Je suis seul depuis que je suis né
Et j'ai apprivoisé la chambre vide.
Mon lit n'est plus que désert aride
Et mes lèvres ignorées sont desséchées.
Solitude gronde au bout de sa laisse,
Mais, chien fidèle, ne me quitte pas.
Rien n'appaise sa morsure traîtresse
Qui me lance, lancsinante, à chaque pas.
Quand ces blessures cicatrisent et laissent des marques,
Elle glisse sans ménagement sous ma peau,
Rouvre la plaie, fait en sorte que je remarque
L'absence de quelqun pour enfin rendre beau
Les silences dans le noir qui ne sont que seuls,
Les pleurs solitaires entre mes draps refroidis,
Main isolée qui tire sur mon coeur le linceul,
La peur d'être toujours seul, qu'elle m'a appris.
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Testament d'un vivant
PoetryReceuil de poèmes plus ou moins courts et plus ou moins beaux, écris entre deux cours ••• Je vous conseille, si vous ne voulez pas tout lire, de commencer plus vers la fin, la qualité des poèmes s'améliore dans le temps. ••• En vous souhaitant une b...
