Chapitre 8 "agression et jalousie"

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Thomas lâcha ma main une fois que nous fûmes dans la forêt.

-Déjà, plus personne ne te vois pour l'instant. Je vais essayer de te trouver des habits de rechange au dortoir. Je reviens le plus vite possible.

-Merci!

Il partit, me laissant seule et moyennement rassurée. Dix minutes durent bien passées sans que je n'entendent un seul bruit, à part ceux de la forêt. Puis j'entendis des craquements de feuilles qu'on piétine sur le sol. Une fois. Deux fois. Quelqu'un approchait, j'en étais persuadée. Je me trouvai près de la cabane où Minho avait fait sa maquette. Un garçon blond essayait d'avancer discrètement. Il devait avoir entre 18 et 20 ans. Il avait une forte carrure. C'était un coffreur! Je savais que s'il décidait de m'attaquer, je ne pourrais pas lui résister. Je reculais prudemment, mais quand il vit ma manœuvre, il se montra ouvertement. Quelque chose dans son pas était menaçant, et son regard avait quelque chose d'effrayant. Il se rapprochait de plus en plus.

Je reculais sans regarder derrière moi. Je trébuchais sur une racine et m'affalais par terre. Il se jeta sur moi. Il avait pris mes poignets dans une de ses mains sans problèmes.

-Arrête, tu me fais mal!

-Taits-toi, m'ordonna-t-il méchamment.

-Au secours!

Il me donna une claque, ma lèvre s'était ouverte. Je pleurais. D'un coup, je vis mon agresseur être jeté au sol.

C'était Thomas. Il avait entendu mon cri de détresse et venait d'arriver. L'autre était partit sans demander son reste. Je m'étais recrovillée sur le sol en tremblant. J'étais ébranlée par ce qu'il venait de se passer.

Minho arriva en courant. Il vit rouge en voyant Thomas. Tout ce qu'il y avait pour lui c'était Thomas debout et moi recrovillée, tremblante, sur le sol. Il se précipita vers moi:

-Meela? Meela ça va?

Une nuance inquiète pointait dans son ton.

-Je vais le tuer, siffla-t-il.

Il allait se relever quand je lui pris le poignet.

-Ce... Ce n'est pas lui... Sans Thomas, je pense que... Que...

Mes sanglots redoublèrent. Minho me prit dans ses bras et fit comme s'il me bercer. Thomas le fusillait du regard.

-À l'avenir, fais gaffe aux gens à qui tu tiens!

Sur ces mots, il s'en alla. Thomas avait trouvé un pull et un jean's qui traîner dans le dortoir. Je me relevais et les mettais.

-Qui t'as attaqué? Qui?

-...

-Réponds-moi!

-Je ne connais pas son prénom... Ne tente rien! Tu pourrais te faire bannir!

-Pfff... Allez viens, on rentre au dortoir maintenant. Tu as besoin de te reposer.

Une fois au sein du bloc, nous fîles un détour par les cuisines. Je n'avais pas faim, mais Minho me força à manger. Apparemment, personne ne s'était rendu compte de rien. C'était d'ailleurs mieux ainsi. J'allais vite me coucher, me disant que la journée de demain, ou alors celle d'après-demain serait meilleure. Je me trompais.

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