Chapitre 27
****Assane****
Je me concentre plus sur leur conversation car on dirait qu'ils ne sont pas sûrs que ça soit elle. C'est vrai que la salle sombre ne facilite pas les choses.
-Avec cet habillement de traînée, bien sûr que c'est elle. Je me demande même comment ça se fait que j'ai hésité... Dit Idy.
-Habillement de traînée qui ne t'a jamais dérangé quand tu sortais avec elle... Réplique Bab's.
-Moi on dirait que le bon Dieu ne m'aime pas beaucoup. Mariama qui s'habillait décemment au début notre mariage est devenue la copie d'Anita. On dirait qu'elle ne fait les boutiques que pour acheter des morceaux de tissus, souma wakhé mou wakh ma sama bop, ma nopi. (Quand je me plains, j'entends des choses désagréables et je me tais.)
-Espèce de soumis.
- Tu me traites de soumis... Ok je rends note. Tu verras bien ce qui t'attends avec ta Fatou, là...
-Non, il n'y aura aucun problème. Ma femme je saurais le maîtriser... Finit Bab's alors que je me lève de ma chaise.
-Vous n'avez pas mieux à faire que de parler de vos épouses ???
Ils tournent instantanément la tête vers moi.
-Quand tu réussiras à avoir une relation stable, là Assane t'auras ton mot à dire... Dit Bab's avant de se reconcentrer sur la foule.
Idy lui ne dit rien. Je me rappelle qu'au lieu de les agacer, je ferais de mieux de trouver un moyen de parler à cette fille sans que personne ne me voit.
-Oh oh. Idy on dirait qu'elle nous a vus et elle vient ici... Dit Bab's en pointant quelque chose du doigt. Je devine bien que c'est Anita.
-Putain... Manquait plus que ça, elle va juste venir faire chier... Se plaint Idy alors que moi j'ai la boule au ventre. Je n'aurais pas dû faire appel cette fille.
-Assane qu'est-ce qui t'arrive ? Yagui gnak toy kheip (T'es tout en sueur.).... Me dit Hamath, je n'avais même pas remarqué qu'il était revenu et accompagné d'une fille. Me demandez pas comment il a fait et qui elle est.
-Je dois descendre voir quelqu'un... Dis-je à Hamath avant de sortir. Je dois voir cette fille avant qu'elle fiche tout par terre.
Heureusement je la croise en détalant les escaliers.
-J'ai failli croire que c'était pas toi que j'avais juste derrière Idy toute à l'heure.
-Oui et il faut qu'on parle mais pas ici.
-Je suis toujours en train de chercher la fille idéale pour ce qu'on a prévu malheureusement ça prend plus de temps que prévu.
J'ai failli lui dire que c'est annulé mais puisqu'elle a une dent contre Idy si je lui dis ça, ça peut se retourner contre moi et j'ai vraiment pas envie de mettre Idy à dos en ce moment. Le truc c'est de la laisser continuer à chercher peut-être au moment où elle trouvera je serais déjà bien installé à New-York.
-Oui et bien sûr je reste l'écoute si tu...
-NON SALOPARD POURQUOI TU M'AS RIEN DIT ??? Hurle Ada même si c'est évident qu'on hurlait tous car avec la musique à fond faut crier pour se faire entendre.
-Dire quoi ?
-Idy a dit à Bab's qu'il a prévu de mettre son entreprise à New-York en ton nom. Félicitation bro. Franchement c'est mérité après tout ce travail d'arrache-pied.
Bordel de merde, Ada... Pourquoi t'as pas l'habitude de fermer ta gueule quand il le faut ?
-Assane tu m'expliques ??? Grogne Anita.
-Ah Anita c'est toi je t'avais même pas reconnu... Dit Ada.
-Rien est officiel.
-Mais vous en avez parlé et bien sûr on laisse Anita sur la touche si tu penses que ce sera aussi facile, tu te goures le doigt dans l'œil.
