J'étais actuellement dans le noir complet. Tout autour de moi, je ne voyais rien. Aucune luminosité même pas un indice pour savoir où était la sortie. Je cherchais à taton si quelque chose m'entourait mais mes mains ne rencontrèrent que du vide. Je décidais donc d'avancer. Autant faire quelque chose et pas se tourner les pouces. Ma marche sembla durer une éternité et rien n'avait changé. Toujours du noir. Une légère peur fit son apparition. Je n'arrivais pas à me souvenir comme j'étais arrivée là. La seule chose qui me rassura était que je me souvenais de mon identité.
-Paul, réveille-toi ! Entendis-je à ma droite.
Je tournais instinctivement ma tête mais ce n'était que l'obscurité. La voix revint mais de l'autre côté cette fois. Je réitérais mon action mais c'était le même résultat. Elle continuait à m'appeler et c'était seulement à ce moment que je me rendis compte que je la connaissais. C'était celle de Deckard.
-Réveille-toi Pauline. Ça fait trois jours. Notre fils a hâte de te rencontrer. Il est merveilleux. Il a tes magnifiques yeux bleus et pour un prématuré, il est bien grassouillet. J'espère que tu vas vite te réveiller parce que crois-moi, quand tu le verras, tu vas tomber sous son charme. Qu'il a hérité de ma personne d'ailleurs, dit-il en rigolant. Même ma mère et mon frère en sont devenus gaga.
-Deck, criais-je.
Mais il ne m'entendait pas. J'avais beau crier, c'était comme si ma voix s'éteignait à petit feu. Il fallait absolument que je me réveille. Si ce qu'il disait était vrai, trois jours devaient être longs pour Deck. Surtout à s'occuper de quatre enfants. Ça devait être très comique à voir d'ailleurs. Je fermais donc mes yeux et avec toute la concentration que je pouvais, essayais de me réveiller. Petit à petit, je me sentais reprendre possession de mon corps. Je puisais dans mes réserves de forces pour réussir à bouger un de mes doigts. Après ce qui me parût une éternité, je parvins à ouvrir mes yeux.
Mon regard se posa sur un plafond blanc. Tout de suite, le mot « hôpital » fit son apparition. Je devais vraiment faire du carte d'abonnement au centre de soin. J'avais arrêté de compter après la dixième fois. Je tournais ma tête et vis Deckard endormi, la tête sur le lit. Je savais que pendant les trois jours, il était resté à mon chevet. Il l'avait toujours fait et je lui en serais toujours redevable. Je levais difficilement ma main et caressais sa joue. Il commença à bouger et il ouvrit doucement ses yeux. Il prit plusieurs secondes à remarquer mon réveil mais quand il le nota, il me prit dans ses bras. Alors que je voulais lui répondre, une énorme douleur apparût au niveau de mon ventre.
-Merde ! Désolé Paul. Ça va ?
-Oui, répondis-je avec un voix bizarre.
-Tiens ! Dit-il en me tendant un verre d'eau. Bois doucement, elle est un peu froide.
Je me redressais un peu et commençais à ingurgiter l'eau. Ça faisait tellement du bien. C'était le désert du Sahara dans ma gorge.
-Ça va ? Tu te sens bien ? Tu veux que j'appelle le docteur ?
-Je vais bien. Je suis juste un peu fatiguée et j'ai mal au ventre. C'est normal ?
-Tu as eu une césarienne, expliqua-t-il. Tu es tombée dans les pommes et c'était le seul moyen de sauver le bébé.
-Il va bien ? Demandais-je légèrement paniquée.
-Très bien. Il est très vigoureux et pas du tout fragile. Il ne ressemble en rien à un prématuré. Il a la force du papa.
-Et Hernando ?
-Mort. Je me suis occupé personnellement de lui. Il est mort pour de bon. Il ne nous emmerdera plus.
-J'espère bien. Je veux voir mon bébé !
-Il faudrait peut être appeler le docteur...
