Chapitre 10 : Explications

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Mélanie me présente aux autres sans leur dire que je ne suis pas encore embauché ce qui me perturbe un peu. Ils se présentent aussi quand elle a fini. Mais ils ont dit leurs prénoms si vite que je n'ai pas eu le temps de les retenir et encore moins de les associer à leur propriétaire. Je crois que j'ai entendu Victoire, Zélie, Elio et Mathys. Je ne suis pas du tout sûr mais on verra leur réaction quand je les appellerai comme ça. La gérante m'entraine sur une table à part pour qu'on puisse discuter tranquillement. Je sors mon cv et lui tends. Elle le pris et y jettes un coup d'œil assez rapide. 

Mélanie : " Je veux juste savoir si tu est à l'aise avec les clients et si tu connais quelques cocktails ? Je n'ai pas besoin de toutes ses formalités, ce qui m'intéresse c'est si tu peux gérer les horaires, les clients et si tu es majeure. " 

Moi : " J'ai 19 ans et il n'y a pas longtemps j'ai été coiffeuse alors j'ai quelques astuces pour gérer des personnes un peu moins souriantes. Je pense que je peux gérer les horaires car je suis quelqu'un de téméraire et quand je m'engage ce n'est jamais à moitié. Sinon je connais pas beaucoup de cocktails seulement les plus basiques. "

Mélanie : " Ca me va, tu es embauchée et pour les cocktails tu pourra demander aux autres serveurs, ils t'apprendront les bases. Tu peux commencer la semaine prochaine, je vais juste avoir besoin de ton numéro pour pouvoir te contacter plus facilement. " 

Je lui souris et la remercie tout en me levant de ma chaise. Elle me donne le menu de leur restaurant et me dis de le mémoriser un peu pour ne pas que je sois perdu quand je vais commencer. On se dit au revoir et je pars non sans jeter un rapide coup d'œil à l'homme mystérieux qui ne me remarque même pas.  

Je pense que je vais aller à la superette pour passer faire un petit coucou à Guillaume et pour que je comprenne sa réaction qui étais très étrange je vous l'avoue. Ellipse du trajet. 

Arrivée devant je reste quelques secondes à l'épié pour savoir si il y'a d'autres personnes même si c'est très peu probable vu l'heure tardive. J'attends que l'unique client finisse ses courses pour rentrer. Dès qu'il me voit son sourire disparait pour laisser place à un visage de marbre et un visage sans expressions. Je me rapproche d'un pas assuré et bien décidé à avoir une discussion. Je pourrais faire parler même un mort alors ce n'est pas un lycée de pacotille qui va me déstabiliser. J'exagère un peu sans doute mais je peux être redoutable quand je veux. Heureusement pour lui je ne lui veux aucun mal. Je souris pour lui montrer que je viens en paix et que je ne suis pas là pour causer des problèmes. Il me répond avec un sourire des plus forcés mais ça ne m'arrête pas. Je lance la conversation en y allant pas par quatre chemins et en lui demandant directement pourquoi il m'a fait des menaces en cour tout à l'heure sachant que je  ne lui ai rien fait, enfin pas que je sache ne tout cas.  

Guillaume : " Je t'interdis de dire à tout le monde que je travaille ici et même si tu le fais je nierai tout en bloque et je changerai de boulot. Donc pas besoin de venir me faire du chantage ça ne marchera pas, en tout cas pas sur moi." 

A la fin de sa phrase il eu un sourire suffisant, vous savez les sourires condescendants où on a envie de taper le propriétaire.

Moi :" Pourquoi je dirais ça à qui que ce soit, de toute façon même si je le voulais je ne connais personne. Et en plus je ne suis pas venu pour te faire du chantage je déteste ça d'ailleurs et je ne me rabaisserai certainement pas à le faire. Je suis venu faire la paix et te dire que je ne comprends pas pourquoi ça te gêne mais je garderai ton secret, ces choses ne m'intéresse pas." 

Il parût soulagé par mes propos et presque il aurait pu s'excuser tellement il a l'air gêné en ce moment. 

Guillaume :" Je ne dirai pas non plus, au contraire de moi que tu n'as pas d'argent et que tu as redoublé." 

Après ces quelques mots je pris un air étonné et je lui dis dans le plus grand des calmes que je m'en fiche si il le dit car ça n'aura aucun impacte sur moi puisque je ne m'en soucis pas. Mais il me rappelle tout de suite que certains s'amuse à harceler les pauvres parce que de toute façon ils ont l'immunité avec l'argent de leur parents. Je le regarde droit dans les yeux et dit : " C'est pas ce que tu as essayé de me faire, de m'intimider avec l'argent de tes parents ? D'ailleurs pourquoi tu as ce petit travail si tu n'as pas de problèmes d'argent ?" 

Son air gêné est revenu alors je me dis que j'ai du appuyé sur un point sensible même si je ne vois pas ce que ça peut être. Notre contacte visuel se rompt quand il tourne la tête pour me cacher son malaise. Puis d'une petite voix il dit qu'il veut s'acheter une voiture et que ses parents veulent bien lui payer seulement si il travaille toute l'année et qu'il réussi son bac. Quand son regard revient enfin sur moi je lui souris tout en disant qu'il a de la chance d'avoir des parents qui voient la valeur de l'argent et que en faisant ça ils veulent que leur fils comprennent ça et ne deviennent pas un pourris gâté comme certains. Il me rend mon sourire et dit que ça le " fait chier " de travailler si tard presque tous les soirs après les cours. Alors je lui avoue que moi aussi je me suis trouvé un mi-temps dans un restaurant pas très loin, donc on va être deux  à se casser le dos. Son regard intéressé me demande silencieusement pourquoi moi aussi je fais ça alors que je vis chez un avocat qui à de l'argent malgré que ce soit mon beau-père. Je lui réponds qu'il le saura quand j'aurai atteins mon but. Il me dit que c'est pas juste parce que lui m'a tout révélé, alors je lui fit par de mon projet de me louer un petit appartement pour ne pas dépendre d'eux. Son air déconcerté me trouble, il ne comprend sans doute pas que je préfère bosser que vivre sereinement dans une magnifique villa. Mes affaires en mains je le salue, il en fait de même et nous nous séparons pour que je rejoigne mon lit pour passer encore une nuit difficile.



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