La vérité éclate

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*La photo en couverture a été prise (fictivement...) durant l'année 2005 à Paris.

Tess a les jambes étendues. Betty se décale encore et ce qu'elle voit lui fait perdre l'équilibre... Elle ne peut pas avoir bien vu ! Elle penche à nouveau son visage. Son cœur lui sort de la bouche ! Tess n'est pas seule ! Qui est cet homme ? Elle est dans les bras d'un homme. Ils sont enroulés dans une couverture, leur couverture à ELLES... Il a l'air, certes beaucoup plus âgé qu'elle, peut-être la soixantaine ! Mais ce n'est vraisemblablement pas son père vu la manière qu'il a de la tenir par la taille, LA MANIÈRE QU'IL A DE LUI CARESSER les cheveux et d'embrasser son cou !! Elysabeth ne voit que ça... Elle ne voit sans doute pas l'absence de sourire sur le visage de Tess. Elle ne lira pas la lassitude ni le dégoût pourtant gravés ! Si Elysabeth pouvait à cet instant pénétrer dans l'antre de Tess, elle se verrait, elle, de partout et sur toutes les coutures... Mais Elysabeth en perd la respiration... Elle devient encore plus livide que le crépis de cette maudite baraque.

Elle n'a pas besoin de voir plus. Elle pourrait se manifester ? Elle pourrait hurler, fondre en larmes... Actuellement, les seules choses qu'elle veut ce sont des réponses. Qui est cet homme ? Est-ce que Tess se prostitue ??

C'était donc ça qui secouait Tess ? Elle a donc des mondes bien mystérieux... C'est très étrange l'affaissement dans le corps de Betty, comme un esclave à qui l'on a accroché un poids de dix tonnes... Elle a l'impression de devoir tirer ce poids de son corps. Elle ne sait plus où elle est, pendant quelques secondes. C'est donc ça l'ivresse ? Le vent envoie valser ses cheveux. Et dans ce corps là, dans ce cœur-là, il y a un truc qui éclabousse. Elysabeth a la frousse. Elle a fait trois pas. Elle n'est pas à vue mais putain, elle, elle voit.
Vomissures précoces Betty.

Sait-on jamais si elle n'avait pas assez vu, pas assez cru, ces images cruelles.

Sous ses yeux bleus, cet homme, allongé, au même endroit où elle-même, était couchée deux semaines auparavant, sur le dos de Tess, à l'embraser !
Ce n'est sûrement pas un ami ! On ne se tient pas comme ça sur des amis ! Arght ! Et pourquoi regarde-t-elle encore ? Elle aurait pu frapper sur la vitre. Lui dire regarde je suis là et je te déteste... Je ne sais pas qui tu es Tess mais je te déteste !

Naïveté piégée incendiée. Prends tes jambes à ton coup, cou. Corps. Cours...

Il a sa main sur sa taille ! Il la regarde avec mille chaleurs éclaboussées.

Du Tonquin traîne ses dix tonnes d'elle-même sur le chemin en gravillon, se retenant à ce qu'il lui reste d'équilibre. Elle sait où trouver les réponses... Son instinct sans doute. Son volcan se réveille... Et son volcan a une lave follement mortelle.

Ely est sonnée, sentant en elle les prémices d'une douce et furieuse blessure. Elle a eu mal dans le passé, quand son père lui a porté ce coup de ceinture, elle a eu mal quand elle a pendant des années sombré sous ses propres coups de ceinture... Et des blessures, elle en a collectionné... Mais il se pourrait que ce soit pire encore. Eve lui a toujours dit que les blessures du cœur sont les pires car elles ne se voient pas, difficiles à situer sous cet ensemble de peau.et d'organes. Le visage baissé, la colère la tient debout. Elle voit une deuxième voiture qui avait échappé à sa vigilance en arrivant, une Audi Q5 immatriculée en suisse et précisément à Genève... C'était donc ça la Suisse ? Et c'est quoi d'autres la Suisse ?! Elle serre les poings et c'est dans cette vitre teintée qu'elle voudrait les jeter ! Alors ces journées à disparaitre... C'était donc là-bas avec cet homme ! Ces coups de téléphone incessants ! Et quoi d'autres ! QUOI D'AUTRE ENCORE !?

Elysabeth revient comme un robot furieux vers sa sœur. Sa démarche est plus rapide, plus rythmée, ses cheveux recouvrent son visage... Plus de souffle. Pas besoin de souffle.

Les folies de TessDes histoires addictives. Découvrez maintenant