-On s'en fout. J'ai vu pire comme situation. Et c'est la deuxième fois que j'ai une césarienne. Donc, je connais. On peut y aller, m'exclamais-je en me levant doucement du lit.
-Après c'est moi qui suis têtu comme une mule, grommela Deckard.
Je rigolais avant de sortir du lit. Bon, je n'allais pas vous mentir. Heureusement que mon homme était là parce que mes jambes n'étaient pas très fixes. Il me soutenait par le taille et m'aida à sortir de la chambre. Petit à petit, on s'approchait de la nursery. J'étais stressée mais aussi impatiente de faire la connaissance de mon fils. On arriva finalement à destination et je remarquais pleins de bébés. Trois infirmières s'occupaient d'eux. Je reconnus mon enfant parmi tout ceux présents. Je l'aurais trouvé entre mille. C'était le portrait craché de Claire quand elle était bébé mais avec mes yeux bleus. Deckard demanda à une infirmière de nous apporter notre fils et elle s'exécuta. Je me plaçais dans une des chaises et attendis ma progéniture. Quand il arriva dans mes bras, mon monde s'illumina davantage.
-Salut toi, murmurais-je en passant mon doigt sur sa petite joue potelée. Il est magnifique, sans vouloir me lancer de fleur.
-Je te l'avais dis. Il a hérité de ma classe.
-Tu veux dire de la mienne, non ?
-Oui, évidemment, grommela-t-il.
Je rigolais avant de regarder de nouveau mon bébé. J'avais tellement eu peur de le perdre. J'avais la poisse avec les accouchements. Quand ce n'était pas à cause d'explosion, c'était à cause d'un kidnapping. Je n'aurais pas supporté le perdre. Je sais que j'aurais été soutenue mais perdre une deuxième fois un bébé, c'était intenable. La douleur était telle que l'alcool m'aurait aidé à oublier.
-J'ai préféré t'attendre pour remplir les papiers. Il ne lui manque que son prénom.
-Rafaël Aaron Owen Shaw, dis-je naturellement.
-Quoi ?
-Tu as très bien entendu. Rafaël Aaron Owen Shaw. Rafaël parce que j'adore ce nom, Aaron à cause de ton deuxième prénom et Owen parce que sans ton frère, nous serions pas ici en ce moment, expliquais-je en regardant mon fils.
-Ça lui va parfaitement. Et je suis sûr que mon frère sera content que son neveu ait le même nom que lui.
-D'ailleurs, il est où ?
-Il garde les enfants avec ma mère. Je devrais l'appeler pour leur dire que tu es réveillée. Ils sont tous inquiets pour toi. Même ma mère. Je ne sais pas ce que tu lui as fais pendant votre enlèvement mais elle a complètement changé d'avis sur toi.
-On a mis les choses au clair. Et je parie toute ma fortune que Claire et elle s'entendent à merveille.
-Comment tu sais ?
-J'ai beau avoir tout tenté pour lui faire comprendre que c'était une Toretto, je pense avoir échoué. Et comme elle s'entend bien avec ton frère et que c'est la version féminine de ta mère, j'ai fais A+B.
-Je vais épouser une femme intelligente dis donc, murmura-t-il dans mon oreille avant de m'embrasser.
-Tu en doutais ? Questionnais-je du tac au tac.
-Bien sûr que non, se rattrapa-t-il.
Je rigolais avant de l'embrasser. Maintenant, je devais me calmer. Être mère devait prendre tout mon temps. Adieu les courses de rue et autre. Bonjour le rôle de mère et surtout bonjour à la future Mme Shaw.
Merci de voter et commenter :) Encore trois chapitres avant la fin !! Bigbang93
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Pauline Toretto (spin-off)
FanfictionDepuis la dernière mission, Pauline continue sa vie à New-York avec ses fils Vince et Han. Fraîchement divorcée, elle est appelée par Mr Personne pour une mission d'infiltration. Va-t-elle accepter d'être loin de ses enfants pendant plusieurs mois...
