Chapitre 7

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Wakagashira


20h30


Me voilà à surveiller la petite.
Je garde vraiment une enfant découvrant le monde.
Comme pour Chō, charline m'intrigue.
Malgré son expérience approfondie sur la cruauté de ce monde. Elle reste pûre et humble.
En pensant à Chō j'espère que tout se passera bien, elle doit vraiment récupérer cette fiole.
Elle mourait pour récupérer le contenu de celle-ci.

À nouveau dans le Hall, au milieu de la salle. Un buffet nous attend.
Charline est assise sur la chaise devant une table habilement bien préparée, elle regarde les plats presque en se léchant les babines.

- Daisan reste avec elle. Je lui murmure.
Je vais faire un tour et regarder qui sont les invités.

Il me regarde droit dans les yeux.

- ok fais attention.

-Oui ne t'inquiète pas.

Il est inquiet.
Je le sais.
Il y a 8 mois, dans un guet-apens, on a perdu 2 de nos membres les plus chères.

Gwen et Yuudai.
Gwen était comme une grande soeur.
Une amie chère à mes yeux.
Et pour Chō, elles étaient la dernière famille qui lui restait, l'amour de sa vie.
Comme sa jumelle, ensemble, elle était invincibles. Mais comme toute chose.
Le bonheur à une fin.

Elle meurt, assassinée livrée par Yuudai, notre deuxième partenaire.
Un traître qui à décidé de nous abandonner.
Nous qui l'avions toujours soutenus et protégés.
Il est parti pour le pire ennemi de Chō.
La mafia papillon appelée aussi Butterfly.
Des fois je me dis qu'il aurait pu nous trahir avec n'importe qui mais tous sauf ces connards sans valeurs.
J'aurai presque préféré qu'il meurt.

Je dois me faire à l'idée du deuil.
Gwen était la personne la plus souriante de notre groupe.
Ces cheveux rouges et son air toujours joyeux me manqueront à jamais.
Elle avait des mimiques qui lui sont propres et Charline parfois me la rappelle.
Je ne dis pas que Charline la remplace.
Mais elle comble un vide et calme une tension qu'elle même n'a pas conscience.
Je sens à nouveau un début de paix dans cette haine.

Perdu dans mes pensées.
La vue du vin me sort de ma nostalgie.
Je décide, d'en prendre une coupe.
Touchant mes papilles, je tiens à dire que ce vin est gouleyant.

Le verre à la main. Je fais le tour des inviter essayant de repéré les potentiels gêneurs.
A part deux ou trois abrutis, personne qui pourrait nuire à la mission de Chō.

M'ennuyant, je divague entre les différentes discussions fatiguantes de ces bourgeois ingrats et fourbes.
Aucune conversation n'est réellement intéressante.
À part peut être une histoire de sex et de chantage affectif, qui m'on fait penser à l'une de mes séries préférée...mais sans plus.

Assis sur une chaise, dans le coin d'un mur. Je contemple désespérément cette foule juste devant moi.
Je vois juste un amas d'acteurs, jouant tous un rôle de bienveillance envers les uns et les autres.
Pour que au final, le soir, en rentrant la première chose à laquelle ils songent est de se blamer.
Vraiment une brochette d'hypocrites.
Je les détestes. Ils vivent dans le mensonge et dans le paraître. Tout est une image et pourtant malgré leurs défauts, malgré cette mascarade, je veux être comme eux, avoir ce qu'ils ont, comprendre leur monde.

Mes yeux se pavanent de droite à gauche.
Asise en face de moi, une femme.
Assez grande brune avec un petit air farouche et las.
Rudement belle, elle se tient avachie sur sa chaise.
Elle se morfond, c'est une évidence.
Indolent, elle tourne la tête et me regarde.
Elle a vue que je l'observais de loin.
Je détourne l'oeil essayant de ne pas attirer l'intention.
Mais elle se penche vers moi et me sourit.
À quoi elle joue.

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