Ecris écris
Ça te fera oublier
Les cris les cris
Qui essaient de pénétrer
Dans ton cœur gris
Déjà en train de sombrer
Assis assis
Dans une barque oubliée
Ton cœur chavire
Tu ne sais comment haïr
Tous ces bons moments ivres
D'amour que tu as pu vivre
Car amoureux on s'enivre
De toute cette joie que l'on vit
Malheureusement on envie
Tout ce qu'on ne peut plus vivre
Et comment te maintenir
en vie, sans envie de vivre
Sans envie de rire
Sans de nouveaux souvenirs
Que tu devrais te construire
Que tu devrais pourtant vivre
Au lieu de rester tout seul
Assis dans ta piole au sol
A regarder les heures sombres
Que te séparent de ton ombre
Autrefois ton amour.
Tu te réveilles chaque matin
Déjà un joint à la main
Fatigué mais défoncé
Défoncé toute la journée
En fait t'es un abruti
Dénué de courage dans la vie
Préférant vivre sans envie
Au lieu d'envier une belle vie
Et oui p'tite âme bohème
Quand on grandit -ô regret-
Adulte, ce monde de merde
On voudrait le voir crever
De la misère sur tout le globe
Tu stresse mais c'est pas ton job
De l'amour vrai y'en n'a plus
Au fond tu l'as jamais crue.
Et y'a vraiment des méchants
Comme dans les livres d'enfants
Sauf qu'en vrai ils ne meurent pas
Ici, personne ne les bat.
Alors tu appuies sur pause
Tu regardes ce monde et n'ose
Y participer tellement
Tout est si effrayant.
Tu t'enfume pour ne pas voir
Tout ce massacre qu'est la vie
Sans pouvoir t'apercevoir
Que tu sombres dans la folie
La vie pour toi c'est :
La solitude dans la foule,
Un pion blanc dans les pions rouge,
Comme un cheveu dans la soupe
Ou bien une corde à ton cou.
Qu'importe le chemin à prendre
Tu voudrais seulement te pendre
Mais tu es là à attendre
A essayer de comprendre
Pourquoi tu perds tout ton temps
A attendre de comprendre
C'que tu dois faire maintenant
Alors que t'façon tu fais rien
Flemme du soir au matin
Alcool dans ton vert ou rien
Et manque plus qu'un petit joint
Pour remplir à perfection
Ton rôle de connard de pion
Car ici-bas t'es rien d'plus
Qu'un putain d'mouton qu'on suce
Pour tirer l'meilleur profit
Et puis qu'on laisse crever vif.
Capitalisme dans ce monde
Tu nais pour creuser ta tombe
Au milieu de toute les bombes
Que les puissants lancent en trombe.
Ils sont riches, le temps est long
Ils sont pas occupés non
A essayer d's'en sortir
Pour retrouver le sourire.
Mais faut relativiser
A l'échelle d'l'éternité
T'es un point sans intérêt.
Que tu fasses d'la merde ou pas
L'univers s'arrêtera pas
Alors grille toi le cerveau
Sur terre rien n'est assez beau
Tu le sais, pour atténuer
Une peine déjà bien ancrée
Dans ton cœur noir tout brisé.
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Or
SpiritualViens jeter un petit coup d'œil, on ne sait jamais, ça pourrait t'intéresser.
