Chapitre 3 - Rester calme

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Vous n'êtes pas les seuls.

Silence de mort. En même temps je m'attendais à quoi ? Je savais déjà quelle serait la réponse de toute manière. 

Je me tournait discrètement vers mes camarades et constatai leurs visages désemparés. Sarah me regardait avec des yeux de chiens battus, perdue j'imagine. Denis fixait Scott avec incompréhension et Maxime et Rémi se fixaient, le regard vide. Ils devaient tous se faire mille films dans leur tête, imaginer comment c'était possible et comment on pourrait changer ça. Je m'en voulait de ne pas leur répondre. Mais je devais attendre.

Scott nous invita à le suivre pour une visite de l'internat. Il nous expliqua que, avant tout ce bordel, l'internat était géré par deux trois adultes internes et par des élèves présents depuis longtemps ici. Dont lui, et deux ou trois autres personnes. Il nous expliqua que c'était suffisant malgré la grande superficie de l'internat car tout était très bien géré et organisé par l'administration de l'université. 
Il nous expliqua que ses parents étaient morts il y a cinq ans, dans un accident. Chloé avait son père en Amérique et sa mère à l'hôpital, Eliott rentrait chez lui le weekend. Enfin, maintenant tout les parents n'étaient plus là, qu'il soient, en Amérique, en France où en Australie. On croisait quelques personnes, un certain Pierre, une certaine Emilie et d'autres dont je n'ai pas retenu le nom. Ils avaient tous l'air d'errer dans les couloirs, tous aussi perdus. Puisque j'étais dans mes pensées je n'ai pas vraiment suivi la visite et on retourna à l'accueil aussi vite qu'on en était parti. Scott nous demanda si on voulait rester et donc si on voulait des chambres. Tout mes amis se retournèrent vers moi en me regardant avec espoir. J'avais apparemment pris un rôle de chef. Je suis pas très fan de devoir prendre les décisions mais je pense qu'en étant celle qui était la moins perdue j'était un choix logique. 

- Me regardez pas comme ça ! On reste, c'est bon ! Dis je en levant les yeux au ciel.

Soupir se soulagement général. Bande de paresseux. Mrjemelapète repris son  air de chef et indiqua à l'aide d'un plan les chambres de mes amis. Quand se fut mon tour il me regarda avec un grand sourire.

" Quoi ? Demandais je blasée. Qu'est ce qu'il me veut encore lui.

- Désolé ma belle mais je n'ai plus de chambre pour toi ! 

Ca le faisait rire. Pas moi. Il commençait sérieusement à me courir sur le système. 

- Arrête de m'appeler "ma belle" ou je t'en colle une. Et puis tu vas te débrouiller et me trouver une chambre maintenant ou je t'en colle une autre !

- Tu ne m'en a pas encore donné... Commença-t-il avec son sourire niais.

Fallait pas me chercher. Je le coupa en lui donnant une bonne claque. Histoire de le réveiller. Je suis pas d'humeur, fallait le comprendre avant. Il me fixa, stupéfait. Ce qui n'était pas du tout crédible avec la marque rouge sur sa joue. Si j'avais raison sur qui il est alors il l'avais mérité et il méritait même beaucoup plus. Et donc je ne regrettais pas. Mais si j'avais tort.. alors j'y étais allé peut être un peu fort...

" Maintenant je peux t'en donner une autre si tu ne me trouve pas de chambre. Et je lui fit un sourire faux. Je crois qu'effectivement j'y était allé un peu fort.

- Tu... Tu... Bégaya-t-il. 

Tous me regardaient avec des yeux ronds. Au moins j'étais sure de me faire respecter par Eliott, il était pâle et avait sa lèvre inférieur qui tressautait légèrement. Maxime m'entraîna dans le couloir, pendant que les autres partaient se réfugier de sommeil dans leur lit.

" Pourquoi t'a fait ça ? Tu es folle ou quoi ? Comment veut-tu qu'ils nous acceptent si tu fais ça. Ok il t'a cherché mais pas à ce point. Il pris un ton moralisateur en me toisant, presque vexé. C'est pas lui que j'ai frappé, pourquoi il s'énerve.

- C'est bon ! Je lui ai juste donné une baffe !Je vais me calmer si lui aussi il se calme. J'ai pas besoin d'un nouveau père. Cette idée me fit monter les larmes aux yeux. Je baissa la tête. Maxime ne vit rien et tant mieux. Je fais la maligne mais intérieurement j'en mène pas large. 

- Maintenant tu peux être sure qu'il va te le faire payer..

- Ça c'est sur ! Scott s'avança  vers moi, encore et toujours avec son sourire de %!?@ç9&. Je t'ai trouvé une chambre la miss. 

J'avais dit que je me calmerai, j'ai pas dit quand. Et si il continue avec ses surnoms je vais avoir du mal à rester zen.

- Je dormirai où ? 

Respire Anaëlle, tout va bien se passer. 

- Avec moi, dans ma chambre.

Je vais exploser. Pardon ???!!!


Pas fan de ce chapitre, Anaelle est un peu trop violente à mon gout mais elle a ses raisons hehe...
800 mots

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