A l'ombre de ton âme,
Âme mon amie,
Méfie toi, je me pâme,
Tant est noire cette nuit.
A l'ombre de la nuit,
Toi, si scintillante,
Je te vois, tu me souris,
Tu veux ma flamme vacillante.
A l'ombre des toits,
Je cherche une cachette,
Pour t'échapper, aux abois,
Protéger mon cœur de tes sonnettes.
A l'ombre de ta passion,
Je tente de vivre.
A croire que dans ta dimension,
Je ne suis qu'ivre.
L'ombre, ton ombre...
Tu ne vois pas ma douleur.
Tu ne vois pas que je sombre.
Tu ne vois pas flétrir mon cœur.
A l'ombre de ta bouche,
Tu te moques encore de moi,
Ce soir je me couche...
Vérifies demain, si je suis là.
Sous le soleil de midi,
Ou peut-être à quinze heures,
Je serai parti,
Loin de toi, plein de rancœur.
Un soir d'été, ou d'automne,
Tu te rendras compte,
Sous ce rire qui détonne,
Et tu auras honte.
Un soir d'hiver,
Seule sous ton drap,
Tu comprendras mon calvaire,
Et là, trop tard, mais tu me regretteras.
A l'ombre de mon âme,
Sans attache ni chaîne,
Libéré de tes armes,
Je regarderai mon futur, sans haine.
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Instants de vies
PuisiMoments volés. Imaginaires ou réels, prose où poésie. Envies d'écrire.
