Chapitre 23 : Mark est malade

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- Mark ? Appelais-je à l'aveugle lorsque je fis face à la porte close d'une des chambres du premier étage après avoir grimpée la volée d'escalier avec mon plateau entre les mains

Aucune réponse. Il fallait s'y attendre, je ne savais même pas si je me trouvais devant la bonne chambre. Et encore heureux, il n'y en avait que deux mais Jaebum aurait aussi pût avoir la gentillesse de m'indiquer où était celle de Mark sur son petit mémo. Je fis un pas sur le côté pour observer la deuxième porte, située tout juste à côté de la première.

Puisque le palier était complètement plongé dans la pénombre, il semblait qu'un faible rayon de lumière émergeait en contrebas. Cela voulait sûrement dire que les stores avaient été ouverts. Bingo ? Je détournais pour déposer le plateau sur la première marche de l'escalier menant à ma chambre sous les combles avant de me repositionner devant la porte que je pensais être la bonne. J'allais prendre les choses en mains. Je cognai lourdement le bois avec mon poings.

- Mark ? Je répétais alors d'une voix plus forte. C'est Da Hye, je vais rentrer.

Je décidais de presser la poignée après m'être annoncée toujours sans réponse. J'espérais au moins qu'il était habillé. Enfin. Pourquoi ne le serait-il pas, n'est-ce pas ? J'effaçai immédiatement de mon esprit l'image d'un Mark à moitié-déshabillé en réprimandant mon imagination qui était pour une fois, un peu trop vivace à mon goût. Ce n'était vraiment mais alors vraiment pas le moment. J'ouvrais la porte d'un coup sec et une bourrasque de vent m'accueilli sur le perron avant même que je n'ai eu le temps de pénétrer dans la chambre des garçons, s'engouffrant immédiatement dans mes cheveux qui vinrent ainsi gifler mon visage. Je fermais les yeux pendant un instant lorsqu'une mèche se logea dans ma paupière.

- Mon dieu, qu'est-ce que...- Grommelais-je alors que des larmes affluèrent aux coins de mes yeux. Mark ?

En rouvrant mon œil tant bien que mal, je découvrais que les trois grandes fenêtres de la pièces étaient grandes ouvertes et que Mark était assis à terre sous l'une d'entre-elles, la tête dans les bras. La seule chose qui m'indiquait qu'il s'agissait effectivement de lui était ses cheveux bordeaux qui cachait également son visage pour le reste, il restait prostré et vraisemblablement imperméable à mon appel. Déstabilisée par cette tournure de la situation, je me figeais sur place. Moi qui pensais qu'il me suffirait de lui déposer son plateau de nourriture avant de pouvoir tranquillement vaquer à mes occupations.

- Mark ? Je l'appelais encore les sourcils froncés. Est-ce que ça va ?

Un silence me répondit.

Mon rythme cardiaque s'accéléra sur le coup. S'était-il évanoui ? Dans cette position ? Il n'était quand même pas... ? Quand même pas... Non. Il ne pouvait pas être... mort ?

Un sentiment de panique terrible s'infiltra dans mes veines et me tira d'un coup ma léthargie. En trois grandes enjambées, je traversais la pièce pour me précipiter sur lui. Je me jetais à genoux devant Mark sans aucune douceur (comme les bleus sur mes jambes en témoigneraient plus tard) et portais une main tremblotante sur un de ses bras pour le secouer doucement.

- Mark ? Chuchotais-je presque inconsciemment. Qu'est-ce qu'il y a ? Réponds-moi, s'il te plait.

Plus les secondes passaient et plus la légèreté de mon geste se perdit au fur et à mesure que mon état de panique générale augmentait dramatiquement. Et je me retrouvais vite à remuer Mark entre mes deux mains jusqu'à ce que j'entende finalement une voix graveleuse et sensiblement faible répondre à mes cris.

- Hein... quoi ? Je... meurs de chaud...

Mon cœur rata un battement. Mark était en vie mais il venait aussi de me foutre la plus grosse frayeur de ma vie. J'oscillais un instant en une grandissante envie de le serrer dans mes bras ou de lui hurler ma frustration au visage. Mais je comprenais rapidement qu'aucune de ces deux décisions ne me servirait grandement et préférais l'aider à se remettre au lit.

When A Maid GOT7Où les histoires vivent. Découvrez maintenant