La valse triste

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Tristesse, mon amour ! Que c'est beau quand tu danses !
Quand tu me prends les mains et m'attrapes la hanche
Pour valser, des musiques et des larmes à outrance.
J'ai la tête qui tourne et la pièce se penche.

Quand je me perds dans les plis de ma robe bleue,
J'ai mal, mais tu n'as que fair de ce que je veux.
Et l'on tourne, et l'on tourne, et l'on tourne, et encore,
Jusqu'à pleurer le dernier sanglots de mon corps.

Soudain la musique cesse, enfin tout retombe.
Le bal se termine et la mort reprend mes pieds,
Et ta main pâle referme à nouveau ma tombe.

L'obscurité enserre mes jambes et mes bras.
J'ai perdu mes mouvements, t'as tué la musique.

Mon corps triste et immobile t'attendra là.

Testament d'un vivantOù les histoires vivent. Découvrez maintenant