son truc. Du vivant de mon père et que je dépendais financièrement d'eux, elle savait que je pouvais pas vivre sans argent donc on me coupait les vivres chaque fois qu'elle voulait quelque chose de moi.
-Tu sais quoi maman cette discussion n'a pas raison d'être. Nous savons tous les deux que tu bluffes et que jamais tu ne te suicideras. Tu es ma mère et je sais que c'est mon devoir de fils de te donner ce que tu veux. C'est mon échec de voir arriver à de tels extrêmes juste pour arriver à me convaincre mais le problème il est là...
-Il n'y a aucun problème ici.
-Si il n'y en a. Je t'ai déjà dit que je considérais Fatou comme ma sœur.
-Bokouleine ndeye bokouleine baye (Vous n'avez ni le même père, ni la même mère.)
-Si j'épouse Fatou comment pourrais-je à nouveau regarder Babacar dans les yeux ?
-Sama yone nékoul ci kokou (Je m'en fiche de lui).
-Tu peux t'en ficher mais moi pas. Babacar est plus qu'un ami, c'est mon frère.
-Boko dara ak gnegno yoyou.
-Maman tu veux séparer Fatou et Bab's à cause d'un problème de caste, ça te regarde. Mais ce n'est pas moi que tu vas utiliser pour arriver à tes fins. Sur ça. Bonne nuit.
Je tourne les talons et en sortant j'entends ma mère rouspéter mais je préfère ne pas lui prêter attention.
Je vais passer une salle nuit c'est sûr mais je ne compte pas être le seul.
Je suis en train de toquer la porte de Fatou.
-C'est qui ??? Demande-t-elle d'une voix encore endormie.
-C'est Idy, ouvre-moi.
Elle m'ouvre et j'entre.
-Idy la nuit est faite pour dormir.
J'ignore sa remarque et je commence.
-Tu as parlé à ma mère.
-Elle veut pas mon bonheur kay, j'ai rien à lui dire.
-Tu veux savoir la nouvelle ?
-Qu'est-ce qui se passe encore ?
-Elle veut que je t'épouse.
-QUOI ???
-Je crois que tu peux crier plus fort, elle t'a pas entendu.
-Idy comment peux-tu faire de l'humour dans une pareille situation ?
-Si on peut pas en pleurer, on en rit. J'ai déjà dit à ma mère que je ne le ferais pas mais toi et Bab's, je vous en supplie, trouvez-vous une solution.
-Mais qu'est-ce que tu proposes ?
-J'en sais rien mais je ne veux pas avoir ma mère sur mon dos, j'ai déjà assez de problème à gérer.
-Le contraire m'aurait étonné comme d'habitude monsieur ramène tout à lui. Sors de ma chambre.
Non mais attendez... Elle est sérieuse là. Putain. Je préfère ne pas polémiquer et sortir de sa chambre comme elle me l'a demandé.
Je rentre dans ma chambre. Je me mets sur le lit, le regard vif perdu dans mes pensées.
Tout à coup je sens des lèvres sur mon cou. J'étais tellement remonté que je me suis pas rendu compte que Mariama était sortie du dressing. Je tourne la tête pour la regarder habillée d'une nuisette. Humm... J'adhère. J'enlève mes chaussures pour me mettre à l'aise.
Accroupie sur le lit, elle enlève ma veste.
-Qu'est-ce qu'elle voulait ta mère ?
-Sérieusement ? Tu me demandes ce qu'elle voulait dans un moment pareil.
-Oui je veux savoir.
-Rien qui nous concerne, juste du problème Fatou/Babacar.
-C'est tout ?
-Oui c'est tout.
De manière très sensuelle, elle finit de déboutonner, le dernier bouton de ma chemise.
-Amour, je me demanderais toujours pourquoi ta mère ne m'aime pas... Dit au moment où je l'aide à enlever ma chemise.
-Moi je t'aime et je pense que pour toutes les femmes du monde le fait d'être aimé par son époux doit être suffisant.
Elle sourit avant de m'embrasser à pleine bouche.
-Je t'aime aussi.
Comme d'habitude il me faut pas plus de 5 secondes avant d'inverser nos positions. C'est pas ma faute mais j'ai tendance à me sentir émasculer quand c'est la fille qui prend les rênes.
En l'embrassant, je me souviens de ce qu'elle m'avait dit à l'hôtel avant qu'on parte à Mbour. Je dois savoir qu'elle a besoin de plus d'attention que les autres. Alors, je sais que tout ce qu'il me reste à faire c'est de beaucoup insister sur les préliminaires.
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Contre toute attente
RomansaUne chronique à la sauce sénégalaise avec une suite d'événements contre toute attente.
