7. Un excellent endroit pour se perdre

60 9 5
                                        

PDV Izia :

Je me réveille, secouée dans tous les sens. Y a des visages penchés juste au dessus du mien. Je m'apprête à gueuler mais une main se pose sur ma bouche pour me faire taire. Mais qu'est ce qu'il se passe ???

" Salut "

Waaaah je n'arrive pas à distinguer le visage penché au dessus de moi, la lumière est trop vive. Après quelques instants mes yeux se sont réhabitués à la lumière du jour. C'était juste une blague de mes deux imbéciles d'amis. Ça a marché j'ai flippé à mort. Titouan est au dessus de moi et me fait un grand sourire. Gwen est juste à côté de lui et affiche la même expression. Elle pointe du doigt le hublot contre lequel ma tête est appuyée. Je me retourne vivement et regarde l'extérieur. C'est trop beau. La baie de San Francisco sous mes yeux avec le Golden Gate dans le fond. Aujourd'hui il n'y a pas le mythique brouillard qu'on lui connaît, tant mieux.

Je descend direct de l'avion et me précipite à l'extérieur. Les deux autres abrutis arrivent un peu après et m'engueulent pour être partie sans eux, surtout Gwen parce qu'elle a promis à madame Pritchard de veiller sur nous. Bref, après la scène qu'ils m'ont fait sur le tarmac on peut tranquillement rentrer dans l'aéroport à la recherche de notre nouveau frère qui doit nous attendre près d'une cafétéria.

D'abord il faut reprendre nos bagages. On galère à la trouver avec tous ces gens qui vont dans tous les sens mais une fois qu'on l'a repérée on se poste juste devant. On attend. On attend 5 min, puis 15, 30. Y a toujours personne.

PDV Gwen :

Il est où le frère là ? Ça fait une heure et demi qu'on attend ! Putain ça commence bien. Déjà qu'on a dû partir seuls si en plus y a personne pour nous accueillir je sais pas comment on va faire. Il me semble que madame Pritchard m'avait donné l'adresse de la maison avant que l'on parte. Je cherche dans mes poches et trouve le bout de papier où est inscrite la précieuse adresse. On pourrait trouver un taxi pour s'y rendre, il doit bien être dans la maison le frère, il a peut-être juste oublié de venir nous chercher.

J'explique aux deux autres ce que je compte faire et ils m'approuvent. De toute façon ils n'avaient pas le choix. On reprend nos affaires et on se traîne jusqu'à la sortie à la recherche d'un taxi. Il y en a un qui stationne pas loin en plus il n'y a pas de clients. Cool. Je décide d'y aller. Je toque à la vitre, le conducteur dormait je l'ai réveillé. Rien à battre. Il gueule un truc en anglais je lui articule une phrase potable en lui montrant mon frère et ma sœur d'une main. Il acquise. Ça m'a l'air bon. Je fais signe aux autres de venir et on entasse nos affaires du mieux possible dans la voiture. Le conducteur fait une tête bizarre mais ne dit rien. Je lui dicte l'adresse et il démarre.

Durant le trajet j'observe notre nouvelle ville sans rien dire. C'est assez grand mais je repère déjà différents quartiers. Le véhicule s'arrête enfin devant une maison. Je règle le montant de la course et décharge les bagages. La portière est à peine fermée que le taxi s'est déjà éloigné d'une dizaine de mètres. La porte d'entrée de la maison est à égale distance. On parvient à y emmener toutes nos affaires en un seul voyage. Un petit exploit qui nous pousse à chantonner "We are the champions" comme des barges devant la porte et qui finit naturellement en crise de fou rire. Après m'être calmée je décide de toquer à la porte. Si notre frère est là il nous entendra et viendra ouvrir.

Ellipse

Ça fait plus de trois heures qu'on est là à attendre dehors. J'ai sonné et toqué à la porte sans relâche, on a fait le tour de la maison avec Tit et Izia à la recherche d'une porte mal fermée puis d'une clé cachée. Rien à faire, on est bloqués dehors et il n'y a personne pour nous faire entrer. Le frère américain est porté disparu, je commence à vraiment flipper.

Notre underground californienDes histoires addictives. Découvrez maintenant