L'humain en lui était révolté, mais le loup... Oui, le loup, Lunard, même s'il aimait Harry, avait accepté de voir un membre de sa famille être attaqué. Alors, Rémus avait observé, n'avait pas bougé d'un poil même lorsque le mangemort avait une nouvelle fois attaqué Harry. Il avait essayé de mettre fin à ce petit jeu au bout d'une journée ou deux, mais son amant avait été clair. Tout ce qu'il avait pu faire était de serrer les poings et de tuer le plus possible de mangemorts pendant les missions de l'Ordre.
Une semaine était passée et maintenant, Blaise Zambini ne tentait plus rien contre le Survivant.
_ Et bien, je crois qu'il n'y a plus rien à faire, dit d'une voix un peu blasée l'amant de Rémus dans leur salon.
_ ...
_ Tu m'en veux toujours ? ... Après tout, le contraire aurait été étonnant, reprit Sévérus en commençant à se lever pour repartir dans ses appartements qu'ils trouvaient de plus en plus froids.
_ ... A vrai dire, non, lâcha Rémus en évitant de regarder le serpentard, je m'en veux. Alors, reste si tu le souhaites.
_ Je ne vois pas pourquoi tu t'en veux Rem', dit Sévérus en s'asseyant tout à côté du gryffondor, tu as été dès le début contre. De toute façon, c'était nécessaire.
_ Nécessaire... tu le crois vraiment ? demanda Rémus dégoûté.
_ Oui, maintenant, nous sommes sûrs que la magie de Potter est hors jeu. Définitivement. Le maître le croît également. Il ne nous reste qu'à y mettre un coup et Potter bien entendu, doit mettre les bouchées doubles.
_ Il n'y arrivera pas, souffla enfin Rémus en se calant contre l'épaule réconfortante.
_ Bien sûr que si, après tout, le petit a de la ressource, même si je ne lui dirais jamais en face, ajouta Sévérus alors que Rémus essayait de retenir un petit rire, qu'est-ce qu'il y a encore ?
_ Rien, enfin... je ne sais pas si tu t'écoutes, mais tu arrives à passer de « Potter » à « le petit », tu ne trouves pas que ça fait décalage ?
Sévérus ne lui répondit pas. Tout à coup, Sirius déboula dans l'appartement, visiblement très heureux, au grand désespoir de Sévérus qui aimait aussi le calme.
_ C'est bon ! s'exclama Sirius.
_ Bon pour quoi ? demanda Rémus en oubliant sa « faiblesse ».
_ Mais pour Noël ! reprit Sirius en s'installant sur les genoux de son loup.
_ ...
_ Je vois que je dois tout vous rappeler. La semaine dernière je suis parti pendant quatre jours pour...
_ ...
_ Pour savoir où Harry allait passer Noël, reprit Sirius visiblement pas très heureux de voir que personne ne s'inquiète pour lui, et après une semaine de réflexion, ma cousine m'a enfin avoué qu'elle s'inclinait devant moi et que notre Harry passerait Noël au Square Grimault !
_ Et il t'a fallut 4 jours pour y arriver ? demanda Sévérus sur un ton assez ironique.
_ Oh, mon petit serpent... A un moment donné, j'ai vraiment cru que mon absence ne t'avait pas du tout perturbé, mais je vois que je t'ai manqué ! reprit Sirius en se penchant vers les lèvres de Sévérus.
_ Pas du tout, dit Sévérus en essayant de contrer son sentiment de tristesse qu'il avait ressenti lorsque Sirius n'avait pas été là.
_ Tsss... franchement, tu ne fais rien pour que je restes près de toi, ajouta Sirius en détournant son visage de celui de Sévérus et en allant embrasser Rémus.
Sirius sourit encore plus en voyant la légère ride sur le front de Sévérus, signe qu'il n'avait pas du tout apprécié sa déviation.
_ Je dois y aller, dit tout à coup Sévérus en se relevant.
_ Un jour, tu iras trop loin, ajouta Rémus alors que Sévérus venait de refermer la porte de l'appartement.
_ Je n'ai rien fait, répondit Sirius en se décalant vers la place libre.
_ Tu sais très bien que tu as manqué à Sévérus, il me semble qu'à ton retour, nous te l'avons prouvé, non ? demanda Rémus en repensant à la folle nuit de débauche.
_ Oui, mais, je voulais l'entendre de sa bouche, pas de ses mains ou autres, reprit Sirius très sérieusement.
_ Tu devras attendre encore longtemps, Sévérus a encore du chemin à faire de ce côté-là, dit le loup, donc, inutile de le faire fuir.
_ Donc, j'aurais dû lui donner le baiser qu'il souhaitait.
