Les soldats te protégeaient tant bien que mal alors que tu inspectais les pièces avec prudence. Tu occis quelques paysans ennemis qui ne savaient pas manier l'arme mais possédait un moral — une avidité ? — à faire trembler le meilleur des bushis.
Une traînée de sang frais attirait ton regard, tu la suivis, tes gardes du corps sur tes talons. Tu ouvris les portes coulissantes et en un éclair, un sabre surgit sous ton cou. Tu déglutis.
— Ushijima, murmuras-tu en levant les mains.
Celui-ci mortellement blessé, perdit l'équilibre et s'adossa au mur, son katana tomba au sol. Il désigna alors un paquet enroulé de tissus. Tu les défis précipitamment et découvris sans surprise la tête décapitée de ton seigneur.
Les soldats, derrière, sanglotèrent. Tu serras les dents, remis les couches d'étoffes comme ils étaient, confias le baluchon précieux à ton plus fidèle général et le supplias de la garder en lieu sûr, pour conserver la dignité du défunt.
Avant d'annoncer ce soulagement (à tes yeux de militaire) à ta cadette, tu te postas près d'Ushijima, mourant.
— Mille vies ne seraient suffisantes pour vous remercier — ta gorge s'étrangla, vous nous avez sauvés de la flétrissure.
Un silence permit au samouraï de reprendre ses esprits.
— Et je préférerais, plutôt que de vivre mille vies, me battre à vos côtés et d'y perdre la vie.
Tu te mordis la lèvre, les yeux brillants et vibrants, alors qu'une main ensanglantée du capitaine glissa une lettre qui chuta, faute de force.
— Lisez-la, pria-t-il avant de s'éteindre.
Étouffant un sanglot, tu ramassas le papier tâché, le lus une première fois avec frénésie, puis ta fureur se mua en regrets à jamais perdus à chaque relecture.
Tu t'agenouillas auprès d'Ushijima. Que fallait-il faire ? Pourquoi se battre ? ...
La pensée fugace de ta sœur meurtrie te ramena à la raison.
Enfonçant la lettre dans ta poche, tu te précipitas vers l'aile Est, talonnée par tes valeureux guerriers.
Dans la précipitation, tu ne sentis pas au départ une forte odeur de fumée. Celle-ci se manifesta comme par enchantement. Vous étiez les prisonniers des flammes qui léchaient allègrement chaque centimètre de bois.
Refusant les conseils de tes serviteurs, tu t'enfonças dans l'épaisse fumée, un masque de fortune sous les yeux.
Où est ma sœur ? Où es-tu ?
Un corps inerte gisait au bout du couloir.
Ta sœur semblait dormir paisiblement, ses cheveux raides masquant son œil invalide, un rosaire à la main gauche et sa lance dans celle de droite.
Avec toute ta force restante, tu la portas sur ton dos. Mais à peine eus-tu fait un pas, qu'un groupe de ronins aguerris surgit et se rua sans explication.
Tu en esquivas quelques uns mais le corps de ta sœur te ralentit puis le cadavre chuta avec toi.
Une douleur lacérante te transperça le dos et, après avoir tant inhalé la fumée toxique ... Tu dormis.
D'un profond sommeil.
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L'épilogue sortira soit dans le courant de la journée soit demain si je ne meurs pas sous la canicule :B
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X Reader Wesh
FanfictionC'est la première fois que je me lance à ecrire des x reader, c'est drôle non ? Non ? D'accord L'image ne m'appartient pas
