La raison n'est pas telle qu'elle le voudrait car les mots ne peuvent y accéder. La raison ignore les mots mais les mots sont sans raison.
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C'est comme une explosion,
Une explosion de couleurs Dans l'antre de mon cœur,
C'est comme une explosion.
Ce creux profond de mon corps, Là où coule la peinture du silence Là où dessine la craie de l'absence Et où les maux semblent se rappeler les tords.
Mon cœur se serre,
Dans un trait furtif, j'expulse la haine, À quoi bon la laisser gâcher un si beau tableau...
Enfin ce qu'il en reste.
Les couleurs se mélangent dans une spirale transparente C'est comme une explosion décadente, Un sursaut d'émotions en pleine ébullition.
Prêtes à briser ce film protecteur, Censé garder de ce tableau, toute sa splendeur
Mon cœur se serre,
Le blanc et le noir se livrent bataille.
Faut-il être plus vif d'un côté ? Plus sombre de l'autre ?
Les couleurs se livrent bataille, Au sein d'un portrait aux lignes courbées Elles se disputent la plus belle taille, Sans savoir que toutes sont égalées.
C'est comme une explosion,
Je les envoie toutes valser !
Au diable ces querelles nuancées, J'ai pas signé pour un prix de compétition.
Je les envoie valser,
De toute façon, aucune sera mise en exposition.
Mon cœur se serre, Enfin presque
Il se laisse aller sous la peinture ; Celle de la délivrance Je chasse la douleur des cris silencieux, De mon coup de crayon si précieux.
Au creux profond de mon corps, Là où se dessine le portrait de mon âme Les émotions se croisent à chaque rebord, Mais c'est mon cœur qu'elles condamnent.