QUAND LA NUIT REVIENT.
Quand la nuit revient,
Que je suis seul,
Elles arrivent,
Sans faire de bruit,
Mais fidèles à ce
Rendez-vous,
Mes craintes, mes angoisses.
Compagnes obscures,
Fantômes riants ou pleurants
Trésors enfouis que
J’espérais perdus.
Elles me hantent,
Me prennent à la gorge.
Me renvoyant
Le côté sombre de
Mes pensées.
Pourtant, je les aime.
Elles sont mes sources
D’inspiration.
De celles qui
Me permettent
D’écrire, de composer.
Je les crains, mais
Elles me sont nécessaires.
Je ne peux vivre sans
Elles.
Chaque soir
Je les attends
Avec cette peur
Mélangée de plaisirs.
Douceur masochiste.
Elles s’effaceront,
Au renouveau du
Soleil.
Me laissant au fond
De la gorge
Les mots, témoins
De ma folie.