_ Oui, même si une part de moi a aimé le recevoir à sa place, ajouta Rémus en enjambant les jambes de Sirius.
_ J'aurais dû... m'aplatir, reprit Sirius alors que Rémus commençait déjà à jouer avec ses boutons de chemise.
_ Tout à fait, répondit Rémus qui laissait petit à petit le loup ressortir.
_ Hors de question ! s'exclama Sirius en repoussant fortement Rémus, ses mains baladeuses et ses douces lèvres, je ne suis pas un joujou !
_ Pou... pourquoi dis-tu ça ? demanda Rémus, blessé d'être rejeté.
_ Parce que !
_ Mais encore ? demanda de nouveau le plus calme des maraudeurs en souriant.
_ Et je ne suis pas non plus ton joujou, ajouta Sirius.
_ Tu ne l'es pas.
_ Si.
_ Quand ? demanda Rémus de plus en plus furieux en voyant ses sentiments bafoués.
_ Il n'y a même pas deux minutes. Tu montes sur moi, et je devrais ouvrir gentiment mes cuisses ? Et bien, non. Si j'en ai pas envie...
_ ... Jamais ! Jamais je ne te forcerai à ça ! s'exclama Rémus.
_ ...
_ Je... je ne l'ai jamais fait, n'est-ce pas ? Tu... tu l'as toujours voulu ? demanda Rémus tout bas en paniquant de plus en plus.
_ Non... Je... Bien sûr que non, Lunard ! reprit Sirius en voyant le regard désemparé et triste de son amant, c'est juste que... que toi, tu domines, et je l'accepte. Après tout, tu es aussi Lunard et ça me va, c'est même un plaisir ! Mais, si je dois dire aussi Amen à Sévérus, alors en gros, je suis le dominé et le seul... Et je... je suis un Black, alors ma fierté en prend un sacré coup... Bah, laisse tomber, j'ai besoin de faire un tour. A plus tard, Rémus ! dit d'un trait Sirius en sortant très vite.
_ Il semblerait que les vacances vont être dédiées à la mise au point, murmura pour lui-même le loup-garou.
Dans un autre appartement, Harry se délectait de chocolats de Noël offerts à l'avance par la plupart des élèves de l'école fan du petit Survivant, tout en lisant un livre que PomPom lui avait donné.
_ Comment changer un bébé ? ... et ben, c'est pas de toute repos, murmura Harry tout seul dans l'appartement, assis au milieu de ses animaux en peluche, bah, après tout, Drago s'occupera de lui la nuit. C'est vrai, il peut bien faire ça, moi je l'aurais porté pendant presque 9 mois et lui, il n'a rien fait !
Harry continuait de donner du travail virtuellement à son compagnon tout en continuant de grignoter. Enfin, jusqu'à ce que le cerf-peluche ne lui vole des chocolats. Et c'est en entrant dans l'appartement et en découvrant Harry en train de courir après un cerf que Sirius se mit à rire et à oublier ses petits soucis.
_ Et si tu m'aidais plutôt à arrêter ce voleur de Cornedrue ! s'exclama Harry en posant ses mains sur ses hanches et faisant ainsi ressortir son petit ventre qui commençait à se voir.
_ Tu ne crois pas que tu as assez de chocolats pour laisser ce cerf en manger ? demanda Sirius.
_ Non. Et puis, il n'avait qu'à demander.
_ C'est une peluche, il ne faut pas l'oublier, reprit Sirius en allant ranger les peluches de Harry dans son placard, bon, sinon, devine où tu vas passer Noël ?
_ Tu as réussi ? demanda Harry très surpris.
_ Qu'est-ce que tu crois ? Bien sûr, tu viendras à la maison, avec Drago et bien évidemment, les autres Malefoy. Avec un peu de chance, je ne verrais pas ma cousine : trop occupée à parler avec ma mère, dit Sirius en rêvant énormément.
_ Ah oui, elle n'est toujours pas décollée... Et où est-ce que je passe les vacances ? demanda Harry, inquiet de devoir passer des vacances entre deux feux comme en novembre.
_ Euh... c'est-à-dire que...
_ Surprise, amour, annonça Drago qui venait de finir ses devoirs à la bibliothèque.
_ Donc, pour résumer, je passe mes vacances je ne sais où, Noël au Square et...
_ Le nouvel an au Manoir Malefoy, lâcha Sirius qui n'avait pas réussi à négocier et à gagner sur ce point.
_ Harry, tu ne crois pas que tu as assez mangé comme ça ? demanda le veela inquiet pour la santé de Harry.