-Non écoute... Dis-je en la suivant au moment où elle commençait à monter. Cette garce va rejoindre Idy pour tout lui dire. Et même merde... Idy ne fera rien. Il craint trop la réaction de Bab's si je venais à parler. Je descends pour aller danser, peut-être que je tomberais sur une jolie fille non accompagnée.
****Idy****
-Franchement tu fais bien de donner cette boite à Assane.
-Comme si j'avais le choix.
-C'est ta boite, t'as toujours le choix.
-C'est ça oui... Si je ne le faisais pas et j'aurais Assane dans mes baskets H24 avec seul objectif de me détruire.
-Peut-être qu'il ressentait vraiment quelque chose pour Mariama.
Je réplique avec un regard assassin.
-J'ai rien dit... Il parle en levant les mains en signe de « mea culpa ».
-IDY... J'entends la voix d'Anita que je ne saurais confondre.
Je me retourne pour la voir.
-Anita...
-Je dois te parler.
-Je sais ce que tu veux et c'est pas la peine. Je vais appeler Ousmane demain et tu pourras à nouveau travailler. J'avais pété les plombs et je crois que ça a déjà duré trop longtemps.
-Mais qui est vous et qu'est-ce que vous avez fait à Idrissa Mar ??? Rigole Bab's alors que je lève les yeux au ciel lui aussi est con quand il veut.
-D'abord tu donnes une de tes entreprises à Assane et maintenant...
-En fait c'est de lui dont je voulais parler... Crie Anita encore plus fort que Bab's pour qu'on lui prête attention. Qu'est-ce qu'Assane a encore fait ?
-Qu'est-ce qu'il a fait ??? Demande Bab's plus rapide que moi.
-D'abord j'ai besoin d'avoir la certitude qu'Idy fera ce qu'il dit et qu'il parlera à Ousmane demain.
-Tu as ma parole.
-Tout le monde sait qu'elle vaut rien... Réplique Anita. Outchhh, ça fait mal.
-Ne t'inquiète pas... S'il le faut, je le traînerais personnellement voir cet Ousmane même si je n'ai aucune idée de qui s'est... Dit Bab's.
-Assane m'a contacté il y a quelques jours.
-Pourquoi ??? Demandais-je même si je connais déjà la réponse.
-Pour me parler de la clause divorce. Je ne t'explique pas que j'ai compris que tu m'as épousé à cause de ça.
-Clause divorce et ??? Demandai-je pour éviter de parler.
-Pour dire qu'il avait besoin de moi pour t'amener à faire une bêtise incitant ta femme à demander le divorce et exiger sa part. Lui il fera en sorte que ton épouse ait confiance en lui et qu'il le laisse gérer ses affaires.
-Tu penses encore qu'Assane a encore des sentiments pour Mariama... Dis-je en regardant Bab's.
-Moi Assane me surprend de jour en jour. Ne lui donne rien.
Tout à coup une idée me vint à l'esprit comment tourner cette histoire à mon avantage. Il suffit juste de faire d'Assane un si gros menteur que même quand il dira la vérité personne ne le croira.
-Mais le problème est que si je ne me débarrasse pas de lui, qui peut savoir qui il peut aller voir pour lui raconter quoi sur moi ?
-Idy kagne gua done ragal? Donc tu lui as donné la boite de New-York simplement parce qu'il faisait pression sur toi.
-Tu peux bien parler toi... Qu'est-ce qui me dit que s'il vient te voir pour te raconter des saloperies, tu vas pas le croire.
-Déjà moi Assane, je l'ai raillé sur la liste de mes amis. Je ne parle même pas de toi mais peu importe ce qu'il me dira je ne croirais. Je viens d'avoir la confirmation que c'est un manipulateur et c'est vraiment indigne d'un mec.
Bab's et moi parlions oubliant la présence d'Anita.
-Je peux savoir de quoi vous parler ??? Demande ce connard qui est de retour. Il s'est approché de nous pour qu'on puisse entendre ce qu'il avait à dire.
-Du plan que tu as orchestré avec mon ex pour foutre mon mariage en l'air.
-Mais ça c'est du passé. Je vais à New-York et on oublie tout.
