Chapitre 1

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Cela fait maintenant deux mois que les cours ont commencé et mon cauchemar s'est étendu jusqu'au lycée.

Je n'ai plus seulement des bleus à cause de ma belle-mère mais aussi de ma belle-sœur.

L'une s'en prend à moi à la maison et l'autre au lycée.

N'est-ce pas génial? Deux pour le prix d'un !

- Tu n'es qu'une sale garce ! Tu crois que je n'ai pas vu comment tu as regardé M. Leigh! Cri Olive en me tirant les cheveux dans mes toilettes du quatrième étage, censé être interdit.

- Jamais il ne s'intéressera à une personne aussi laide et conne que toi. Ajoute l'une de ses nouvelles amis dont j'ai oublié le nom.

Pendant ce temps, j'encaisse les gifles et coup de pieds qu'elles me donnent toutes les quatre. Je n'ai ni la force ni l'envie de me battre.

Plus qu'une année et je me tire de ce lycée et de cette famille. C'est la seule chose qui me fait tenir.

- Personne ne veut de toi ! Même ta mère t'a abandonné et ton père me préfère à toi !

Elle me donne un énorme coup de pied dans le ventre et me fait relever la tête en tirant mes cheveux vers le bas.

Yeux dans les yeux, je n'avais qu'une idée à présent. Lui cracher au visage, ce que je fais, un rictus dessiné sur mon visage.

- Personne n'a le droit de parler de ma mère d'autant plus quand la sienne n'est qu'une traînée qui a écarté les jambes pour séduire un homme marié.

Évidemment, ce que je venais de lui faire et lui dire ne lui a pas plu et elle commit une erreur, une immense erreur. Elle me frappe au visage d'un vif coup de poings, ce qui pour sûr va me laisser une marque sur le visage.

Ses "amies" essayent de l'arrêter tellement elle frappe et pourtant je ne cille pas, la rendant d'autant plus folle.

Le sourire toujours affiché au visage, je peux lire dans ses prunelles sa rage et l'envie de me tuer. Cette situation me permet de me rendre compte à quel point c'est en réalité moi qui ai le pouvoir actuellement.

Ses copines ne me tenant plus, je me lève, récupère mes affaires puis mon téléphone et quitte la pièce.

- On se retrouve dans le bureau du proviseur dans quelques jours, préparez-vous et sortez les pop-corn, ça va être intéressant. Affirme-je.

Je descends les marches, à cette heure-ci, personne ne traine au lycée, les professeurs ont déjà retrouvé leurs femmes et leurs enfants. La voie est libre.

J'entre dans les toilettes du troisième étage, me rinçant le joue, imbibé de sang. Tellement de sang que si ce n'était pas le mien, j'aurais sûrement commis un meurtre.

Je soupire devant cet épouvantable reflet. Je me dois de cacher tout ça et à moins de mettre des prothèses ou un masque, ça va être compliqué.

Ce que je leur avais dit tout à l'heure était du bluff. Je ne veux pas faire d'histoire et le seul moyen est d'attendre sagement la fin de l'année et partir.

Si un jour cela me vient de me venger, je préfère attendre ma majorité histoire que mon père n'ait pas le temps de me virer du sous-sol.

Je m'observe une dernière fois et prend une grande respiration, prête à partir de cet endroit et rentrer le plus rapidement possible pour trouver une solution.

J'enfile mon sweat noir, mon casque et met ma capuche. Je quitte les toilettes et déambule dans les couloirs, tête baissée jusqu'à ce que je rentre dans quelque chose juste devant la sortie.

Eros has badly aimedDes histoires addictives. Découvrez maintenant