Chapitre 2 ~ Keridwen

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L'herbe fut bientôt inondé par l'horrible lumière du jour. Déjà réveillée depuis l'aube, je scrute la ville comme la veille. Que faire aujourd'hui ? Partir ou rester ? Et si je restais ? Je pourrais m'amuser un peu plus longtemps ici...Un serpent blanc ondule sur le sol et s'approche vulnérablement vers moi. Il s'enroule autour de ma cheville, puis remonte jusqu'à mon bras pour ensuite se nicher autour de mon cou. Le serpent blanc me pique la joue, ce qui me fait froncer les sourcils, puis il redescend pour retourner sur l'herbe. Je sens une mauvaise onde dans mon dos et me retourne vers l'homme qui venait de reprendre sa forme humaine.

- Qu'est-ce que t'as fait à ma joue ?

- Je testai mon poison sur toi.

- Mon pauvre Chax ! T'es triste que ça ne marche pas sur moi, c'est ça ? Je ricane.

- Si tu savais...

Je ris sinistrement. Il jette de façon bourrin un sac de billet à mes pieds.

- Je sais vivre de façon délicate ma chère, assène-t-il avec arrogance.

- Bien sûr, en envoûtant et charmant, quelle belle façon.

- Ça marche et puis contrairement à toi, je me fais servir comme un roi. Les jeunes filles pourries gâtées de riches sont tellement influençable. S'en est presque ennuyeux tellement c'est facile. Tu devrais essayer, tu peux manger dans les meilleurs restaurants et dormir dans les meilleurs hôtels.

- Plutôt crever que changer, je rétorque en levant les yeux au ciel avant de continuer mon activité principale qu'est scruter la ville.

- Qu'est-ce que c'est ?

Je l'entends nettement se moquer derrière mon dos.

- Rien...

- Ah oui ? Donc ce n'est pas toi qui ai volé une feuille blanche ? T'as raison, c'est peut-être Nihil après tout ! Attention ! C'est le vol de la feuille blanche ! Un crime reconnu dans toute l'humanité !

Il continue de se moquer de moi tandis que je serre les poings et grogne, ce qui le fait rire.

- Ouh...elle est pas contente la petite !

Je le sens se pencher vers mon butin fraîchement récolté.

- Ne touches surtout pas au sac.

Il sourit, amusé que je défende ce qui m'appartient et s'approche doucement de moi.

- Ah oui ? Donc tu ne veux plus continuer notre pacte ? Si je me souviens bien...Tu me donnes la moitié de ton butin en échanges de quelques intéressantes informations. N'es-ce pas ce qu'on avait conclu ? N'es-ce pas pour ça que tu m'a rappelé ? Tu n'as donc plus envie de savoir l'identité de tes parents ? De tes frères et sœurs ?

- Mes frères et sœurs ?

Il sourit, menaçant.

- Peut-être que tu en as, qui sait. J'étais prêt à te le dire si tu m'avais laissé prendre ma partie.

Il joue avec une jolie liasse de billet. 

- Tes parents me payent cher pour te retrouver tu sais. Il n'y a que moi qui te connaît après tout, et puis vu ce que tu es devenue, tu serais leur fierté. Tu leur serais très utile aussi.

- Vas-y, je soupire.

Il sourit et se baisse vers leur sac. Il prend les montres en or surtout, et tout autres choses de valeurs. Il me laisse les billets.

- L'apparence compte beaucoup pour mon travail.

Je fais la moue. Son travail ? Mais oui, bien sûr, laisse-moi rire. 

- Alors ?

Il pose une main sur mon épaule.

- Ah ma chère Keridwen ! Si tu savais...

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