-Oui on va tout oublier. Tu peux faire dès demain les démarches pour ton visa probablement ça ne prendra pas beaucoup de temps... Je parle alors que Bab's et Anita me jette des regards pleins d'incompréhension.
-Le visa est OK. Quand j'étais venu te voir il y a trois ans pour mon stage. J'avais un visa de 5 ans donc il m'en reste encore deux. Tu vois comment Dieu fait bien les choses... Dit –il avec ce sourire narquois. Walay dans peu de temps tu l'auras plus.
-Demain mon avocat fera le contrat et tu pourras partir quand tu veux.
-Anita, ça va ? Sourit cet imbécile avant de repartir.
-Idy tu m'expliques ??? Dit Bab's.
-Donc il aura finalement ce qu'il veut... Intervient Anita... Pfff. N'oublie pas d'appeler Ousmane... Dit-elle avant de partir.
-Tu verras bientôt... Dis-je à Bab's avant de descendre à mon tour pour me trouver un truc à boire.
Je prends ma consommation vite fait et je rejoins Bab's qui a déjà pris place me souvenant que j'avais un truc à lui dire.
-Boy, tu as parlé avec Ngoné récemment.
-Non, ça fait longtemps. Qu'est-ce qu'il y a ?
-Puisque j'ai acquis un nouveau terrain récemment, et je voulais y faire pleins de construction, j'ai opté pour m'associer avec des gens qui s'y connaissent alors j'ai fait appel à Ngoné.
-C'est bien. Elle est déjà super calée.
-On avait prévu d'organiser une réunion pour en parler. Ngoné m'appelle et j'ai Mariama qui arrache mon téléphone de mes mains en pleine conversation.
Bab's éclate de rire instantanément.
-Boy je te raconte mes problèmes et tu ris.
-Tu as amené ta femme à Paris pour qu'on la change et bien elle est changée.
-Walay, souvent je regrette l'ancienne Mariama.
-Faut savoir ce que tu veux hein. Et Ngoné qu'est-ce qu'elle a dit ?
-J'ai essayé de la rappeler dimanche mais elle a pas décroché. Après avec tout ce qui s'est passé entre hier et aujourd'hui, j'ai vraiment pas eu le temps mais je l'appellerai demain.
-A ta place, je laisserai tomber.
-Comment ça ?
-On dirait que t'as oublié qui est Ngoné. Tu te souviens de Yacine.
-Ton ex un peu folle... Rigolai-je.
-Elle était pas folle.
-Si elle était.
-Elle était juste trop jalouse et possessive.
-C'est pour ça qu'elle est folle.
-Donc Mariama aussi l'est... Rétorque Babs.
-Boy Bab's dis-moi ce que t'avais à dire sur Yacine.
-Bref, on était dans le même groupe d'exposé avec Ngoné et quand elle a su que Yacine se montrait jalouse de notre relation. Si ce n'était m'embrasser sur la bouche, Ngoné faisait ce qu'elle voulait.
-Oui je me rappelle qu'à l'époque je pensais que vous sortiez ensemble mais que tu as refusé de me le dire car tu savais qu'elle me plaisait.
-Non Idy daggua deugueur fitt. Je t'avais déjà dit à l'époque que Ngoné ne sortait qu'avec des étudiants ou des gars qui ont déjà un travail et que nous autres on était hors-jeu, nguané tu vas partir.
-C'est ainsi que j'ai reçu le vent de ma vie... Rigolai-je avant de reprendre... Mais bon là c'était au lycée et on a tous grandi et gagné en maturité. J'ai trop besoin d'elle pour la laisser tomber. Et je doute qu'elle continue à faire ces choses puériles.
-Ah on verra. En tout cas, je t'ai prévenu.
Peu de temps après Ada vient nous rejoindre.
-Mais yeine daigne leine puni wala. Amena khalé you bakh you neik ci souf. (Mais vous êtes punis ou quoi y a des bombes en bas.)
-Ada nous sommes des kilifeus maintenant... Dit Bab's.
