Partie 1

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A l'entrée du Nouveau Monde, Quartiers Généraux de la Marine, antichambre de la Terre Sacrée. 

La Vice-Amirale Tsuru, lunette de soleil sur le crâne et cravate colorée légèrement desserrée, venait d'entrer dans les locaux du dernier étage de New Marine Ford, prête à délivrer des informations qu'elle avait obtenue durement. Les quelques soldats présents autour d'elle la suppliaient presque des yeux d'essorer l'Amiral en chef Akainu de sa fureur. En effet, le Chien Rouge de la Marine faisait les cent pas dans son bureau depuis des heures. Le rapport de l'Amiral Ryokugyû ne l'avait pas mis en forme. Que faisait Shanks si loin de son territoire ?

Le gouvernement mondial était en pleine crise avec la chute de deux des Quatre Empereurs et l'avènement de Monkey D. Luffy à ce rang. Nico Robin était toujours libre dans la nature -avec son équipage au complet, malgré le déploiement du CP-AIGIS0. D'ailleurs les membres de l'Agence de Renseignement la plus Forte du Monde n'allaient pas revenir en un seul morceau. De plus, la poursuite des ex-shichibukai au travers du monde ne se passait pas comme prévu. Œil de Faucon qui rejoint Crocodile aux côtés de Baggy le Clown, nouvellement Empereur sur ses manigances anti-Marine. Ses soldats se pissaient dessus rien qu'à l'idée de se faire embarquer sous l'énormissime Nez Rouge. En rajoutant les récents actes de l'Armée Révolutionnaire au tableau, il était plus que normal d'entendre le Chien Rouge hurler à tout va des ordres sans s'arrêter.

Mais pour lui, le plus horripilant dans tout ça, c'était Sengoku qui se pliait de rire devant son surmenage, mettant une fois de plus des miettes de cookie partout.

Tsuru en avait pleinement conscience et avait de la peine, autant pour les nouvelles recrues que pour celles avec plus d'ancienneté. Avec toute la sérénité dont elle pouvait faire preuve, elle était rentrée sans se faire annoncer dans les quartiers de l'Amiral en Chef, à la recherche de son ami Sengoku le Bouddha.

« Sakazuki, si seulement tu pouvais éviter de hurler comme tu le fais, les ordres se feraient mieux entendre. Lui suggéra-t-elle en se dirigeant vers son ami qui lui tendait déjà un gâteau qu'elle refusa d'un signe de la main.

-J'ai assez d'un ancien à gérer, si c'est pour me gêner, allez voir ailleurs si j'y suis. Aboya le Chien Rouge avant de se remettre à crier des ordres de mission à l'escargophone suant de terreur.

-Hum... Tsuru ignora son supérieur qui n'en demandait pas moins avant de s'adresser à la chèvre blanche devant elle. Ça te dit de faire un tour, Blanchette ? » Son regard termina dans celui de Sengoku qui avait compris le message.

C'est ainsi que les deux camarades et amis se retrouvèrent sur les berges de l'île appartenant à la Marine, herbe sous les pieds. Sengoku avait rangé ses sucreries pour écouter son amie. Il se doutait que cette conversation ne devrait pas remonter à son successeur au titre d'Amiral Commandant en Chef. Alors il attendait sereinement, le regard rivé sur les bâtiments flottants aux couleurs de la Marine. L'air était doux, le ciel lumineux malgré quelques nuages blancs et l'océan devant lui s'étendait à perte de vue. A ses côtés, Tsuru inspirait l'air marin, les yeux fermés avant de longuement expirer.

« Tu te souviens de Rossinante ? Demanda l'officier d'état-major de but en blanc, surprenant son acolyte.

-Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas entendu ce nom. L'image de ce jeune homme maladroit lui revient en mémoire. Pourquoi ? Il se demandait où Tsuru voulait amener la discussion, après tout, la mort de Rossinante remontait à plus d'une décennie maintenant. Et avoir à discuter sans oreilles indiscrètes, ce n'était pas pour ces vieux souvenirs. Il y avait forcément quelque chose d'autre.

- Il est mort pour ce gamin : Trafalgar. Aujourd'hui, le protégé de ton propre protégé fait vibrer le monde de la piraterie. Du coin de l'œil, elle vit que Sengoku attendait la suite, se replongeant surement dans une multitude de souvenirs aux arrière-gouts amers. L'histoire du Royaume de Flevance restera surement une erreur irréparable de la Marine. Si seulement nous avions enquêté sur la maladie du Saturnisme au lieu de croire les yeux fermés ce roi avare.

Sengoku ne pouvait qu'approuver en silence. En réalité, le gouvernement savait que la maladie du Plomb Blanc n'était transmissible que de génération en génération. Mais face à un tel rendement, le gouvernement avait sciemment placé outre cette information. Tsuru ne semblait pas être au courant, alors par honte, Sengoku ne démenti pas, gardant amèrement au titre «d'erreur » le massacre du Royaume de Flevance.

-Trafalgar Law... J'ai pu échanger quelques mots avec lui avant de partir de Dressrora. Après tout, si ce gamin était comme un fils pour Rossinante, il est un peu comme mon petit-fils quelque part. Il se mit à rire à gorge déployée et ressorti ses petits gâteaux. Un petit-fils pirate, faudrait que j'en parle avec ce grincheux de Garp, il aurait beaucoup à dire, j'en suis sûr !

Tsuru sourit, amusée. Se disant que le destin avait une drôle de manière de montrer son chemin, elle reprit :

-Il est possible qu'il y ait eu un autre survivant de ce massacre, échappé de la Ville Blanche. Devant l'air de plus en plus intrigué de son ami, Tsuru poursuivit. Probablement avec l'aide de l'Armée Révolutionnaire. A cette époque, Dragon écumait déjà les océans à la recherche de femmes et d'hommes pour rejoindre son combat. Si mes informations sont exactes, tu ne devineras jamais le lien qui t'uni à cette personne. »

TO BE CONTINUED...

La Rescapée de FlevanceDes histoires addictives. Découvrez maintenant