Chapitre 4

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Chapitre 4

"Très bien, on recommence." déclare Tornade.

Je soupire, repousse les mèches de cheveux qui tanguent devant mon visage et me jette violemment contre un mur. Les explosions reprennent, les autres sont déjà en train de combattre les robots qui nous attaquent.

"Alin ?" demande Jean dans mon oreillette, "Tout va bien ?"

"Nickel, je reprends juste mon souffle." Et je me retiens de tout faire péter.

La salle d'entraînement est remplie de fumée, j'active mes lunettes pour mieux voir. Mon casque me pèse sur la tête ; je déteste les entraînements. Surtout les tenues d'entraînements en fait.

"Alin ! Bouge, ils arrivent droit sur toi !" hurle Bobby dans mon oreillette.

Je me décale rapidement et traverse la pièce en quelques secondes. Si seulement je pouvais utiliser mes pouvoirs, tous mes pouvoirs, ces trucs auraient été détruits depuis belle lurette. L'énorme main du robot passe très, trop, près de ma tête. Ces machins, bien que lourds et patauds, sont quand même assez malins pour nous localiser et nous bloquer le chemin. En bref, ils nous emmerdent. Je suis d'ailleurs acculée contre un mur. Les mains dressées devant moi pour me protéger. Tu contrôles le métal et rien d'autre, alors contrôle le métal bordel ! Mais les constructeurs de ces machines, le Professeur doit sans doute en faire partie, avaient pensé à tout et avaient sans doute su que j'allais être là ; ces robots n'étaient pas faits en métal mais en un alliage assuré 100% sans métal. Bordel.

Le monstre -en tout cas, il est très moche, se baisse encore un peu ; il me bloque et je ne peux plus m'échapper. Je me serre encore plus contre le mur où je suis, j'essaie de ne faire qu'un avec le placo. Je ne peux rien faire, enfin rien si je veux garder ma couverture. Kitty est une des seules à savoir que je dépasse légèrement (la téléportation c'est de l'eau hein), ma soi-disant mutation. Même si elle est incapable de garder un secret, elle tient sa langue et ce depuis le début. Et puis, j'ai un moyen de pression.

Le bruit métallique du robot se rapproche encore de mes oreilles, putain, qu'est-ce que je déteste ces trucs.

"Alin, qu'est-ce que tu fais !" crie Kitty, de l'autre côté de la salle.

"Elle attend qu'on vienne la sauver." répond Pyro, accoudé sur le corps d'un deux robots.

Je ravale mes répliques cinglantes, me baisse un peu pour prendre de l'élan et m'éjecte du sol pour atterrir les deux pieds sur la nuque du robot. OK, j'ai peut-être un peu aidé mon saut avec mon pouvoir. Mais ça reste entre vous et moi, d'accord ? Mon adversaire dénué de cervelle se tourne dans tous les sens et essaie, en vain, de m'attraper avec ses grandes mains stupides. Mes orteils commencent à glisser, je resserre mon emprise sur les morceaux de non-métal (j'suis pas hyper calée en construction de robot d'accord ?), ma transpiration rend l'accrochage de plus en plus difficile. Pour terminer la liste de mauvaises nouvelles ; le robot parvient à m'attraper une jambe et à m'arracher à mon perchoir. Je retiens un hurlement, je suis tellement concentrée à ne pas crier que les voix dans ma tête deviennent plus distantes. Enfin, pendant une demie seconde.

Je suis donc pendue par les pieds, la tête en bas. C'est une mauvaise journée.

"Tu veux de l'aide ?" demande gentiment Bobby, prêt à recouvrir le robot de glace.

"Non c'est bon ; je gère."

"Tu gères tellement que le sang te monde à la tête." rétorque Pyro, toujours accoudé sur son robot.

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