Ils vont et viennent
Comme des esprits errants
Des esprits au chômage
N'ayant plus personne à qui faire peur
Car maintenant les gosses de douze ans
Sont accro à l 'hémoglobine et à la difformité
Ils sont accro aux choses auxquelles ils peuvent se moquer
Du divertissement vomi sur une moquette déjà sale
Du spectacle et des applaudissent robotisé dans le vide d'une salle
iIs plaignent les vivants de leur ignorance
Et envient les morts de leur quiétude
Sans se résoudre à partir pour autant
Comme une bande masochiste d'attitude
Haïssant la vie
Adorant la détester
Se faisant du mal
à essayer de rester
Quand plus personne ne veut d'eux
Quand plus personne ne croit en eux
Quand même les pendules ne les localisent plus
Fumant dans des pipes de marbre
Jouant aux cartes et lisant dans le marc
De fausses prémonitions
Dans de mauves crépuscules
Dans lesquels il n'y a ni sondages ni statistiques
Seulement d'épaisses spirales de gouache d'un bleu mystique
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Les poèmes liquides
PuisiNous étions dans ce pub À flâner entre le Billard Et la Tireuse à bière Dans des allers-retours incessants Et la vie semblait se contenter de La taille d'une queue Et la la vie semblait tenir dans Un verre de cinquante centilitres Et c'éta...
