Crevant l’obscurité de la nuit noire de sa blancheur éclatante, le disque de l’astre lunaire brillait paisiblement. Seul dans un fauteuil, je le regardais d’un œil triste. La blancheur lunaire semblait se transmettre à ma peau exposée qui se colorait d’une couleur laiteuse fantomatique tandis que le reste de ce monde était happé par les profondes ténèbres alentours. Quelques part dans l’univers, une poignée de milliards de singes intelligents dormaient. Mais pas moi. Alors, à 1h30 du matin, la tristesse me broyant le cœur et une musique douce affluant dans les tympans, je suivais tristement du regard ce bal céleste implacable auquel je n’aurais sans doute jamais l’occasion de participer.
