Épilogue : Mon voeu s'est exaucé !

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Épilogue :

Le désir dans ses prunelles attise mon cœur qui s'accélère à la simple idée de la suite des événements. Son déhanché sensuel convoite mes sens au point de m'embraser de l'intérieur. J'ai envie de lui. Ses mains se posent simplement sur mes avants-bras, mais ce geste amoureux déploie une nouvelle vague en moi, provoquant un frisson charnel. Il l'a senti et son sourire charmeur me le confirme. Sans plus attendre, ses lèvres viennent goûter les miennes – moelleuses et tièdes. Automatiquement, son corps se plaque contre le mien, assoiffé par l'envie irrésistible de l'épouser. Mes bras l'encerclent et le tiennent fermement. Notre baiser devient brutal et ses gestes deviennent plus désordonnés. Je sens que mon haut ne va pas tarder à être déchiré, car mes ailes empêchent de l'enlever normalement. Je n'ai pas le temps d'y penser qu'Izuku s'attaque déjà au reste de mes vêtements. Depuis le temps qu'on attend ça... Ses habits rejoignent aussitôt les miens, puis je le soulève pour l'amener sur le matelas. Ses jambes s'enroulent autour de mes hanches, mais il ne les retire pas quand je l'allonge.

- Impatient ?
- Dépêche-toi !

Sa bouche écrase la mienne et je ne peux m'empêcher de sourire. Si tu savais ce qui t'attends, Deku, tu serais plus affamé...

- Je vais prendre soin de toi.

Il me répond par un énième baiser, puis nous embarquons dans une union charnelle où nous nous perdons dans la sensualité de l'autre afin de ne former plus qu'un seul être. Lui et moi...

◇◇◇

Je n'avais jamais ressenti cela auparavant. C'était comme si plus rien n'existait sauf lui et moi. Dans ma vie, je ne pensais qu'à me vider et à assouvir mes frustrations. Dans celle-ci, je veux son bonheur et le combler de toutes mes forces. Il est tout ce qu'il me faut. Je n'ai pas besoin de plus. Sa simple existence suffit à mon propre bonheur.

- Je t'aime, Izuku Midoriya.

Ça y est, je l'ai enfin dit. Trois merveilleux jours que nous sommes sur cette île et d'ici quelques minutes, nous seront le vingt juillet. Allongés dans le lit, l'un en face de l'autre, nous nous admirons. Son sourire rayonne. Il est heureux. Mon Izuku à moi.

- Je t'aime, Katsuki Bakugo. Mon Ange Katchan.

Mon corps agit avant mon esprit et je m'avance pour sceller une dernière fois nos lèvres. Notre baiser est tendre et humide. Merci. Merci de m'avoir offert une chance de me repentir, de m'avoir pardonné mes péchés et aimé de toute ton âme.

L'horloge sonne minuit...

On y est. Mon corps s'illumine. J'ai peur. J'ai vraiment peur. Deku tient fermement ma main, mais il garde le sourire. Je me lève et contourne le lit pour l'obliger à sortir et le prendre une dernière fois dans mes bras. Nous restons ainsi quelques secondes avant que mon dos ne me fasse mal. Mes ailes me brûlent au point de m'arracher un cri de douleur. Je pousse Izuku et recule, les bras tendus devant moi. N'en pouvant plus de ce déchirement, je me précipite dehors. Alors que je tourne le dos à Deku, je l'entends s'émerveiller avec un « oh » soutenu.

Soudain, mes ailes me semblent légères et plus aucune douleur n'est présente. Des larmes coulent abondamment le long de mes joues. Lorsque j'ose tourner la tête vers Izuku, j'aperçois quelque chose d'inédit. Dans le reflet de l'immense baie vitrée, à-côtés de lui, je vois mes ailes se consommer pour se transformer en de nombreux papillons blancs. Lorsque le dernier s'envole dans les airs, je sens mes poumons me brûler, puis mon cœur battre et je m'effondre sur les genoux. Izuku court à moi.

- Katchan !

Mon regard se lève sur celui d'Izuku et ma main agrippe son épaule.

- Je le sens ! Je sens tout !
- Co-comment ça ? Que se passe-t-il ?

Je l'embrasse et me rends compte que mon hypothèse semble vraie. Je me pince, me gifle, puis j'embrasse à nouveau Izuku qui ne doit pas comprendre ce qui se passe.

- Je... Je suis en vie !
- Quoi ?
- Ses mains viennent se poser sur sa bouche et ses yeux brillent.
- Tu... Pour de vrai ?

- Je sens mon cœur battre ! Lui dis-je en prenant sa main que je pose sur mon torse. Je respire ! J'ai faim ! Je n'ai plus d'ailes !
- Tu es vivant ! Katchan, tu es vivant ! Mon voeu s'est exaucé !

Son rire cristallin se joint au mien. Il me saute dessus et déverse tellement de larmes que je suis obligé de l'accompagner. Merci. Merci de m'avoir sauvé, Izuku. 


Nombre de mots : 746

Publié le : 31.10.2021

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Ange KatchanDes histoires addictives. Découvrez maintenant