Chapitre 6 - Calypso

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Étant donné que je ne termine pas très tard le mercredi et que le lendemain je ne bosse que le soir, je décida d'envoyer un message à Adam.

"Ramène tes petites fesses chez moi, il faut qu'on parle"

Je venais de finir mon service et le directeur de l'établissement venait tout juste d'arriver pour prendre le relais. Je lui dis un au revoir de la main avant de passer par la porte de derrière.

L'autre me répondit presque immédiatement, à croire qu'il ne fait rien de sa journée à part attendre qu'un message apparaisse d'un coup sur son écran.

"Pas de problème"

Je commença alors à me diriger chez moi en traînant un peu des pieds. J'étais complètement perdue dans mes pensées et oui, je me suis presque prise un poteau dans le visage mais j'ai évité de justesse la catastrophe ainsi que le possible pique que m'aurait lancé l'autre loup.

En arrivant devant chez moi, ça ne m'étonna même pas de le voir là, adossé à ma porte.

-On dirait un chien errant qui cherche quelque chose à se mettre sous les crocs.

-Ça se peut, me répondit-il en faisant un petit sourire en coin.

Il s'approcha de moi et commença à me décoiffer à l'aide de sa main.
Je grogna et cet abruti ricana.
En même temps, je l'avais un peu cherché.

Je me recoiffa un minimum, j'ouvris la porte et il passa en premier. Il fit comme chez lui et il alluma la lumière avant de se laissait tomber sur le canapé.
Je leva les yeux au ciel même si j'en avais l'habitude.

-Eau ?

-Coca.

-Ice Tea ?

-Orangina.

-Fanta ?

-On va continuer ce petit jeu encore longtemps ?

-Bah c'est à toi de me le dire, lui répondis-je en lui lançant une canette de coca.

Puis, je le rejoignis.

-Alors, pourquoi tu m'as demandé de venir ?

-Tu vas rire.

Il se redressa et attendit patiemment ou pas, la suite.

-La pierre s'est fissurée.

Il fronça les sourcils.

-Il a commencé à dégeler...

Il arqua un sourcil.

-Punaise ! Mais tu ne peux pas juste deviner un peu ce que j'essaye de te dire ?!

-Si, mais je veux l'entendre de ta bouche.

-Jamais !

-Ne jamais dire jamais.

-Tu viens de le faire, lui dis-je en lui faisant de gros yeux.

Il me fit un autre sourire en coin.

-Je t'avais prévenu de toute manière que ça risquait d'arriver. Tu ne m'as pas écouté alors ne te plains pas maintenant.

Je me renfrogna et il me fit une pichenette sur le front en se moquant.

-Sinon, qui est l'heureux élu qui va devoir supporter ta mauvaise humeur continuelle ?

-Hum huummm ! Alala, mais c'est quoi ce chat d'un coup dans ma gorge ? Oh lala ! Hum huuumm !

Je me leva et partis dans la cuisine faire comme si j'allais chercher à boire pour le faire passer même s'il était inexistant.

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