_ Pourquoi ? J'aime ça et puis, ce sont des cadeaux. N'est-ce pas toi qui m'as dit un jour que ne pas accepter un cadeau est une insulte et que jamais, ô grand jamais, un Malefoy ou le compagnon d'un Malefoy ne doit manquer de respect et de classe à leurs fans ? Bien, à moins que tu trouves que je ne devienne trop gros pour toi ? demanda de nouveau Harry dont les yeux verts devenaient de plus en plus foncés.
_ Bien sûr que non, répondit très vite Drago en trouvant que la discussion sur son poids revenait très souvent dans la bouche de son petit brun.
_ Bien, répondit Harry en reprenant une chocogrenouille.
_ Et si nous allions dîner ? proposa Sirius en se pensant un peu comme Drago.
Harry ne se le fit pas dire deux fois et se leva très vite pour aller dans la Grande salle non sans emmener une petite réserve de chocolats. Cela faisait plus de dix jours que les fans de Harry avaient appris que leur gryffondor préféré avait une envie de chocolats et tout ça parce que lorsque le veela avait offert à Harry une boîte de chocolats provenant directement de la célèbre boutiques de douceurs de Pré-au-Lard, ce dernier en avait pleuré de joie. Et même si le veela avait apprécié ces douceurs qui faisaient plus que plaisir à son compagnon, maintenant, il regrettait. Après tout, en y réfléchissant bien, il n'y avait que lui qui avait le droit de satisfaire son amant.
Sur le chemin menant à la Grande salle, le petit groupe rencontra les autres gryffondors et quelques serpentards où la tension entre Théo et Blaise était plus forte que jamais. Tout à coup, Harry n'en put plus.
_ Bon, qu'est-ce qui ne va pas entre vous deux ? demanda Harry en s'arrêtant net.
_ Euh... De quoi parles-tu Harry ? Tout va bien, répondit Blaise surpris.
_ Bien sûr et Voldy est en train de mourir étouffé avec une cerise ! railla Harry, bon, je sais pas ce que vous avez et après tout, je m'en fiche, mais dans ce cas, éloignez-vous de moi, vous et vos mauvaises ondes !
_ D'ac... d'accord Harry, répondit Théo très surpris de voir que Harry était plus sensible aux humeurs des gens l'entourant.
Le repas se passa très bien, mais ce n'est qu'au moment où le groupe sortit de la grande salle que Harry commença à ne pas se sentir très bien.
_ Harry ! s'écria Drago qui avait continué de discuter avec Blaise dans le couloir et qui venait de se précipiter aux pieds de Harry, tombé à terre, les mains crispées sur son ventre, ça ne va pas ?
_ Oh... tu... crois ? Je me demande bien... ce qui a pu... te faire dire ça, railla Harry en trouvant la question de son veela plus que stupide.
_ On t'emmène à l'infirmerie, dit Ron en prenant les devants mais en laissant Drago porter le Survivant qui ne voulait que personne ne le touche.
Quelques minutes plus tard, l'infirmerie était devenue très petite. En effet, Rémus et les autres étaient tombés sur le groupe d'élèves dans les couloirs et les avaient suivi, inquiets.
_ C'est le bébé ? C'est ça ? demanda Drago, harcelant PomPom, alors ? ... Mais, par Merlin, répondez-moi ! Et...
_ Mr Malefoy, stop ! ordonna l'infirmière, ou je vous fais sortir de cette pièce, ajouta-t-elle en apercevant les lèvres du veela s'ouvrir de nouveau, et puis, tout ce bruit ne fait qu'affoler le futur papa, dit-elle en regardant tous les gens discuter entre eux, alors Harry, où ?
_ Au ventre, répondit Harry en posant ses mains sur la source de son mal.
_ D'accord...
_ Harry chéri ! s'exclama une voix de femme qui venait juste de déferler dans l'infirmerie, est-ce que ça va mon petit ?
_ Nar... Narcissa ?
_ Oui, Harry. Oh, mon Dieu, il ne me reconnaît plus. Mais qu'est-ce que vous lui avez fait ? Drago Lucius Junior Malefoy, continua Narcissa en regardant son fils droit dans les yeux, pourquoi Harry se retrouve dans cet endroit ? Et comment se fait-il que tu ne prennes pas soin de lui ? Franchement, je crois de plus en plus qu'il serait plus sage que vous veniez tous deux finir vos études au Manoir.
_ Hum, hum, toussota PomPom, je peux vous assurer que Harry et le bébé vont bien. Ce n'est qu'une légère crise passagère et d'ici peu, il n'aura plus rien.
_ Qu'est-ce qu'il a ? demanda Sirius alors que Drago fusillait du regard sa mère pour ses accusations.
_ Oh, juste une crise de foie. Le chocolat, Harry, il faudra sérieusement diminuer.
