Cela fais tellement de temps que je errais ici que je ne me rendais même plus compte de mon apparence plus que pitoyable. Je donnerais tout pour simplement avoir une autre vie mais le problème c'est que je n'avais rien.
Avant, quand je me trimballais la nuit, j'avais du frisson, de la peur quand certain gars me regardaient comme un bout de viande bien fraiche. Mais maintenant je suis inerte, je m'étais faite attaquée plusieurs fois et au lieu de me défendre j'avais été bien docile et on va dire que tout s'étais bien passé.
J'étais peut-être née pour vivre dans la rue. J'avais pris mes repères, je voyais ce que personne ne voyait, je devais avoir l'apparence d'un zombie comme dans ce fameux film que Sébas...
Bref personne ne veut savoir ça...
Finalement c'était plutôt bien de ne rien ressentir, de ne plus avoir peur de l'avenir. Rien ne pouvait finalement être pire que ce que j'avais vécu. Comme sur une scène de crime, j'attirais les corbeau et désormais j'allai m'endormir tel un oiseau.
Je ne comptais pas me battre. D'ailleurs me battre pour quoi ? La perte n'étais pas le pire, le pire c'était de ne pas avoir les armes pour se battre.
Déjà je n'avais pas les armes et ensuite, je n'étais qu'une misérable enfuie du nid.
Cela faisait maintenant un bon moment que je marchais sans réfléchir, j'étais redevenue animale.
J'avais besoin de manger je volais, j'avais besoin de dormir, je me couchais à même le sol, de temps en temps j'allais dans l'eau surnommé le Rhône par ici et je me contentais de cette eau quelque peu trop fraiche pour me décrasser.
Mais alors que je tourna la tête j'aperçue un petit carnet. Il était brunâtre et entiché d'un cordon qui ressemblait beaucoup à du cuir. J'étais impressionnée par son épaisseur, il semblait ancien, ou alors perdu depuis un bon moment...
Mes pensées dévirent vers mon propre journal qui lui avait été saisi par la police, c'était ce qu'ils considéraient comme une preuve de grande importance et donc ce qui avait justifié selon eux son vol.
Mon journal était plus petit que ce carnet et bleu, celui que je tenais dans mes mains ressemblait plus à un livre finalement. Un livre oublié, un peu comme moi...
Il devait être ici depuis longtemps alors que je ne souvenais même plus du jour où j'avais quitté le centre...
Je partie m'assoir sur le bord du quai, les pieds dans l'eau je commença à en défaire le lien.
C'étais un simple nœud, un de ceux que Sébastian m'avait appri. J'étais fière qu'une part de ce qu'il m'avait appris soit toujours là encrée en moi à jamais.
Lorsque je repoussa la page de couverture et trouva la première page je fus aussitôt fascinée.
Dans une encre noire des plus foncée était gravé: "Le journal de Gallia"
Je ne savais pas qui était Gallia mais rien qu'à voir la suprématie de son écriture j'en eu de la peine.
Perdre son journal était quelque chose d'indéfinissable, je connaissais ce sentiment même si moi ce qui me brouillait la vue de rage dés que j'y pensais c'étais que mes plus profondes craintes et mes plus chérissable souvenir avaient servient d'arme contre le seul qui m'avait protégé jusque là.
Je savais ce que cela faisait de savoir qu'on lisait son journal mais je repoussa cette culpabilité vraiment très mince pour satisfaire le besoin imperméable, celui de rencontrer l'inconnu.
Je tourna donc la première page et essaya à plusieurs reprises de lire la page. Pas que l'écriture avait changée, mais j'avais toujours eu quelques difficultés pour lire, difficultés qui disparaitraient avec un peu d'entrainement.
Chère inconnu(e),
Je ne te connais pas et tu n'as aucune idée de mon identité. Ce que l'on sait l'un(e) de l'autre c'est que tu rêve d'assouvir ton besoin de renouveau. Et moi? Pourquoi ais-je commencé à tout écrire sur papier? Tout simplement parce que je n'en pouvais plus de tout garder pour moi.
Il arrive des moments, des jours où tu te rends compte qu'à force de prendre les mauvais chemins, à force de faire le mauvais choix, tu perds tout.
J'ai tout perdu, j'ai perdu l'amour de ma vie, j'ai perdu ma réputation de femme de bonne famille bien sous toutes les coutures et j'ai perdu mes illusions.
Moi qui croyais que quelqu'un serais toujours là pour moi, je rêvais, je rêvais comme ces pucelles du credo, je nageais dans un infame cauchemar.
Quand tu penses que ta meilleur amie celle qui devait être ta soeur ne voyais rien, que tes parents ceux qui sont porteur de ton sang ne font que se cacher derrière un sourire rassurant, quand ton frère t'abandonne pour partir à la guerre. Quand finalement ceux en qui tu croyais, ceux en qui tu avais confiance, pour qui tu pourrais ôter une vie ne sont que désillusion.
Dans ce cas là tu perds cette dernière part de toi, celle qui devait vivre en chacun d'eux. Tu ne vis plus, tu n'es plus rien. Je ne veux pas que ça t'arrive même si j'ai le sentiment que pour avoir trouvé mon chemin tu es déjà en bonne voie vers la perdition.
Je veux te raconter mon histoire comme un livre, comme quelque chose de délirant, comme une simple légende. A toi de me croire ou non.
Mais si tu choisi de le faire ne soit jamais déçu(e), jamais puisque ce que je raconte ne m'hérite ni compassion, ni soulagement.
Nous somme les auteurs de nos propres vies, nous pouvons détruire celles des autres mais aussi les enrichir. L'homme que j'ai aimé, et que j'aime encore m'a autant enrichie que détruite.
Et je crois finalement que chacun s'est servit de moi comme il l'a pu.
A tel point qu'aujourd'hui je ne me sens plus de mentir, de cacher la vérité par un mensonge de plus...
Je t'en prie poursuis ta lecture à la page suivante...
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Sansnom
Teen FictionJe ne pourrais pas remonter des années en arrière pour découvrir qui étaient mes parents. Je ne pourrais pas non plus vous expliquer pendant des heures ce que je suis censée faire sur cette terre. La raison est tout simplement que je n'ai rien appr...