Chapitre 2: An other year

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Trois ans plus tard

San Francisco, silicone valley


ELIJAH

L'horloge afficha six heures et deux minutes, mon alarme fit écho dans la pièce. Au fond de moi je me demandai à quoi cela servait d'enclencher une alarme si c'était pour se réveiller avant celle-ci.

Plus de trois ans à présent qu'elle volait mes nuits, et j'avais perdu tout espoir de les retrouver. J'avais même cessé de les chercher.

Son nom ainsi que son année de naissance étaient gravés sur la peau de mon dos. Je me souvenais encore du contact de ce fer brûlant contre mon épiderme. Ca faisait atrocement mal certe, mais l'intensité de cette douleur ne fut point comparable à celle que j'avais resenti le jour où je l'ai vue mourir sous mes yeux.

Je voulais aussi me graver l'année de sa disparition mais malencontreusement, les tatoueurs avaient délaissés leurs outils au milieu d'un fer qui prenait feu. Tout avait brûlé.

Mais personne n'avait été bléssé, plus de peur que de mal. Cette événement m'avait procuré une tel frayeur que j'ai décidé de ne plus jamais mettre le pied chez un quelconque tatoueur.

J'étais assis sur le rebord de mon lit, et admirait par la fenêtre un magnifique levée de soleil qui teintait en orangé le ciel.

Au moins j'avais cette belle vue chaque matin.

Je me levai puis me dirigeai dans la salle de bain. J'ouvris le robinet et passai un peu d'eau froide sur mon visage. Je redressai ma figure de sorte à me retrouver en face de la vitre transparente dans laquel je reflétai.

J'avais vraiment une sale mine dû au manque de sommeil. Mais le moment était mal choisi pour me focaliser sur mon apparence.

Je commençai un nouveau bouleau qui demandait de faire preuve de ponctualité. Alors hors de question de perdre une minute de plus. Je commençai à me préparer.

Une fois fini, je jetai un rapide coup de d'oeil à l'écran allumé de mon téléphone, il affichait 7h10. Le temps était à mes côté.

J'avais été obligé de me vêtir d'un pull gris à col roulé de merde, d'un blazer noir de merde et d'un pantalon de costume noir...de merde. Voila ce qui arrivais quand on travaillais dans une université qui été réservé aux sale gosses des blindés de San Francisco.

Je ressemblais à un vieux bourge. Et en plus de ça, ils osaient nous obliger à mettre d'horrible cravate avec le blason de leur université.

Hors de question de porter cette merde, j'avais déjà fait trop d'effort, ils peuvent aller se foutre.

J'attrapai mon sac et mes clées puis sorti de ma maison. J'ouvris le garage et pénétrai dans celui-ci afin de récupérer ma moto et partir.

Je démarrai le véhicule et m'apprêtai à décoller quand une voisine m'interpella pour me demander comment je me portais.

Pourquoi un interêt soudain envers ma personne, ça faisait un an que j'abitais dans le quartier. Et jusqu'à aujourd'hui elle ne m'avait pas addressé un mot. Et c'était très bien comme ça.

J'enfilai mon casque puis quittai l'allée, je n'avais pas le temps de papoter avec cette conne.

Le vent passait à travers mes vêtements, et cette sensation ne fut guère désagréable, au contraire je me sentais libre.

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