_ Mais... mais, c'est pas possible, répondit Harry qui se sentait déjà mieux.
_ Bien sûr que si.
_ Mais non ! J'aime trop ça, et puis le bébé aussi ! Et puis, je ne peux pas perdre tout le chocolat que l'on m'offre.
_ Dans ce cas, je pourrais toujours envoyer un communiqué à la presse pour que plus personne n'envoie de chocolat, proposa Hermione.
_ Oui, enfin, il faudra que vous aussi, mère, vous n'envoyez plus de chocolat à Harry. Après tout, vous êtes la fautive, se vengea Drago.
_ Ne dis pas n'importe quoi, Drago. Mes chocolats sont les meilleurs, n'est-ce pas Harry ?
_ Avant de répondre, pense aussi à mes chocolats Harry ? Je crois que ce sont tes préférés ? ajouta Sirius qui donnait lui aussi des chocolats à son filleul.
_ Euh... bien sûr, répondit Harry, d'ailleurs, ceux de Ron et Rémus sont très bons aussi, continua-t-il en rêvant de chocolat au noisette.
_ Mais tu en reçois combien ? dit le veela de plus en plus en colère, qui plus est, je croyais vous avoir dit de ne plus lui en donner. Qu'il en avait assez ! C'est à cause de vous tous que mon Harry est malade. Et maintenant, veuillez nous excuser mais puisque le bébé va bien, nous allons rentrer.
Et sur ce, Drago emmena Harry dans leur appartement en ordonnant au tableau de n'ouvrir à personne.
_ Bien, bien, en tout cas, ma chère cousine, laisse-moi te féliciter ! Tu as envoyé mon filleul à l'infirmerie ! se moqua Sirius.
_ Bien sûr cousin, mais laisse-moi te rappeler que je ne donne pas non plus de chocolats au rabais comme toi.
_ Tu...
_ Black, amour, cela suffit. Et maintenant, rentrons. C'était une fausse urgente, intervint Lucius.
_ Au moins, le système fonctionne. Merci Sévérus, ajouta Narcissa en obéissant à son veela.
_ C'est vraiment Charmant de voir à quel point tu prends soin de tes amis, ajouta Sirius, une fois seuls dans la pièce.
_ Je prends toujours soin de mes amis Black, répondit Sévérus.
_ Dommage que ce ne soit pas le cas avec tes amants, continua Sirius en sortant de l'infirmerie pour aller dans sa propre chambre qu'il n'utilisait que très rarement.
_ Laisse tomber Sévérus, il est de mauvais poil, ajouta Rémus, et ce n'est pas la peine d'être en colère contre moi. Bon, à demain, il commence à se faire tard.
Le reste de la semaine passa relativement vite pour les élèves qui voyaient enfin le début des vacances arriver. Enfin, passa aussi relativement lente aux yeux de Harry qui soupirait de ne plus pouvoir manger de chocolat et aux yeux du veela qui devait faire avec la mauvaise humeur de son compagnon. Mauvaise humeur qui permettait à Harry de ne pas faire des roses mais des ronces... beaucoup plus sanglant.
_ Drago, où est-ce qu'on va ? demanda pour la énième fois de la soirée Harry.
_ Surprise !
_ Mais, dis-moi au moins s'il fera beau ou non ? Je dois bien faire ma valise !
_ Pas la peine, je m'en occupe, répondit Drago avec son petit sourire typiquement serpentardien.
_ Dragooooooo, dit Harry d'une voix rauque, dis-moiiiiiiiiiii et je serais très sage ce soir, ajouta-t-il en s'asseyant sur les genoux de son compagnon.
_ Euh... non, c'est une surprise, dit Drago qui avait de plus en plus de mal à se contenir.
_ Tu en es sûr ? demanda Harry en prenant son lobe d'oreille entre ses dents.
_ ... oui, sûr, dit d'une voix plus faible le veela.
_ Il n'y a vraiment rien que je puisse faire, continua Harry en passant sa main sous le T-shirt du serpentard.
_ Bien sûr que si, continue, répondit Drago, mais tu n'auras pas la réponse.
_ Alors, ça sert à rien ! lança Harry en commençant à se lever.
_ Oh, certainement pas amour ! s'exclama Drago en posant très vite ses mains sur la taille de Harry et en l'emmenant de suite sur le lit.
Et sous les caresses expertes de Drago, Harry n'eut pas le cœur à le dissuader de le faire grimper au septième ciel.
VOUS LISEZ
la veela attitude
FanfictionC'est par la nuit de l'équinoxe que Drago, veela par nature, découvre que son compagnon n'est autre que Harry Potter... Que faire ? Que faire alors que le lendemain, les grandes vacances commencent...
