JAYRON:
J'ai pu résister au baiser avec Alonïs. Où plutôt, c'est un événement qui a fait que je ne pouvais succomber.
Quelqu'un a toqué à la porte. C'était Carène et une femme médecin. Non, pas le Dr Queen. Le Dr Macdinan Elisabeth qui a prise en charge Alonïs à son arrivée.
Elle s'est permise de prendre des clichés lors de son examen clinique. Les photos pour prouver que l'agression a eu lieu. Comme elle l'expliquait...
- Alonïs... Avec la morsure nous pouvons accusé ton agresseur, preuves à l'appui. Les marques de dents sont très distinctes, il n'y aura aucune difficulté à le mettre derrière les barreaux.
- Ai-je le temps de réfléchir ? Combien si, oui ? Je ne sais pas si je veux porter plainte... Avait-elle rétorqué.
- Oui, tu as le temps. Les agressions sexuelles peuvent être mises à jour, plusieurs années plus tard. Mais cet acte n'ayant pas abouti jusqu'au bout, je ne suis pas sûre que tu puisses attendre aussi longtemps. Mais quelques jours, c'est possible.
J'adorais son éloquence. Elle trouvait tout les synonymes pour ne pas dire viol. Afin, que sa patiente ne soit pas trop choquée. Elle lui a prescrit des calmants, seulement en cas de besoin.
Puis des séances chez un psy pour que lui mette le vrai mot en place petit à petit. Car il faut mettre le vrai mot dans le cerveau de la victime pour qu'elle ne minimise pas cet acte. Ou encore pour qu'elle ne pense pas que les gens trouvent ceci normal. Surtout pas ! Viol est un mot tabou... Non ! Il faut donner le terme correct de ces agissements.
Après la consultation et la paperasse, Carène désirait passer à la pharmacie pour les médocs. Sortant de l'hôpital, je me suis stoppé en annonçant que je devais me doucher et me reposer après cette nuit blanche.
Le regard d'Alonïs m'a toublé. Elle souhaitait que je reste à ses côtés, mais ce n'est pas une bonne chose.
Je l'ai prise dans les bras et lui ai chuchoté...
- Je passerais ce soir, mais à l'abri des regards. Ok ?
- D'accord. Murmurait-elle en laissant un bisou dans mon cou.
Multitude frissons se firent sentir. Avec dureté, je me suis séparé de cette douce étreinte.
Doucher, je l'ai fait. Dormir... Négatif ! J'avais un rendez-vous pour mon boulot et je ne pouvais le rater.
Quelquefois, on laisse libre court à mon imagination. Quand c'est comme ça, je me passionne pour ce que je suis en train de créer. D'autres, voyant un tatouage sur une photo ou sur quelqu'un, désirent le même.
Ark... Je n'aime pas ces moments là.
Je suis sur le point d'achever un dragon rouge. Quelle originalité, hein... Je m'ennuie à le reproduire, mais bon... C'est le choix du client.
Et puis si je bougonne, c'est que l'heure tourne et j'ai envie de retrouver ma timide.
Mettre trois plombes à faire un dessin banal, ne m'enchante vraiment pas. Le soir est déjà bien entamé, vu que nous avons pris des pauses entre eux. Monsieur le tatoué ayant des douleurs. Quel nana ce type ! Ça va, c'était dans le dos. Ce n'est pas comme si c'était le cou ou les parties génitales, non plus.
Enfin, je finis les dernières retouches. Il se rhabille, après avoir contempler l'œuvre, me paie et se tire. Pas trop tôt !
Je jette l'aiguille et les gants. Me désinfecte comme toujours. Je pars fumer une clope dans l'arrière boutique, après avoir fermé derrière lui.
Je suis angoissé pour la discussion que je dois avoir avec Alonïs. Je ne sais pas comment elle va le prendre.
En prenant une bouffée et inspirant l'air tueur, un rire sarcastique s'échappe. Rejetant la fumée en même temps.
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Leave me
RomanceJayron Torn est le bad boy du bahut. Arrogant, provocateur qui adore chercher Alonïs Smith. Elle qui est douce et timide. La seule qui ne lui coure pas après. Ils se connaissent depuis le collège et lui, il s'est amouraché d'elle. Sans s'en rendre...
