Étant allongée sur mon épaule depuis au moins une heure, je ne la sentais presque plus. Le sang ne passait plus et de toute façon, j'étais tellement congelée que mon corps entier ne bougeait pas. Mais ce qui m'inquiétait le plus, c'était que depuis une vingtaine de minute, j'avais des douleurs dans mon ventre. Il était beaucoup trop tôt pour que j'accouche et le docteur m'avait dit que si un quelconque mal de ventre arrivait, je devais courir chez lui. Enfin courir c'était un grand mot. Juste, je devais prendre rendez-vous rapidement car ce n'était pas normal. Et là, sept mois de grossesse, c'était trop court. A chaque douleur, je grimaçais de douleur mais je savais que je n'allais plus tarder à résister parce qu'elle devenait de plus en plus lancinante. D'ailleurs, j'avais raison. Peu de temps après, une autre contraction arriva et je lâchais un léger cri.
-Qu'est-ce qu'il y a ? On ne supporte pas d'être par terre ? Ironisa ma belle-maman.
-J'ai peur, dis-je finalement, en ne réussissant plus à retenir mes larmes.
-Quoi ?
-Le bébé arrive. Je le sens. Les contraction sont de plus en plus rapprochées mais c'est beaucoup trop tôt. Je ne veux pas le perdre. Pas encore.
-Toutes les combien les contractions ? Demanda-t-elle après plusieurs minutes de silence.
-Environ cinq à dix minutes.
-Ok. Tu vas faire ce que je vais te dire. J'ai bientôt fini de défaire mes liens. Quand j'aurais fini, tu vas crier au macaque, qui est dehors, que tu te sens pas bien et que tu es en train d'accoucher. Je m'occupe du reste.
-D'accord, répondis-je quand je fus ressaisis.
-Vas-y ! Ordonna-t-elle après plusieurs secondes.
A mes talents d'artiste de faire leur apparition. Je me remis à pleurer et commençais à crier.
-S'il vous plaît, aidez-moi ! Je me sens pas bien. Je vais accoucher. Le bébé arrive, je le sens. S'il vous plaît. C'est pas une connerie. J'ai des contractions et j'ai super mal. Promis je ne m'échapperais pas. S'il vous plaît !
Au début, il y eu un temps où rien ne se passa puis d'un coup, la porte s'ouvrit. Le gros macaque se dirigea vers moi. Il releva ma chaise puis regarda mon visage pour voir si je ne mentais pas. Alors qu'il jurait parce que se ne devait pas être la première fois que quelque chose comme ça lui arrivait, ma belle-mère se leva doucement de sa chaise avant de passer la corde qui lui tenait les mains et étrangla l'homme. Au début, j'étais sûre à 100% que le macaque allait gagner mais elle tenait bon et finalement, il s'écroula à terre. Après avoir pris l'arme du gars et vérifié que personne n'était dans les couloirs, elle revint vers moi et me détacha. Alors que je me levais, une énorme douleur apparût, ce qui me plia en deux.
-Tu te sens capable de marcher ?
-Oh oui ! M'exclamais-je. Je ne compte pas accoucher ici. Même si je dois sortir en rampant.
-Alors, c'est parti, dit-elle en plaçant son bras gauche à ma taille et en me conduisant vers la sortie.
J'aurais vraiment aimé être partout sauf là. Me faire aider par ma belle-mère, quelle honte ! Surtout quand tu étais dans une situation où tu n'étais pas à ton avantage. J'avançais difficilement mais faisais tout pour garder le rythme. Pour l'instant, nous n'avions croisé personne et heureusement. Mais comme d'hab, je parlais trop vite car quelques minutes après, ma belle-mère tua un des kidnappeurs. Donc qui dit bruit, dit alerte pour les ravisseurs donc il fallait presser encore plus le pas. Quelle merde ! Heureusement, je réussis à prendre l'arme de l'homme tué comme ça, je ne serais pas sans défense.
-Ça va ?
-J'ai vu mieux, je dois avouer ! Répondis-je en grinçant des dents. Mais faut vraiment sortir parce que les contractions se rapprochent.
