Noms et familles

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Autour d'un thé, Lydia et Mycroft se retrouvaient. Ils n'avait rien à se dire. Ou beaucoup trop de choses pour de simple mots.

Mycroft regarda Lydia qui jouait avec son thé. Il voulait parler. S'excuser pour ce qu'il avait dit plus tôt, pour ce qu'il n'avait pas fait et ce qu'il avait fait après son départ. Il avait honte. Il était au dessus de ca. Il n'avait jamais sombré aussi bas. Tout ça en si peu de temps. Depuis des années il n'avait pas vu ces lames, tranchantes, glaciales comme la mort mais plaisante dans ces moments, également regrettable en face de ceux qu'on aime. En face de Lydia.

-Mycroft, tu n'as pas chaud? Demanda t-elle en levant la tête vers lui.

Elle a deviné! Hurla la conscience de Mycroft. Elle pouvait lire dans ses yeux et dans ses gestes comme seul son frère pouvait le faire. Elle était même encore plus douée que lui. Elle posa sa tasse et le regarda d'un air neutre. Il pouvait lire son message à travers ses yeux. "Avoue et assume ce que tu fais" ou encore "tu me dégoutes". Que de mots qui heurtaient le cœur de Mycroft.

-Un peu, finit-il par dire.

Il devait garder la tête haute. Peut-être qu'il s'affolait pour rien et qu'elle ne pensait rien de tout ca. Lydia releva ses manches et tapota sur ses avant-bras. Des traces blanches marquaient ses actions désespérées et violente. Elle plongea ses yeux confiant dans ceux de Mycroft, incertain. Elle se mit à sourire, doucement.

-Mycroft? Tu ne peux rien me cacher, dit-elle. À quelques petites choses près c'est vrai. Mais quand tu fais quelque chose et que tu sais que je le saurai, tu ne sais pas le cacher.

Elle afficha un sourire révélateur. Mycroft soupira et retroussa ses manches, tentant de cacher ses cicatrices.

-Tu sais ce que tu m'as dit?

-Oui. Je devrai t'en parler. Mais je ne trouve pas les mots, avoua t-il en détournant le regard.

Et le courage, ajouta t-il dans son fort intérieur. Elle posa sa main sur son bras et le caressa, doucement. Mycroft recentra son regard sur le visage de Lydia qui était doux et compréhensif.

-Je devrais m'excuser, dit elle en baissant les yeux.

Moi aussi.

-Je devrais faire des efforts, reprit-elle. Sherlock s'ennuie, alors je vais lui donner une distraction.

-Quoi? Demanda Mycroft sortit de ses pensées.

-Il veut savoir qu'est-ce qui est à l'origine de mon somnambulisme sanglant. Faute d'enquête intéressante.

-Mais, tu avais dis que tu ne voulais personne pour explorer ton passé, non?

-Oui, c'est ce que je lui ai dis, mais rien ne va le faire changer d'avis, n'est-ce pas? Dit-elle d'un sourire.

-Je trouverais une enquête de premier ordre pour lui, assez importante pour qu'elle le détourne de toi.

-Non, ce n'est pas pour ça que je t'en parle.

Elle enleva sa main du bras de Mycroft et les joignit devant son thé.

-J'aimerai que tu sois présent. Si tu souhaite avoir des réponses toi aussi, dit elle en lui souriant. Que nous puissions trouver une solution pour être un couple à peu près normal. Assez normale pour un Holmes.

Elle se mit à rire un peu. Mycroft ne s'empêcha pas de sourire. Il était content de la voir sourire. Il aurai pensé ne pas la voir dans un tel état.

-Donc tu serai d'accord? Demanda Lydia en reprenant son sérieux.

-Oui, bien sûr!

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Lydia était de retour dans son appartement et Sherlock sourit en voyant son frère entrer après elle.

-Tu es peut-être une alienne envoyé pour nous connaître et ensuite mieux nous éradiquer, dit Sherlock avec le plus grand sérieux du monde.

-Quoi?! S'exclama Lydia.

-C'est l'hypothèse d'Oswin, avoua Sherlock d'un sourire.

Lydia lança un regard vers Oswin qui préféra boire une gorgée de sa tasse plutôt que d'affronter sa colocataire en combat de regard.

-Tu es peut-être une super-espionne mais tu as été élevée dans le sens que tu ne te souvienne pas de ton entraînement.

-Quoi?

-Tu aurai été élevée comme tueuse mais tu ne t'en souviens pas, simplifia Oswin.

-John? Des questions? Demanda Sherlock.

Le docteur se leva et s'approcha de Lydia. Il finit par s'appuyer sur le dossier de son siège. Mycroft décida de s'asseoir dans le canapé et accompagna Lydia avec lui.

-Oui Sherlock. Lydia, est-ce que tu as des habitudes étrange, que ton orphelinat t'aurai appris?

-Hum. J'ai toujours gardé l'habitude de m'attacher le poignet quand dors... je n'ai jamais su pourquoi quand j'étais petite... enfin je crois que ca viens de là.

-Quel orphelinat étrange, tu ne trouve pas Sherlock?

John et Lydia posèrent leurs regards sur le détective qui garda le silence. Un silence studieux.

-Autre chose qui était étrange?

-Comme je l'ai déjà dis à Mycroft il y a longtemps, la plupart des adultes qui nous encadraient n'étaient pas présent de manière régulière, sauf la directrice. La plupart du temps, les adultes n'étaient pas là et les enfants devaient se débrouiller seuls pour une tâche précise. J'avais l'habitude de cuisiner pour les autres orphelins. Quand tout le monde avait finis de manger, seulement à ce moment les adultes apparaissaient et jouaient leurs rôles.

-Je vois, finit par dire Sherlock. John et moi allons faire quelques recherche. Mycroft, tu pourrais essayer de retrouver les autres orphelins qui étaient avec Lydia, ils ont peut-être des éléments en plus de ceux de la belle-sœur.

-Arrêtes de m'appeler comme ça! Dit Lydia.

Sherlock et John partirent et Mycroft les rattrapa à l'extérieur.

-Je ne peux pas, dit-il à son petit frère.

-Comment-ca tu ne peux pas? Tu ne peux pas sortir des sentiers battus pour ta petite-amie? Ton crush?

-Ce n'est pas ca... Je ne peux pas retrouver ces amis d'antan. Ils sont soit morts, soit disparut mystérieusement.

-Vous aviez déjà fais des recherches? Demanda un peu plus étonné John.

-Oui et je n'ai rien eu de concluant.

-hé bien laisse Mycroft de côté et appelle The Ice Man. Ce ne sera pas difficile pour le gouvernement britannique de retrouver quelqu'un. N'est-ce pas? Juste une personne.

Sur ces mots Sherlock partit pour de bon avec John, laissant Mycroft dans la rue.

Umbrella (tome 2)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant