Chapitre 30: Kidnapping (2ème partie)

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-Mets-la à côté de l'autre ! Intervint une voix. Ça fait deux heures qu'elle est dans les vapes. Tu as dû la frapper trop fort. Le chef ne va pas être content.

-Je m'en fous. De toute façon, il a dit qu'il voulait la buter à la fin, répondit une autre voix, tout en jetant l'autre otage près de moi.

-Alors pourquoi la vieille est là ?

-La vieille vous emmerde ! Rétorqua ma belle-mère.

-La ferme toi sinon je te tue. Le boss s'en balance de toi. Tu es optionnelle.

Je sentais que Magdalene allait protester mais les deux hommes ne lui laissèrent pas le temps. En effet, ils fermèrent la porte. D'un coup, j'ouvris mes yeux. Je levais mon regard vers la blonde décolorée avant de prendre la parole.

-Bonsoir Magdalene.

-Oh non ! Pas toi, s'exclama-t-elle.

-Je suis ravie de vous revoir aussi, dis-je en ouvrant de nouveau mes menottes. Alors ça fait quoi d'être enfermée ?

-Le seul côté positif est que je ne me suis pas fait avoir la première.

-Vos gardes du corps n'ont pas réussi à vous protéger ?

-Ils ont été tués, répondit-elle.

-En tout cas, ils ont pas fait une affaire en vous kidnappant. Il y a pas plus désagréable que vous.

-Dit la fille qui a le plus mauvais caractère du monde. Je comprendrais jamais ce que mon fils a trouvé en toi. Son ancienne petite-amie était meilleure.

« Ça, ça fait mal », pensais-je. C'était comme si elle m'avait enfoncé un pieu dans le cœur. Deckard m'avait déjà dit qu'il y avait eu une fille avant moi. Pas du tout sérieux mais bon. Savoir que ma belle-mère préférait une fille temporaire à la mère de ses petits enfants, ça piquait. Je me levais sans lui lancer un regard, essayant de trouver un moyen de sortir. Là, ma détermination était de retour. En aucun cas, je n'allais passer du temps avec elle. En plus, à cause de ces putains d'hormones et bah, j'avais envie de pleurer. Normalement, des trucs comme ça ne m'affectaient pas mais j'aimais vraiment Deckard. Personne ne pouvait en douter. Une larme coula sur ma joue mais je l'essuyais rapidement. Elle ne devait pas voir que ses mots m'avaient touché.

-Bon, c'est quand que tu me libères ? S'exclama la mère des deux Shaw.

-Démerdez-vous ! Rétorquais-je en crachant tout le venin que j'avais.

-Co...

-Oh la ferme, c'est bon !

Elle allait protester mais je ne lui laissais pas le temps. Je me dirigeais de l'autre côté à la recherche d'un moyen de s'échapper. Après plusieurs minutes, je m'avachis par terre. Aucune possibilité de sortie. On allait devoir se supporter encore. Je m'installais plus confortablement contre le mur et par réflexe, je mis mes mains sur mon ventre. C'était vrai qu'à cause du kidnapping, j'avais un peu oublié le bébé. Vous devez m'imaginez assisse, belle,... Imaginez plutôt une grosse baleine, c'était plus réaliste. J'approchais mes mains de ma bouche et essayais de me réchauffer. Il faisait assez froid et quand tu avais qu'une simple t-shirt, jogging et des chaussettes, tu te les gelais facilement. Je sentais déjà le bout de mon nez, mes oreilles, mes pieds et mes mains devenir des glaçons. En même temps, je m'en foutais. J'avais connu pire. Tout ce qui me préoccupait, c'était que le bébé soit au chaud. J'étais rassurée à chaque fois que je le sentais bouger.

L'autre était aussi dans son coin à tenter de se libérer de ses entraves. J'adorais la voir en difficulté alors que j'avais réussi à me sortir en moins d'une minute top-chrono. Alors que je commençais à m'endormir, j'entendis la voiture revenir. Je me levais difficilement. Vous auriez dû voir ça. J'étais obligée de rouler en m'aidant du mur. Un truc super comique quoi. Bref, après plusieurs tentatives, je parvins à me hisser sur mes pieds. J'avais localisé une planche de bois, qui était maintenue au mur par un clou rouillé. Je tirais dessus et elle atterrit dans ma main sans difficulté. Je me plaçais derrière la porte et attendis les invités. Magdalene me faisait signe de venir la détacher mais je n'y prêtais pas attention. Finalement, la porte s'ouvrit.

-Putain, elle est plus là ! Comment elle a fait pour sortir ? Le chef va nous tuer ! S'écria le premier type en entrant.

-C'est pas possible, déclara l'autre en s'introduisant à son tour.

Quand ce dernier apparût dans mon champs de vision, je lui assainis un coup à l'arrière de la tête, comme moi tout à l'heure. Je devais évacuer toute la rage que j'avais. Il tomba au sol, inconscient. En même temps, avec la force à laquelle j'y étais allée, s'il était resté debout, il était fort. L'autre homme se retourna mais je l'accueillis à son tour avec la planche. Au début, il se protégea avec ses bras mais je profitais de son manque de concentration pour le frapper dans les bijoux de famille. Il se plia en deux et j'en profitais pour le mettre KO grâce à la planche.

-Ouah ! Ça c'est de l'action !

-Bon, maintenant que tu t'es fais plaisir, tu me détaches ! Ordonna la blonde.

-J'hésite. Pourquoi je le ferais alors que vous me faites vivre un enfer ? Pourquoi je ferais ça alors que je fais tout pour être gentille avec vous et la seule chose que vous trouvez à me dire c'est que vous préférez l'ex de votre fils ? J'attends votre réponse. Je me disais aussi, déclarais-je quand je ne reçus que le silence.

-Si tu me détaches, je pars de New York dès demain.

-Vous ne viendrez plus chez moi sans prévenir. Vous pourrez prendre contact avec vos fils mais je ne veux pas que vous approchiez mes enfants. Je ne veux pas que vous rattrapiez le temps perdu avec vos enfants sur les miens. Nous ne sommes pas du même monde.

-Ça, je le confirme, murmura-t-elle. Bon, j'accepte. Tu me libères ?

Je me mis à son niveau, du moins, j'essayais. Je repris mon épingle à cheveux et refis mon petit tour de passe-passe pour libérer ma future belle-mère. Cependant, alors que j'étais en plein travail, la mère Shaw essaya de me prévenir de quelque chose mais elle ne fût pas assez rapide. Je sentis le canon d'une arme contre mon crâne.

-Bonsoir Pauline, intervint une voix que je reconnaissais parfaitement, malgré ces nombreuses années.

-He...

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase car je fus de nouveau assommée. Deux fois dans la même journée, ça devenait répétitif. 

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Pauline Toretto (spin-off)Des histoires addictives. Découvrez maintenant