Chapitre 8: Welcome...anna

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Assis en face de cette grande vitre transparente qui me donnait un accès indirect sur l'extérieur, j'observais chaque goutte de pluie s'écraser contre le gravier et quelques voitures garées en face de leur propriété. Un temps grisâtre régnait sur l'extérieur, le vent qui ôtai les arbres de leur feuillage emportai sur son passage quelques vêtements négligemment accrochés sur les sèches linge délaissé de la veille.

Les crépitements des gouttelettes d'eau contre les toits des maisons étaient comparables au bruit sec des flammes d'un bon feu de camp qui pétillaient et carbonisaient le bois.

Cette douce mélodie me rappelait bon comme mauvais souvenir.

Le jour qui avait suivi l'accident de betany, il y'avait eu un violent orage. Le ciel avait pris une teinte aussi noir que les deux corbeaux qui jouaient à chat perché au dessus des toits voisins.

Un vent des plus déchaînés avait soufflé sur toute la partie nord des États Unis. Nous avions été sévèrement touchés. Il avait plu durant un mois non stop.

Fallait dire qu'il n'y avait pas que moi que la "mort" de betany avait impacté.

Je me rappelai encore de ces éclaire luisant couleur violet clair qui fusaient dans tout les sens comme des balles lors d'un règlement de compte. C'était même la première fois que j'en voyais un de telle, il ressemblait aux trois branches reliées d'un arbres formant un seul et même tonnerre qui était la seule source de lumière assez puissante pour éclairer l'extérieur.

Petit, j'adorais les observer et ne ratais aucun orage que la météo dans la vielle radios d'eddy prévoyait.

Eddy. Ce sale fils de pute, la dernière fois que l'ai vu, c'était quand rick avait essayé de lui enfoncer une batte de baseball dans la gorge.

Ce taré me fera toujours marrer. En plus vue que son plan de torture n'avait pas eu un vif succès, il avait tenté sa chance avec un couteau...

Une fois de plus dans la gorge.

Quand je disait que ce taré était drôle, je ne blaguais pas.

Ah, le bon vieux temps.

Cet orage me rendait terriblement nostalgique, et encore plus quand je vis qu'un éclair venait de s'abattre sur l'un des corbeaux qui fit par la suite une chute des plus vertigineuses avant de finir sur le pare brise d'une voiture qui roulait par hasard dans le coin.

Je ne pût m'empêcher d'exploser de rire tant la scène était foudroyante.

Ce n'était vraiment pas tout les jours qu'on pouvait avoir la chance de voir un corbeau se faire électrocuté.

Quel spectacle.

Après une dizaine de minutes de rigolade, je me dirigeai vers ma salle de bain, mais l'énorme portrait de betany accroché au mur attira mon attention.

Cette fascination et cette obsession que j'ai pour elle ne cesse d'accroître chaque jour.

Si même en la croyant morte mon cœur avait continué de battre pour elle, ce n'était certainement pas aujourd'hui qu'il cesserait.

Je n'arrivais plus à posé le regard sur une autre femme qu'elle depuis plus de trois ans.

L'entièreté de mes pensées étaient composés de betany, betany et encore betany.

Une pomme que j'avais regardé juste une soirée, mais qui a eu des effets irréversibles sur ma vie.

Je ne m'étais jamais intéressé à la religion auparavant, je ne m'y intéressai toujours pas mais depuis trois ans j'y faisais de plus en plus allusion.

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