La belle charogne

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La belle marchait au bord de la route,

Son corps parfait se détachant sur le paysage,

Attirant les regards et les soupirs en un festin admirable.


Ses yeux brillaient d'un éclat étincelant,

Et ses membres étaient gracieux dans une danse de vie,

Emplissant l'air de son parfum enivrant.


Elle semblait pleine de confiance et d'énergie,

Refusant de se laisser vaincre par les épreuves et l'atonie,

Continuant à avancer avec confiance et détermination.


Et moi, je ne pouvais détourner le regard,

Fasciné par cette vision de la jeunesse et de la vie,

Qui me rappelait que tout être vivant peut surmonter les ennuis.


Je me demandais quelle était sa vie.

Cette belle qui se tenait là,

Connaissait-elle l'amour ou la haine,

La joie ou la tristesse.


Mais je n'ai pas trouvé de réponse,

Car la belle était pour moi un mystère,

Son histoire était en train de se faire.


Et pourtant, elle continuait à m'interroger,

Avec son demi sourire et son regard inquiet,

Me rappelant que j'étais moi aussi un jour vivant,

Et que mon heure est maintenant celle d'une bête,


Gisant au bord de la route,

Mon corps putrescent se détache en lambeaux,

Attirant les mouches et les vers en un festin immonde.


Mes yeux ont perdu leur éclat,

Mes membres sont tordus dans une grotesque parodie de vie,

Et mon odeur répugnante emplit l'air.


Mais malgré ma laideur et ma décrépitude,

Je suis encore là, avec mon air de défi,

Comme si je refusais de me laisser vaincre par la mort.


Et comme moi, tu ne peux détourner le regard,

Fasciné par cette vision

Déchéance et pourriture,

Qui te rappelle que tout être vivant finit par succomber au temps.


Tu te demandes quelle a été ma vie,

Cette charogne que je suis,

Et si j'ai connu l'amour ou la haine,

La joie ou la tristesse.


Mais tu n'as pas trouvé de réponse,

Car je ne suis plus qu'un amas de chair putride,

Et mon histoire a disparu avec moi.


Et pourtant, je continue à t'interroger,

Avec mon silence accusateur et mon regard vide,

Te rappelant que tu es mortel,

Et que bientôt, viendra pour toi aussi, le jour de ton trépas.

CACA CACA CACAAAAAAAOù les histoires vivent. Découvrez maintenant