Chapitre 4

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"Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée"

Point de vue de Alexandra :

Mes paupières s'ouvrent doucement. Waw j'ai vraiment fait un drôle de rêve.

Je regarde autour de moi. Je suis dans ma chambre et on est le jour.

Je ne comprends plus rien, je suis paumée là. Je descends doucement et j'entends des voix se disputer.

" Tu es vraiment bête de l'avoir laissé partir seule, je ne te comprends pas des fois. Tu ressembles plus à notre père que je le pensais"

J'entends aussitôt la porte d'entrée se claquer. Cette voix que j'ai entendu était celle de Anthony. Étonnant, il est toujours très doux, je ne pensais pas qu'il était capable de s'énerver comme ça.

Je finis de descendre les escaliers. Il me remarque enfin.

"Oh Lexi, comment vas tu ?

- Je suis un peu perdu, qu'est ce qui s'est passé.

- De quoi te souviens tu ?

- J'ai percuté un garçon qui devait avoir mon âge, il s'est énervé et puis trou noir..

- C'est l'adrénaline qui a du retomber. Il faut que tu saches que certaines personnes ne sont vraiment pas fréquentables dans cette ville, dont ce garçon et sa bande. Allez vient manger, tu dois reprendre des forces."

Je ne sais toujours pas ce qui s'est passé et il n'a pas l'air prêt a m'en dire plus. Cette famille est vraiment bizarre. Euh enfin ma famille est vraiment bizarre. J'ai encore du mal a penser qu'ils sont mes frères.

J'ai envie d'insister mais il n'a vraiment pas l'air de bonne humeur et je n'ai pas trop envie de me mettre a dos une troisième personne dans cette journée.

Déjà que j'ai l'impression d'avoir un peu foutu la merde entre César et Anthony..

Je passe le restant de ma journée dans ma chambre à lire. J'adore lire depuis toute petite, j'aime bien m'imaginer dans la tête de quelqu'un d'autre. Je décide de m'endormir assez tôt, après tout c'est déjà demain la rentrée.

Brossage de dents, un pipi et au dodo.
Oui je sais ma vie est passionnante. Bonne nuit conscience.

"Bonne nuit. Tu te rends compte que tu te parles a toi même ?"

Rha c'est bon. Te supporter tous les jours n'est pas évident, rageuse va.

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On toque à ma porte. Qui ça peut bien être a cette heure là ?

Ah oui c'est vrai,
petit moment de nostalgie,
les vacances sont finies
au revoir mon lit,
retour a la réalité,
premier jour à l'Université,
j'ai vraiment pas envie d'y aller.

Oui j'ai que ça a faire, un problème ?
Je décide de me lever. Allez quand faut y aller faut y aller.
Je descends et qui je vois : César seul entrain de petit déjeuner. Oh non pas encore un repas en tête a tête avec lui.

Je m'assois en face de lui, il lève la tête et m'adresse la parole (oui vous n'avez pas rêvé) :

"Évite de prendre ton temps dans la salle de bain on est déjà en retard."

Oui bah faut pas rêver non plus, il va pas devenir empathique du jour au lendemain.
Attendez j'ai bien entendu ?
C'est lui qui m'amène à l'école ?

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Point de vu de César :

Quand je la vois descendre, je ne peux m'empêcher de ressentir un peu de culpabilité. Qu'est ce qui se serait passe si on était pas arrivé a temps ? Je préfère sortir cette pensée de ma tête. Je décide de lui adresser la parole, je vais faire ma bonne action de la journée. Étant donné, que comme me l'a dit Anthony hier :

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Petit flashback

"Change de comportement immédiatement avec elle. Qu'est ce qui te prends ?

- C'est elle ou moi. Je ne veux pas d'elle ici.

- Tu as beau être mon frère je te rappelle qu'elle aussi elle fait parti de la famille, que tu le veuilles ou non. Elle ne partira pas. Je ne me plierais pas à tes caprices. Et si tu veux une réponse je la choisirais elle. Tu es vraiment bête de l'avoir laissé partir seule, je ne te comprends pas des fois. Tu ressembles plus à notre père que je le pensais"

Fin du flashback

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Oui je l'ai surement mérité mais il a utilisé le mot caprice. Il me prend vraiment pour un gamin.
Bref, suite à ma prise de parole, elle semble assez surprise.
Mais je m'en moque. Je vais aller me préparer.

Point de vue Alexandra :

Je viens de percuter (oui je suis longue a la détente faudra vous y habituer) mais il est a la fac lui aussi donc ça paraît logique qu'il m'amène avec lui en voiture.

Je me prépare assez rapidement et je descends. Je ne veux pas mettre Grincheux encore plus de mauvaise humeur qu'il ne l'est déjà.

J'entends quelqu'un toquer a la porte. J'hésite. Je repense à ce qui s'est passé hier et si c'était lui ?

Je n'ai pas envie d'être le genre de nana des films d'horreurs qui file droit vers le danger, comme une débile.

"Mais tu es débile"

Hé je ne te permets pas !

Je vais attendre bien sagement et ne pas bouger comme le ferais une gentille fille sage et docile.

"Tout ce que tu n'es pas quoi"

Ça retoque. Plus fort cette fois.

La curiosité est trop forte.
Je décide d'aller ouvrir. Je mets ma main sur la poignée que je tourne et je tombe nez à nez avec...

MoonbrightOù les histoires vivent. Découvrez maintenant