-Mon œil, oui... Continuez votre soirée morose moi je descends. Y a une taille coca-cola qui m'attend... Dit-il avant de repartir. Ce type est fou.
*****
Je suis dans ma voiture pour rentrer chez moi. Je viens de passer la soirée en boite la plus nulle de ma vie. Une soirée en boite que l'on passe à discuter et à regarder les gens danser ce n'est vraiment pas génial. Mais avais-je le choix ? Avec Assane et Anita à côté, j'ai préféré ne pas prendre de risque. Aller sur la piste signifie de le faire avec une fille et je veux pas que Mariama me fasse la peau.
En gros c'était la soirée de Bab's mais ce sont les autres qui se sont amusés.
Quand j'arrive à la maison, mon portable me montre 5h. Pas mal pour quelqu'un qui doit aller bosser. Putain...
Je retrouve dans la chambre une Mariama qui dort à poings fermés. Sans me déshabiller ni rien du tout, je m'avachis sur le lit et de fatigue je m'endors instantanément.
****
La sonnerie de mon portable me tire d'un beau rêve. Qui que tu sois, je te maudis.
Je me redresse et je décroche sans avoir regardé le nom de mon interlocuteur.
-Allô.
-Idy... Je n'ai pas besoin que son nom s'affiche pour que je comprenne que c'est ma mère à l'autre bout du fil. Je l'avais oublié celle-là.
-Oui maman.
-Pourquoi je vous ai pas vu hier ?
-On était pris.
-Je ne t'appelle pas pour ça. Viens me chercher je suis autorisée à sortir.
-D'accord maman, j'arrive... Dis-je avant de raccrocher.
Si je pense que je devais lui demander d'aller chercher le chauffeur, je suis bien trop fatigué pour me lancer dans cette discussion. J'essaie d'avoir quelques minutes de sommeil avant de me lever.
La voix de Mariama me montre que ce n'est pas gagné d'avance.
-Idy, tu pars pas au boulot aujourd'hui ? Il est déjà 10h.
-Si... Dis-je en me levant malgré moi.
-J'ai déjà fini ton petit –déjeuner... Elle parle alors que je vais me déshabiller avant d'entrer dans la salle de bains.
Rien de mieux qu'une douche bien froide pour se réveiller.
Après m'être habillé, je vais rejoindre Mariama qui a déjà dressé la table.
-Bonjour... dis-je en lui faisant la bise.
-Bonjour... Dit-elle alors que je m'assois.
-Vous avez passé une bonne soirée.
-Oui excellente.
-Cool.
Je commence à manger mes crêpes.
-En passant, je vais chercher ma mère.
-Ah oui... Elle va mieux ?
-Aller mieux suppose qu'elle ait une fois eu mal.
Mariama hausse les épaules.
-Fatou est rentrée avec toi hier ?
-Oui et Safi dort dans une des chambres d'ami.
-Ok.
Fatou devait aller faire son opération. Même si on a pas parlé des détails, je suppose que c'est pour aujourd'hui. Il faut que je m'occupe du cas d'Assane, je dois aller voir mon avocat.
Pendant que je buvais mon café, je reçois un appel, d'un numéro non enregistré. Qui ça peut-être ?
-Allô.
-Idy c'est Anita. Je voulais savoir si tu n'as pas oublié de parler à Ousmane.
-Dans la mesure où il n'est que 10h, tu dois supposer que je n'ai pas eu le temps d'oublier. Anita je t'ai dit hier que j'allais lui parler. Je le ferais avant ce soir.
-D'accord. Au revoir.
-Au revoir.
Je raccroche avant de prêter attention sur le regard noir que Mariama était en train de me lancer.
-J'ai bien entendu Anita.
-Oui on avait un problème à régler.
-A c'est pour ça que tu voulais pas que je vienne parce que tu lui avais donné rendez-vous. Idy aurais-tu oublié ce qu'elle m'a fait ?
Putain, celle-là je ne l'ai pas vu venir. La prochaine fois je m'éloignerai d'elle avant de répondre au téléphone.
-Mariama on s'est vu hasardeusement. L'histoire d'Anita c'est fini. Et ne parlons plus d'elle sinon ça va juste créer des embrouilles.
