Chapitre 28: Colère

1.2K 57 5
                                        

-C'était tellement bien le Japon ! S'exclama ma fille en sortant de la voiture. On peut y retourner ?

-Si l'affaire en cours est acceptée, on y retourne dans cinq mois.

-Pas avant ?!

-Je ne peux plus prendre l'avion dans un certain temps à cause du bébé. Et tous ces voyages me fatiguent. Déjà que le médecin m'a dit de ne pas trop bouger, j'ai déjà désobéis à ses recommandations. Promis, on y retourne dans cinq mois. Au fait, ne dis pas à ton père qu'on est allées à une course de rues, s'il te plaît. Sinon, il me tue, murmurais-je la dernière partie.

-D'accord. Mais à une condition.

-Laquelle ?

-Je peux aller voir tonton Matt pour lui donner son cadeau.

-Marché conclu.

On se mit à marcher jusqu'en direction de l'ascenseur. On venait de rentrer de Tokyo et je pouvais vous assurer qu'on s'était éclatées un max. J'avais aidé à la rédaction des papiers administratifs, à la réparation de certaines voitures,... Et bien sûr, nous étions allées à la course. Claire avait eut des étoiles pleins les yeux et j'avais été obligée de lui tenir la main pour ne pas la perdre dans la foule. Je crois bien qu'elle avait hérité du côté Toretto concernant les voitures. En même temps, ça me faisait plaisir mais je ne voulais pas qu'elle suive le même chemin que moi. Je n'étais pas vraiment un bon exemple.

-Maman, tu viens ! Intervint Claire, ce qui me sortit de mes pensées.

L'ascenseur venait d'arriver et je ne l'avais pas entendu tellement j'étais en pleine réflexion. Finalement, je montais dedans et appuyais sur le bouton 5. Pendant que je descendais, ma fille resta dans l'ascenseur pour monter au 7ème étage. Après quelques secondes, j'arrivais devant chez moi. J'insérais la clef dans la porte et l'ouvris.

-Je suis de retour, m'écriais-je contente.

-Ça s'entend ! Rétorqua une voix que j'aurais préféré ne jamais entendre de nouveau dans ma vie.

-Vous ! M'exclamais-je plus que surprise.

-Moi !

-Qu'est-ce... Toi ! Dis-je en désignant Deckard. Viens !

Il se leva de façon mollassonne de sa chaise, ce qui me mit les nerfs encore plus à vif. Quand il arriva près de moi, je l'attrapais par sa cravate et le tirais dans « notre » chambre. J'entendis au passage Owen lâcher un petit rire.

-Qu'est-ce qu'elle fout ici ?!

-Je ne sais pas. Elle était là quand je suis revenu des courses en début d'après midi. Le fils prodige a dû lui ouvrir.

-Je ne vais pas accueillir tous les Shaw chez moi. Je ne suis pas un hôtel. Et c'est... c'est ta mère !

-Tu as un problème avec ma mère ? Demanda-t-il un sourire au coin.

-Non. Enfin... On va dire que la dernière fois que je l'ai vu, j'ai cru qu'elle allait me jeter son thé en pleine face. Et je suis quasiment sûre que je ne suis pas dans ses bonnes grâces.

-Mais non, pourquoi tu dis ça ?

-C'est très simple. J'ai envoyé ses fils en prison et j'ai failli les tuer. Je pense que ce sont de bonnes raisons.

-Mais tu oublies les côtés positifs aussi. Tu as aidé Owen en le sortant de prison, tu m'as sauvé pleins de fois la vie quand nous étions à l'armée. Et surtout, s'exclama-t-il, tu es la mère de deux de mes enfants. Jamais elle ne te fera du mal. Et même si elle essaye, je suis là. Je t'ai déjà perdu une fois et je ne le supporterais pas une deuxième fois. Je pense qu'elle veut juste connaître sa petite-fille, sa future belle-fille et son petit-fils en route. D'ailleurs où est Claire ?

-Chez Matt. Et j'espère que tu as raison. Elle ne va pas rester jusqu'à la naissance du bébé, si ? Le questionnais-je.

Il fit une légère grimace avant de sortir de la pièce. Je le suivis et allais pour protester mais je n'eus pas le temps car il était déjà dans le salon où le reste de la famille était.

-Je vois que tu l'as remise enceinte! Déclara la mère de Deckard. La grossesse ne lui va pas du tout.

« Et de un », pensais-je. Mon regard se tourna vers mon futur-mari. Il me fit signe de respirer profondément pour garder mon calme. Je m'exécutais mais à trois, j'explosais.

-Moi aussi je suis ravie de vous voir, Mme Shaw. D'ailleurs, que me vaut l'honneur de votre visite ?

-Je viens voir ma petite fille et mes fils. Je n'ai pas le droit ?

-On va dire que j'aurais préféré être prévenue à l'avance mais bon...

-C'est sûr qu'un petit coup de ménage aurait été nécessaire.

« Et de deux! », pensais-je. Je me dirigeais vers la cuisine pour me préparer un thé et pour oublier temporairement l'invitée non voulue chez moi. Une fois la tasse prête, je retournais dans le salon.

-Où est ma petite-fille ?

-Chez un ami à moi. Il habite au septième.

-C'est un autre amant à toi, rétorqua du tac au tac ma future belle-maman.

-J'en ai assez ! M'écriais-je soudainement en reposant un peu trop brusquement ma tasse de thé. J'ai été gentille avec vous et j'ai fait des efforts pour ne pas vous mettre à la porte dès que je vous ai vu dans mon appartement. Et vous tout ce que vous cherchez à faire, c'est me mettre encore plus en colère. Je suis crevée à cause du décalage horaire et à cause de la grossesse. C'est pour ça que je vais pas passer par quatre chemins. Vous allez mettre les voiles vous et vos pingouins dehors qui sont visibles à des kilomètres à la ronde. Vous pensiez que je ne les avais pas remarqué. Il devrait porter des vêtements un petit peu plus larges pour camoufler leur Colt.

-Ils sont la pour ma sécurité et celle de ma petite-fille.

-Je suis là. Rien ne lui arrivera.

-Elle a pourtant été kidnappée par Cipher. Et sans moi, on ne serait pas là à discuter en ce moment.

« Touché ! », pensais-je. Mais je n'allais pas me laisser faire.

-Vous avez perdu le droit de parler de parentalité quand vous avez choisi vos voyages d'affaire à vos fils. J'ai passé ces six dernières années à essayer de retrouver sa trace, tout en continuant ma vie de criminelle. Limite, je ne dormais plus la nuit et j'ai arrêté de compter le nombre de repas que j'ai sauté. Tous les jours, j'essayais de deviner où elle pouvait être, ce qu'elle pouvait faire, si elle pensait à moi et à Deckard. J'aime mes enfants plus que tout au monde. Je donnerais ma vie pour eux. Alors si c'est pour m'abaisser encore plus, la porte est par là. Et si elle est encore là quand je reviens, continuais-je en regardant Deck et Owen, vous allez connaître vous aussi la sortie !

Ni une, ni deux, je pris mes clefs et sortis de chez moi, sous les cris de Deckard, qui me suppliait de revenir.

Merci de voter et commenter :)

Pauline Toretto (spin-off)Des histoires addictives. Découvrez maintenant