Une chambre vide

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Je suis seul depuis que je suis né
Et j'ai apprivoisé la chambre vide.
Mon lit n'est plus que désert aride
Et mes lèvres ignorées sont desséchées.

Solitude gronde au bout de sa laisse,
Mais, chien fidèle, ne me quitte pas.
Rien n'appaise sa morsure traîtresse
Qui me lance, lancsinante, à chaque pas.

Quand ces blessures cicatrisent et laissent des marques,
Elle glisse sans ménagement sous ma peau,
Rouvre la plaie, fait en sorte que je remarque
L'absence de quelqun pour enfin rendre beau

Les silences dans le noir qui ne sont que seuls,
Les pleurs solitaires entre mes draps refroidis,
Main isolée qui tire sur mon coeur le linceul,
La peur d'être toujours seul, qu'elle m'a appris.

Testament d'un vivantOù les histoires vivent. Découvrez maintenant