-Elle t'appelle et tu me dis c'est fini.
-Mariama c'est pour des choses professionnelles pas personnelles, tu as bien entendu comment je lui ai parlé.
-Cela ne prouve rien.
-Tu sais quoi... Dis-je en me levant... Je dois aller chercher ma dingue de mère à l'hôpital. Je n'ai pas besoin qu'une autre dingue me serve d'épouse. Quand tu arrêteras cette jalousie abusive, fais-moi signe.
Je prends mes clics et mes clacs et je me casse.
Je croise Fatou dans le couloir. Putain Mariama a le don de m'énerver.
-Idy tu vas au boulot ?
-Non je vais d'abord chercher ma mère à l'hôpital.
-Si tu vas là-bas, dépose-moi là où je vais est sur ton chemin.
-Ok et je te préviens je ne suis pas d'humeur.
-Un problème avec madame... Sourit Fatou alors que je lui laisse un regard noir.
Je descends vite faite avec Fatou qui m'emboite le pas.
Nous entrons dans la voiture et Fatou m'explique où dois-je la déposer ? Alors que je commence à conduire, elle met la musique que je coupe aussitôt.
-Li la nakari tégoumalako dé (Je suis pas responsable de ton malheur)... Sourit-elle en me faisant sourire moi aussi.
-Mariama me met les boules quoi...
-Quoi qui ait pu se passer, c'est ta faute.
-Quand tu auras des problèmes avec Bab's, je te dirais la même chose.
-Bab's et moi sommes sur la même longueur d'onde.
-Si vous étiez sur la même longueur d'onde tu ne lui aurais pas menti sur ta virginité.
-D'accord je lui ai menti mais toi non plus tu ne lui as pas dit la vérité.
-Moi Bab's n'a pas le droit de m'en vouloir pour ne pas lui avoir dit ce qui s'est passé entre nous.
-Pourquoi ça ?
-Il est bien sorti avec toi durant des mois sans rien me dire. D'ailleurs même je ne comprends toujours pas pourquoi vous me l'aviez caché.
-C'est moi qui est demandé à Bab's de ne rien te dire, que je voulais le faire et lui il m'a laissé du temps qui a fini par déborder.
-Pourquoi il t'as fallu du temps ?
-A ton avis ??? Me nargue-t-elle.
-Donc tu vas à la clinique pour faire cette reconstitution ?
-Oui.
-Tu sais au moins que Bab's t'aurais aimé de la même manière même s'il savait dès le début que dans ta terminale tu as couché avec tous les mecs de ta classe... Souris-je.
-Oui je sais mais là c'est trop tard. J'espère juste qu'Assane ne parlera pas.
-S'il arriverait à parler Bab's ne le croirait pas. Il m'a dit hier ne plus considérer Assane comme son ami.
-Voilà qui nous arrange. La clinique est juste là... Dit-elle en me montrant un bâtiment du doigt.
Je gare la voiture avant que Fatou ne descende, je l'arrête.
-Je t'aurais donné cet argent sans broncher si j'avais su qu'après moi tu ne t'étais donnée à personne d'autre. Bab's a vraiment de la chance de t'avoir et je sais qu'il en est conscient. Bonne chance...
-Merci...Sourit-elle avant de partir.
****
Je suis allé chercher ma mère. Evidemment, je ne lui ai pas parlé du mariage. J'ai esquivé toutes ses questions et j'ai fait comme si je croyais encore qu'elle a voulu se suicider. Je la dépose vite fait avant d'aller au cabinet de mon avocat.
Je sais ce que j'ai prévu pour Assane. En gros c'est de lui faire signer un contrat factice, lui faire croire qu'une entreprise et un logement l'attendent là-bas et une fois sur les lieux qu'il se rende compte qu'il s'est fait piéger et qu'il reste sans rien mais pour ça j'ai besoin d'un complice.
VOUS LISEZ
Contre toute attente
RomansaUne chronique à la sauce sénégalaise avec une suite d'événements contre toute attente.