-J'entends des bruits de voiture. La sortie ne doit pas être loin. Tiens encore un peu.
-Je vais essayer.
On continua d'avancer. Mais ça devenait de plus en plus compliqué parce que les renforts arrivaient. Et qui dit renfort, dit également que Hernando a été prévenu de ma fuite. Il n'allait pas tarder et s'il me trouvait, cette fois, j'étais morte pour de bon. A quelques mètres de la sortie, notre bonheur fût de courte durée. En effet, le sortie était sécurisée par plusieurs hommes. Moi non enceinte, je m'en occupais avec une facilité déconcertante, mais la Pauline enceinte, c'était foutu. Magdalene nous installa derrière un mur. On commença à tirer sur les ennemis mais ils gagnaient du terrain. Eux pouvaient bouger, nous pas. Du moins, moi.
-Partez, dis-je finalement. Allez chercher des renforts. Je vous couvre pendant ce temps.
-Hors de question. Vous êtes sous ma protection. Il vous arrive quelque chose, je perds mon fils à tout jamais. Et ce n'est pas ce que je compte faire. Je veux rattraper le temps que j'ai perdu avec mes deux fils.
-Ne vous inquiétez pas. Je ne compte pas mourir. Mais on n'a plus de chance si on se sépare. Surtout que je vous retarde.
-Je reste point-barre.
-Je comprends maintenant d'où vient le caractère de Deckard et Owen.
-C'est la seule chose qu'ils ont hérité de moi d'ailleurs, expliqua-t-elle après une rafale de tirs. Ils ressemblent beaucoup plus à leur père. Il était tout le contraire de moi. Gentille, aimant avec un caractère complètement différent du mien. Les garçons l'adoraient et sa mort a été bouleversante. Je me suis renfermée dans le travail et les enfants se sont réfugiés dans la rue.
-On fait tous des erreurs, déclarais-je après avoir buté un des hommes de Hernando. Regardez-moi, j'ai fuis mon chez-moi et ma famille après la mort de mon père, j'ai pas eu les couilles de dire à Deck qu'il était papa et là, j'ai de nouveau fuis à New York à cause de mon divorce. En fait, nous ne sommes pas si différentes que ça.
On rigola avant de nous remettre à tirer. Mais après seulement la deuxième balle, je lâchais un cri. Je venais de perdre les eaux. C'était vraiment pas bon du tout. En plus, avec la fatigue accumulée de ces deux derniers jours, j'avais du mal à rester éveillée.
-Je viens de perdre les eaux, dis-je en grinçant des dents.
-Merde. Euh... Inspire et expire. Fais comme moi !
Elle mima des inspirations et expirations que j'essayais de reproduire du mieux que je pouvais. Parfois, je lâchais des cris. Je ne pouvais plus les retenir. La douleur était trop intense. Je voulais cette putain de péridurale !! Si on ne sortait pas incessamment sous peu, mon fils allait naître dans cet entrepôt désaffecté.
-Je...
Je n'eus pas le temps de finir ma phrase. En effet, une rafale de tirs se fit entendre. Par instinct, je me baissais avec ma belle-mère mais pris mille ans pour me rendre compte qu'ils ne venaient pas dans notre direction. Après plusieurs secondes, ce fût le silence. Magdalene me fit signe d'être silencieuse et m'aida à me lever. On avança doucement, tout en restant sur nos gardes. Alors qu'on allait sortir, je sentis du mouvement à ma droite mais également à ma gauche. Instinctivement, je sortis mon arme et ma belle-mère en fit de même. Mais quand je reconnus la personne que mon arme pointait, une sourire illumina mon visage.
-Deck !
Mais avant même de pouvoir continuer de lui parler, ma tête se mit à tourner puis tout devint noir.
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Pauline Toretto (spin-off)
FanfictionDepuis la dernière mission, Pauline continue sa vie à New-York avec ses fils Vince et Han. Fraîchement divorcée, elle est appelée par Mr Personne pour une mission d'infiltration. Va-t-elle accepter d'être loin de ses enfants pendant plusieurs mois...
