Bienvenue dans ce que j'appelle la "dégringolade". Pourquoi me demandez-vous ? Tout simplement parce qu'à partir de maintenant les choses vont s'accélérer dans l'histoire et pour les personnages. J'exagère peut-être un peu, mais en tout cas je peux vous dire qu'on entre dans le dernier arc de cette fanfiction en somme.
Bonne lecture !
Écrit par Cennis
Chapitre Vingt-cinq
Ce genre de choses arrivent.
Sebastian resta aussi immobile que possible. Il y avait une cacophonie autour de lui, plus forte, plus animée, et plus effrénée que jamais dans la Section V. Il y avait plus de personnes dans l'Infirmerie qu'il en avait vues depuis des semaines, la moitié du personnel d'un seul coup alors que habituellement il était difficile d'avoir plus de deux ou trois personnes dans une pièce en même temps.
Les triplets entouraient Sebastian là où il était recroquevillé sur un lit. Timber et Cantebury ou l'autre, il arrivait à peine à faire la différence entre eux, tenaient chacun l'un de ses bras. Tiré autant que possible, la douleur était intolérable. Une torsion constante qui faisait larmoyer ses yeux en une mauvaise imitation de larmes.
Peut-être pleurait-il. Il n'arrivait pas vraiment à savoir. C'était comme s'il observait la scène d'en haut, un spectateur impartial. Mais il pouvait toujours sentir chaque torsion et chaque tiraillement de son corps en morceaux. Ce n'était pas très juste.
Ils jetaient tous un œil depuis la porte. Grey, Phipps, Brown, Grell, Ronald et même Will jeta un coup d'œil curieux. Ils ne faisaient preuve d'aucune sympathie. Ils le regardaient comme un animal dans un zoo, là pour les distraire, pour piquer leur intérêt. Les bras attachés, la porte bloquée, comment ne pas se sentir comme un animal en cage.
Tout ce temps, Sebastian avait craint cette cage vide au fond de la Section V. Finalement, il n'avait même pas besoin de cette cage pour être une attraction pour eux.
Ils le regardaient avec les mêmes yeux que les patients de la Section V l'avaient fait.
Ce genre de choses arrivent.
Les deux hommes identiques le tenaient par les poignets. Leur prise était ferme, assez pour que sa peau puisse facilement en prendre la marque, et il n'était pas certain qu'il aurait pu leur échapper même s'il avait été au meilleur de sa forme. Ils tirèrent ses bras autant que possible, une atroce position qui le fit trembler sous l'effort dans la minute qui suivit.
Son dos était aussi vulnérable là qu'il l'avait été lors de l'attaque.
Ils étaient tous en train de parler, de crier, le méli-mélo de leurs paroles se mélangeant pour devenir un monotone fredonnement. Sebastian n'arrivait pas à comprendre les mots ou à trouver du sens au bruit peu importe à quel point il essayait. Et il essayait vraiment, sachant qu'il était le sujet, son futur étant débattu juste devant lui avec la participation du poulailler à la porte.
Pourquoi ne pouvait-il pas les comprendre ? Pourquoi seule de la friture sortait de leurs bouches en mouvement effréné ?
Une quelconque décision fut prise alors que Docteur se hissa de nouveau vers lui, le visage rouge et plus agité que Sebastian l'avait jamais vu être. Il n'y avait aucun sourire, pas de tentative d'égayer la situation. C'était effrayant, surtout lorsque Sebastian était incapable d'entendre les mots maussades venant de lui.
Les deux qui le tenaient tirèrent soudainement plus fort. Sebastian avait peut-être crié. Il n'en était pas sûr. S'il avait crié, le bruit s'était perdu dans le fredonnement.
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Inertia Creeps
Hayran Kurgu/!\ Traduction /!\ Si tout le monde sauf vous pense que vous êtes fou, qui a tort ? Ciel Phantomhive, patient D18, n'est pas fou. Sebastian Michaelis, nouvel aide-soignant à l'Asile St. Victoria, est de cet avis. Sebastian x Ciel, UA.
