(2)

1.2K 38 4
                                        

LE LENDEMAIN

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

LE LENDEMAIN

HANNAH

Je me réveille dans mon lit qui est bien plus confortable que mon canapé mais encore avec un mal de tête.

Pour une fois, ce n'est pas parce que j'ai passé la nuit à me défoncer.
Je n'ai pas arrêter de réfléchir pour essayer de trouver une solution à mon expulsion.

Ça n'a pas été très utile vu que la seule idée que j'ai trouvé est d'aller parler avec mon proprio tout à l'heure.

J'ai peu d'espoir en cette conversation, je ne peux pas lui prouver que j'aurai rapidement de l'argent pour le rembourser.

Il y a quand même un truc positif dans tout ce bordel, je n'ai pas du tout pensé à me droguer.

Je culpabilisais trop de m'être laissée tomber aussi bas pour une simple rupture alors que j'avais un bel avenir qui s'offrait à moi.

Depuis toute petite, je suis passionnée par l'apprentissage des langues étrangères.
À seulement six ans, j'arrivais déjà à bien parlé l'anglais et l'arabe en plus du français. 

En grandissant, j'ai voulu devenir traductrice.
Après mes études, j'ai directement été engagée dans un journal connu de Bruxelles.

J'aimais vraiment ce travail mais la suite, vous la connaissez.

« T'as tout foutu en l'air. »

Ouais..

Je me décide à me lever et je vais directement jusqu'à ma cuisine pour prendre mon déjeuner.

Pendant que je suis entrain de manger, je prends mon téléphone pour la première fois depuis ma conversation avec mon cousin .

C'est bizarre, je n'ai aucune notification.

D'habitude dans ce genre de situation, Hamza m'harcèle de messages et d'appels.

C'est mauvais signe non? Et s'il avait finit par en avoir marre de moi et de mes conneries?

« Je suis sûre que c'est le cas. »

...

Après avoir mangé, je vais m'apprêter puis je sors de mon appartement pour me rendre à celui de mon propriétaire.

Je reste plantée comme une conne devant sa porte à me demander ce que je pourrais lui dire avant d'avoir le courage de toquer.

Il ouvre au bout de quelques secondes et son visage se durcit quand il me voit.

Super, je sens que ça va être simple.

-Bonjour Monsieur, je viens vous parler au sujet de l'avis d'expulsion que vous avez déposé chez moi.

-C'est pourtant clair, non?

-Et bien, j'espérais trouver une solution avec vous. Je réponds en restant cordiale.

-À moins que vous n'ayez l'argent pour me payer, il n'y a pas de solution.

-Je vous rembourserai dès que j'aurai retrouvé une situation stable.

-Vous comptez retrouver une bonne situation en vous droguant?

-Pardon? De quel.. Il me coupe la parole.

-Je vois tout dans cet immeuble et je ne veux pas de ça ici. Alors, je vous prie d'être partie pour le premier juillet.

Il me claque la porte au nez, putain de connard.

Comme si devenir sans abris ça allait m'aider à remettre de l'ordre dans ma vie.

« Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même. »

T'as décidé de ne pas me lâcher aujourd'hui.

C'est trop tard de toute façon, c'était la seule issue que j'avais trouvé et elle est tombée à l'eau.

La seule solution qu'il me reste pour ne pas finir à la rue est de retourner vivre chez ma mère.
Sauf que ça implique de devoir tout lui avouer et c'est impossible pour le moment.

Je ne suis pas prête à la décevoir alors que j'avais réussi à la rendre fière de moi.

Donc, je n'ai pas de solution et j'en ai marre de me prendre la tête avec ça.
Soudainement, l'envie de me déconnecter de ce monde revient et je n'arrive pas à la contrôler.

Je sors de mon immeuble et me dirige vers l'endroit où se pose mon dealer d'habitude.

Après quelques minutes de marche, je l'aperçois enfin. Un grand sourire se forme sur son visage lorsqu'il me voit lui aussi, évidemment..

Il sait que je suis une bonne cliente et que je vais bien augmenter son chiffre d'affaire.

***

THANKS TO HIM - Freeze Corleone Des histoires addictives. Découvrez maintenant