Chapitre 38

635 59 44
                                        

*PDV Kuroi*

Tout est noir. Je suis encore en train de rêver ? J'en ai bien l'impression. Tout ce dont je me souviens, c'est avoir demandé aux autres si tout était réglé, puis j'ai fermé les yeux... Mais avant ça, j'avais mal un peu partout et je vacillais. Dans le meilleur des cas, je suis simplement inconscient. Dans le pire des cas, c'est une autre affaire...

Cet endroit me rappelle celui que j'ai vu pendant mon combat contre Uragiri. Il n'y a pas de sol, comme si je flottais dans l'espace. J'essaie de battre des ailes...

Mais mon alter ne me répond pas.

Alors je me laisse porter dans ce mouvement inaltérable, jusqu'à constater une surface toucher mes pieds. Je m'appuie dessus, c'est un sol.

Je vois au loin une silhouette s'apparentant à celle de Keigo. Il me tend la main. Je cours vers lui sans me concentrer sur autre chose...

Et quand je le touche, il se casse en mille morceaux tel une statue. Et soudain...

J'ouvre les yeux.

Je les ouvre lentement. Tout d'abord, j'observe le blanc presque uniforme du plafond. Il n'y a qu'un lieu avec un tel plafond : l'hôpital. Les lumières ne sont pas forcément très agréables lorsqu'on se réveille. Ma théorie se confirme très vite.

- Je... Je suis...

Avec un peu de mal, je dois l'avouer, je me mets assis sur mon lit. Plus précisément contre le mur derrière moi. Je regarde les murs avec indifférence, encore du blanc. Bien évidemment il y a plusieurs meubles et autres rangements. Mais derrière le mur est tout de même blanc. Au moins, j'ai la chance d'avoir une chambre individuelle. J'ai le luxe d'être tranquille.

Mon bras droit se porte vers mes yeux, c'est à ce moment que je remarque les bandages le couvrant intégralement.

- Hein ?

Je sens désormais que l'entièreté de mon corps en est couvert. Ça devait être assez grave. Je me sens encore fatigué, un bâillement suit.

- Je suis sûr que les autres sont venus me voir, dommage que je n'étais pas réveillé. J'espère qu'ils s'en sont tirés sans soucis. J'aimerais pas du tout qu'ils soient forcés de quitter la classe ou quoi que ce soit !

Mais peut-être qu'ils m'ont laissé un truc lors de leur passage. Un mot, de quoi manger ou même des fleurs. Je retrouve ma joie en tournant la tête vers un petit meuble à côté de moi.

Mais il n'y a rien.

Pas le moindre objet, seule la surface froide du meuble. Mon rictus se réprime, je ne peux le nier.

- Ahah... Pas grave, peut-être qu'avec ce qui s'est passé, ils... Ils n'ont pas pu venir... Oui, ça doit être ça !

Je tourne ma tête de l'autre côté, il y a mon téléphone. Je m'empresse de le prendre avant de l'allumer. J'ai dû recevoir des messages de soutien de leur part, j'en ai bien besoin honnêtement... Je regarde.

- Zéro message... Que des notifications sur les récents évènements...

Ahahah ! Ahah... Ne sois pas égoïste Kuroi, c'est pas grave. Alors que je passe en revue les dernières nouvelles, la porte de la pièce s'ouvre lentement. Cela donne l'impression que la personne tente d'être le plus délicat possible pour ne pas me réveiller. C'est mignon. L'individu se dévoile...

Il a une veste en jeans, un t-shirt avec quelques rayures horizontales, une montre au poignet gauche, un jeans et des baskets montantes. Oh mon dieu !!

- Hitoshi !!

Kuroi Takami [Tome 2]Des histoires addictives. Découvrez maintenant