Mercredi 10 novembre
J'entamais une journée de début de saison froide. Le temps s'était si bien écoulé depuis ma naissance que je ne comptais plus mon âge. Tout avait changé, même le paysage que je voyais chaque jour. Pourtant, j'étais certain que n'importe quel élève avait déjà pensé que l'école restait là sans raison.
Ce matin-là mes idées vestimentaires avaient fui. Cela paraissait probablement ironique lorsqu'une école obligeait ses élèves à mettre un uniforme, pourtant, les chaussure, la casquette, tous les accessoires possibles ne me chantaient pas. Je fis simple.
J'ai pu rentrer à la maison, mon père n'y était pas. J'appris qu'il avait dû partir en voyage d'affaires. Ainsi, la vie me sauva.
Malgré tout, mon majordome resta assez sévère à propos de mon comportement. Il espérait ne pas avoir de problèmes avec mon père. Évidemment, je lui ris au nez.
– Tadao-san, vous êtes bien mal placé pour me faire la morale.
Je me rapprochais pour lui montrer la différence de hauteur.
– Jeune maître, il serait préférable pour vous de ne pas énerver le maître. Cela permettrait de montrer votre respect envers nous.
– Mais je n'ai rien à gagner ! déclarais-je. Vous êtes payé pour me supporter de toute façon.
Mon majordome préféré, Tadao, un homme âgé qui m'a élevé comme son propre enfant, ne comprenait pas que j'avais toujours eu le dessus sur lui. Je me moquais toujours de sa façon de garder un costume quelque soit la situation.
Il voulait m'aider et me montrer les valeurs de la sympathie sans voir que les gens comme moi n'y prêtaient pas la moindre attention.
Il baissa la tête en soupirant.
– Excusez-moi. Vous devriez peut-être commencer à vous mettre en route, le portail de l'école risquerait de fermer.
– Merci, ma loyale horloge.
Je pris le cartable de main que j'avais laissé au sol et pris le chemin de la sortie. Il était bien difficile de supporter ma personnalité, mais je n'aimais pas perdre la main. Malgré tout, j'avais l'habitude de rester calme afin de ne pas susciter l'attention des autres.
Le personnel entier se courba lorsque je sortis de la maison, me voilà de retour chez-moi. L'endroit envié par toutes les personnes autour, j'ai toujours vécu avec la chance de mon côté, la chance que l'on achète avec de l'argent aussi.
Mais tout venait avec un prix. C'était la première chose que mon père m'avait apprise.
– Bonne journée à vous, jeune maître.
Je partis rejoindre Dai. Il m'attendait déjà devant ma maison.
– Salut ! me fit-il de son sourire amical.
Je lui fis un signe de la main et nous marchâmes ainsi à l'école une nouvelle fois.
La route était parfaitement éclairée par la lumière du soleil. Le ciel restait bien trop gris mais cela me plaisait tout autant. Tant que mon ami se trouvait à mes côtés, je pouvais supporter n'importe quelle horreur.
Parfois, je savais que Dai ne me considérait pas toujours comme un ami, mais plutôt comme un fardeau à supporter. Mais quand l'argent faisait les comptes, l'amitié n'avait pas à être réciproque.
Je courais vers le portail en devançant mon ami, puis je rejoignis ma classe respective.
Aya s'approcha alors la tête baissée.
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Bouquet final
Fiksi Remaja« Que ferais-tu si je n'avais plus qu'une cinquantaine de jours à vivre ? » Kazune est un garçon gentil, populaire, intelligent, fort en sport etc... Il profitait bien de sa vie en compagnie de son meilleur ami Dai. Pourtant, des évènements firent...