Épisode 22

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***Leïla***

J'ai dit qu'il fallait que je fasse quelque chose eh bien me voilà arrêtée devant la chambre d'hôtel de Liliane attendant qu'elle m'ouvre. Il est 7h mais je ne pouvais pas attendre encore. Je préfère faire ce que j'aie à faire ici à l'hôtel avant d'aller voir Prunella à l'hôpital. J'y vais chaque jour, mes beaux-parents aussi et des fois Aaron mais elle demande chaque jour après son père. Bien entendu on invente quelque chose.

Liliane ouvre la porte et à peine elle se rend compte que c'est moi devant la porte qu'une gifle s'abat violemment sur sa joue.

Moi : Ça c'est pour la gifle que tu m'as donné l'autre jour.

Elle n'a pas le temps d'ouvrir la bouche qu'une deuxième encore plus violente s'abat sur sa même joue.

Moi : Et ça c'est pour tout le mal que tu as fait et fais à mon homme.

Liliane (n'en revenant pas) : Mais...

Je serre les dents et m'avance dangereusement d'elle ce qui l'a fait reculer.

Moi : Maintenant je te conseille de signer ces foutus papiers du divorce et de disparaitre définitivement de la vie Kelvin. Prunella reste avec nous de toutes les façons Kelvin en a déjà la garde totale. Peu importe ce que tu diras elle reste sa fille. Elle sort cette semaine donc tu as jusque-là pour tout arranger et partir (m'approchant d'elle) et si je te revois encore roder autour de ma famille tu verras pour la première fois de ta chienne vie une femme défigurée en colère et je peux te dire que ce n'est pas jolie à voir. (Appuyant sur les mots) J'espère que je me suis fait bien comprendre. Sur ce bonne journée.

Je ne la laisse pas répondre et fiche le camp. Kelvin a raison quand il dit que je devrais arrêter de me faire marcher dessus. Je devrais apprendre à me défendre et à défendre ce qui est à moi. Je ne permettrai plus à personne de venir foutre le bordel dans mon couple même pas Kelvin quitte à me battre avec lui.

J'entre dans la chambre d'hôpital de Prunella où elle est en train de prendre son petit déjeuner. Enfin on l'oblige à le faire. Elle déteste la nourriture de l'hôpital et c'est normal c'est infecte à mon goût. Je lui ai donc envoyé un petit panier rempli de petits trucs qu'elle aime bien. Dès qu'elle me voit elle se met à sourire, elle sait que je viens la sauver de cette torture. Je demande à l'infirmière qui s'occupe d'elle de nous laisser pour que je puisse m'occuper d'elle.

Moi (m'asseyant) : Alors ma puce tu ne veux toujours pas manger la nourriture de l'hôpital ?

Prunella (grimaçant) : Non c'est dégueulasse. Tu m'as apporté quoi ?

Moi : Du pain avec du jus de fruit et des pommes.

Prunella : Super Maman Leïla ?

Moi (déballant le panier) : Oui ma puce.

Prunella : Papa, il est fâché contre moi ?

Moi : Quoi ? Non bien-sûr que non ma chérie.

Prunella : Mais pourquoi il ne vient jamais me voir ? Je veux le voir moi.

Moi : Oui je sais et lui aussi mais à chaque fois qu'il vient tu es endormi. Mais je te promets qu'il sera là à ta sortie et il te ramènera à la maison.

Ça je peux te le promettre ma chérie. Il sera bien là quitte à l'y trainer par les cheveux même s'il n'en a pas.

Prunella (petite voix) : D'accord.

Moi : Bon maintenant mange, il sera bientôt l'heure de ton repos.

***

Il est presque 4h et Kelvin n'est toujours pas rentré. Kelvin n'est toujours pas rentré. J'en ai vraiment rat le cul. Non mais il se prend pour quoi à la fin ? Qu'il soit abattu déprimé, mort même oui ça je l'accepte mais qu'il découche ça NON. Je refuse ça. Est-il le seul à souffrir dans cette histoire ? Non. Donc qu'il se reprenne ou je pars. Oui je pars parce que je ne peux pas continuer ainsi. Je supporte ses sottes d'humeur depuis trop longtemps maintenant. J'ai promis à Prunella que son père serait là à sa sortie et je vais faire en sorte qu'il le fasse mais s'il s'entête à s'enterrer eh bien je le laisserai faire. J'en ai par-dessus la tête maintenant.

LeïlaDes histoires addictives. Découvrez maintenant